Maison Benjamin Kuentz : le goût au coeur de l’entreprenariat.

Version officielle

Il faudrait être aveugle et sourd pour ignorer la colère qui gronde dans le pays. Le feu couvait depuis l’an dernier, avec la hausse brutale des prix de l’énergie, puis des produits alimentaires, rendant les fins de mois difficiles. La réforme des retraites, mal ficelée, massivement rejetée, a achevé de désinhiber ceux qu’Emmanuel Macron exaspère. Dans cette atmosphère tendue, de nombreux Français ne supportent plus les contraintes, le travail ni l’autorité. De manifestations en concerts de casseroles, tout devient sujet à contestation.

Chaque jour livre son incident, sous la loupe grossissante des médias et des réseaux sociaux. Le répit de cent jours décrété par le chef de l’État donne le sentiment d’un quinquennat si encalminé qu’il est peut-être déjà tombé en désuétude. En un mot, l’impression domine que tout va à vau-l’eau.

En parallèle de cette France, en existe une autre, discrète enthousiaste, vibrante ayant la foi en l’avenir. Loin de la grande complainte, ils ne comptent que sur eux-mêmes pour avancer dans l’aventure de l’entreprenariat, souvent sur leurs deniers personnels, à leurs risques et périls.

La vie n’est pas celle des golden boys/rentiers/héritiers que scandent certains à la haine de la réussite, qui pour la plupart du temps n’ont jamais vu ou décrypter un business plan. Le quotidien d’un entrepreneur ressemble à s’y méprendre à celle d’un galérien qu’à celui d’un nabab : consistant à bâtir des projets, à innover, à décrocher des financements à percer dans des marchés…Se retrousser les manches chaque matin si l’on veut survivre tel est leur adage.

À côté de capitaines d’industrie et CEO de licornes aux succès spéculaires, se bouscule une armée d’ombres combatives qui chaque jour se lève. Une partie résistera, l’autre non. Dans un pays où la réussite dérange les envieux, où l’argent est suspect, ces chefs d’entreprises ne sont jamais mis en lumière.

Version The French Spirit Style

L’ivresse d’une soirée assemblage entre amis, le plaisir d’une belle conversation, la joie synesthésique d’une dégustation en bonne compagnie, voilà ce que nous offre Benjamin Kuentz. C’est même la seule chose qui compte, la convivialité dans un contexte sociétal âpre.

Aujourd’hui, j’en suis persuadée : ce sont les « rien » qui font la beauté voluptueuse ; un crépuscule d’été passé sur une terrasse, un cigare allumé ou un verre à la main à déguster, savourer. Ou n’importe quelle autre image qui vous touche. Laissons à d’autres le plaisir de l’orgueil, du snobisme, la joie d’étaler leurs moyens infinis. Notre époque a besoin de personnes entreprenantes prêchant le bon, le beau sans arrière-pensée, d’esthètes passionnés, d’élégants et élégantes qui imposent un autre rythme de vie.

Le bon goût ce sera toujours une question d’exigence. Nous avons tous tant à apprendre, à réapprendre, à corriger, sans cesse, nos comportements. Mais voyez-vous, c’est cet effort qui compte plus que tout. Car à la fin, il ne restera qu’une chose : non pas la largeur de votre portefeuille, mais l’élégance avec laquelle nous aurons habillé notre vie.

Je crois également que nous nous méprenons sur cette notion de bon goût car celle-ci a été arrachée ou entachée par l’industrie. Le bon goût n’a jamais été une affaire de produits, d’objets: oeuvres d’art, spiritueux, vêtements, d’accessoires. Elle débute même par quelque chose d’injuste, c’est-à-dire une aristocratie de l’esprit. N’est pas producteur de produits d’exception qui veut. La créativité, l’artisanat se travaillent, le flegme accompagné d’une certaine désinvolture s’acquiert, certes. Mais l’élégance suprême, la nonchalance gustative, teintée d’insolence froide, relèvent-elles d’un privilège de naissance. Et peut-être est-ce la dure vérité, frustrante, du bon goût.

Benjamin Kuentz porte en lui tous ces personnes dont l’histoire et la littérature ont gardé la trace, ces héros modernes qui se sont dressés contre la montée l’uniformisation sourde…

RAP

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