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L’univers du spi, semble de loin glamour, plein de paillettes…Mais la réalité est autre. Ce serait, un mytho que de cacher ou de ne pas minorer: FB et ses produits ne sont pas appréciés ou sinon dépréciés par ses certains. C’est dans ce sens-là que je mentionne : produits clivants. Au travers des cognac B, j’ai pu mesuré la nature humaine…Entre méchanceté, envie, aigreur, jalousie et j’en passe. C’est fou, comment une personne, une figure, un produit peut susciter autant de bad vibes. C’est simple, grosso modo, quand tu vends du bonheur, ben c’est compliqué. Parce que personne ou si peu parviennent à se réjouir de tout ce qui peut t’arriver de bien dans la vie.
FB a été le premier à m’avoir expédié toutes ses bouteilles rapidement, à m’avoir accordé un interview que je n’ai pas encore exploité pour des raisons de timing, ce n’est que partie remise.
Dans le milieu du spi, il y a comme dans tous les secteurs, des cons, des moins coins, des sympas, des connards…Les Bourgoins sont accessibles, sympathiques, polis et pro, quoi qu’on en dise.
J’ai entendu aussi au phone, des producteurs se plaindre des droits d’accises, en ne commercialisant qu’à l’étranger pour les contourner…Quand tu vois que tu peux te faire soigner gratuit à l’hôpital, que t’as l’école publique en comparaison avec les USA ou la GB…
Les Bourgoin ont cette élégance de la race des seigneurs. Ils ne se plaignent pas, ne vocifèrent pas, avancent. La nature humaine reste ce qu’elle est, j’imagine en effet, que montrer, crier son bonheur sur le net, n’est pas du goût de tous. On va pas se mentir, Madame Bourgoin est canon, Monsieur l’est tout autant, en plus d’avoir en gestion familiale 23 hectares. La maison Bourgoin possède aussi un alambic, je précise car de nombreuses maisons ne disposent pas d’ un ou d’alambics…

Il suffit de mater leur IG, pour comprendre que l’entreprise apprécie la convivialité, le contact, les gens, les autres. Tous les avis google sont au taquet cinq étoiles. Ensuite, on a tendance à l’oublier mais les cognacs Bourgoin font bosser pas mal d’individus, et donc avant tout de chose Cognac Bourgoin c’est avant tout un acteur économique solidaire, français qui paie ses charges et n’a pas foutu son siège social ailleurs.

Donc FB continue sur ta lancée, comme dit l’adage populaire : les chiens aboient, la caravane passe.
Il y a quelques années, en débutant le blog, FB a été le premier ou l’un des premiers à m’avoir adressé toutes ses quilles! Ensuite, nous avons échangé au téléphone durant 4 heures…J’ai décidé de ne pas faire un « copier coller » de cette conversation, car les éléments de son parcours sont connus de tous, gravés sur la toile. Inutile donc d’y revenir. Ce blog, présente une ligne éditoriale singulière tout comme les Cognac B! On accroche ou pas.

Cognac Bourgoin: l’extimité sur les réseaux sociaux
BeReal, le réseau social exige la publication d’une photo à un moment aléatoire de la journée, quels que soient le lieu et la situation dans lesquels on se trouve, est la dernière tendance de la génération Z, née entre 1996 et 2010. Contrairement à d’autres applications telles qu’Instagram, les clichés y sont pris sur le vif et sans filtre, dans des cadres pas forcément idylliques : cette mise à nu de soi plus « authentique » porte le nom d’« extimité ».

Forgée par Jacques Lacan en 1969 en opposition au terme « intimité », cette notion, qu’il définit comme l’« extériorité intime », visait initialement à souligner l’absence de rupture entre espace public et espace privé. Il y a bien continuité entre eux.
L’intimité se définit par opposition : ce qui est du domaine privé et ce qui relève du public, sachant que chacun a son appréciation de cette dichotomie. Ceux qui ne postent pas des photos de leurs enfants estiment que leur famille ne se partage pas dans les espaces virtuels où leur visages seront stockés, les mêmes pourront s’étendre sur leur vie sexuelle sur Facebook sans pudeur. Ce n’est pas une question de morale que de décider ce que l’on montre à tous, à personne, ou seulement à quelques « intimes », mais d’appréciation individuelle.
L’extimité est un processus par lequel des fragments de soi, que l’on juge dignes d’intérêt, sont proposés au regard d’autres humains afin d’être validés. Il ne s’agit donc pas d’exhibitionnisme. L’exhibitionniste, lui, se complaît dans des comportements choquants et répétitifs, il jouit de la surprise ou du dégoût, de la réaction provoquée par son rituel.
Au début des années 2000, le concept d’extimité réapparaît avec le Journal extime, de Michel Tournier (La Musardine, 2002), qui explore l’intimité du narrateur à travers la description des détails extérieurs de sa vie : l’évolution de son jardin, de sa maison, etc.
La même année, le psychiatre Serge Tisseron inscrit la notion dans l’actualité pour réfuter le prétendu exhibitionnisme des participants à l’émission de télé-réalité « Loft Story ». « Pour les exhibitionnistes, la réaction qu’ils provoquent chez les autres doit être prévisible, détaille le psychiatre au Monde, alors que ces jeunes [de Loft Story] désiraient rendre publics des aspects d’eux-mêmes qu’ils n’avaient jamais montrés auparavant, mais sans rien savoir des réactions de ceux qui allaient les découvrir. »

Dès lors, il s’agit, selon le psychiatre, d’un « désir de se raconter inhérent à l’humain, qui s’est d’abord manifesté dans la sphère familiale, puis a connu un développement important avec l’invention des cafés, avant la télévision et Internet ».Si cela peut conduire à améliorer l’estime de soi et à élargir son cercle social, une telle mise en avant de soi permet en outre de définir son propre espace intime en le « négociant » : en choisissant ce que l’on décide de montrer ou non.
Au contraire, pour Serge Tisseron, le désir d’extimité est fortement lié au désir de se rencontrer soi-même, à travers l’autre. Le concept d’extimité ne se confond pas non plus avec le conformisme, ce dernier se caractérise plutôt par un renoncement à se trouver soi-même. Il diffère également du concept d’approbation sociale, correspondant à une reconnaissance sociale par la richesse et le pouvoir.
La notion d’intimité n’a pas toujours été définie de la même manière, comme le raconte son évolution linguistique. Au XVIIe siècle, la racine « intim » est utilisée en français pour désigner une relation extérieure, un ami en qui l’on a la plus grande confiance. Puis au XVIIIe siècle, « intim » devient un superlatif désignant« ce qui est au plus profond », dont Rousseau illustrera le concept dans ses Confessions, quoique sans jamais utiliser ce terme.
Ce n’est qu’au XIXe siècle que le mot assume sa signification actuelle d’« intérieur etsecret», mouvement qui va de pair avec la reconnaissance d’un espace physique consacré à l’intimité. Avec l’apparition, dans la société occidentale, d’espaces individuels – la fameuse « chambre à soi » réclamée par Virginia Woolf –, l’intime bascule définitivement dans la dimension intérieure.
Le désir d’extimité se réfère à des parties de soi, jusque-là gardées secrètes ou pas pleinement exprimées, et à la recherche d’une reconnaissance pour leur originalité, ou leur conformité, par désir d’intégration et d’adaptation aux normes sociales dominantes. L’extimité ne s’affranchit donc pas des idéaux de toute-puissance du soi grandiose infantile dont le récit autobiographique serait pertinent, éclairant, démontrant une cohérence entre le passé, les activités présentes, et l’espoir d’un devenir. L’extimité affiche l’édification d’une estime de soi conforme aux normes sociales majoritaires et susceptible d’être valorisée.

FB et Madame BOURGOIN, Sénior
Crédit photographique IG Bourgoin cognac
Dévoilement et normalisation
L’espace intime n’est donc pas immuable : il se crée et se transforme en fonction de la société. « Aujourd’hui, il y a une volonté de se raconter avec transparence », affirme Louise Aubery, entrepreneuse plus connue par son pseudonyme Instagram @mybetterself, qui traduit sa volonté de promouvoir l’acceptation de soi et de son corps en partageant son intimité sur ses canaux en ligne. Cette nouvelle manière de se représenter ne concerne pas seulement les jeunes, mais aussi leurs icônes qui affirment vouloir s’affranchir des diktats de la beauté et de la performativité. Sur Instagram et TikTok, la mannequin Bella Hadid se montre ainsi pleurant sans maquillage.

Des publications certes audacieuses, mais quelque peu contradictoires : ces stars étant souvent les premières à fixer des standards inatteignables. Comme l’affirme le philosophe Gilles Lipovetsky dans son essai Le Sacre de l’authenticité (Gallimard, 2021), la société contemporaine participe tout entière à une nouvelle tension vers l’authenticité, au risque de devenir artificielle. Du greenwashing aux légumes qui n’ont de bio que le nom, des friperies franchisées au tourisme de masse dans des endroits prétendument exclusifs. Dès lors, quelle est la part de spontanéité et de la mise en scène dans ces publications ?


« Sur Instagram et TikTok, l’objectif reste toujours d’être attirant pour les autres », relève Serge Tisseron. Pour autant, souligne Louise Aubery, « les réseaux sociaux sont ce qu’on en fait » : il est possible de suivre des modèles déjà présents ou, au contraire, de « “challenger” les fausses narrations qui y sont proposées ». Par ce geste de dévoilement et de normalisation, les jeunes développent ainsi des anticorps contre les effets néfastes des réseaux sociaux (violence, agressivité…) et parviennent davantage à « mettre les mots qu’ils jugent les plus justes sur leur monde intérieur », ajoute M. Tisseron.
L’extimité, par conséquent, peut devenir thérapeutique et constituer une forme d’entraide, en particulier pour ce qui concerne les difficultés liées à la perception de soi. Toutefois, les réseaux pouvant être, comme le dit Louise Aubery, « un tribunal moral très dur où exposer son intimité implique toujours la possibilité d’être rejeté »,seules des relations concrètes et gratifiantes dans la vie réelle permettent d’équilibrer cette pratique. (Ouais, ça fait des jaloux de vendre du rêve, ou juste d’être successfull et de le partager)

Concept médiatisé à l’époque de Loft Story (six ans avant l’avènement du smartphone et de Facebook), il n’est pas qu’un élan narcissique aux objectifs de séduction en exhibant sa pseudo-réussite sociale, sa beauté supposée ou ses pensées sur-évaluées. Il répond également de nos jours à une injonction moderne et à un modèle dominant.
L’internet moderne, tel qu’utilisé à travers les réseaux sociaux, est souvent synonyme d’injonction à la visibilité, et pousse chaque internaute à devenir un média. « Je suis vu et liké donc je suis » est un leitmotiv qui a envahi nos vies. Nous sommes devenus des acteurs de la construction de notre propre société panoptique. Le désir de se montrer est inhérent à l’être humain car il contribue au sentiment d’exister ; l’extériorisation de soi, de ses pensées et raisonnements, est, pour toute la vie, une façon de chercher dans le regard des autres une confirmation de soi. L’extériorisation de l’intimité a donc naturellement trouvé dans le numérique matière à s’épanouir.
La fin de l’intimité ?
Alors, l’intimité est-elle menacée ? Ou assiste-t-on simplement à un effet de mode, alimenté par de grands groupes pour lesquels les données sont une ressource. Certains y verront le résultat d’une atomisation de la société, amplifiée par les confinements et le télétravail, d’autres une contagion nombriliste, d’autres encore un effacement de la conscience politique au profit du modèle à suivre que chacun peut (se doit de) représenter.
Les réseaux sociaux sont les hébergeurs d’espaces d’extimité, lieux où attendent ceux qui s’intéresseront à ce que je suis, tel que je l’affiche. Mais quelle est la valeur à accorder à nos pensées ainsi exprimées, à notre vie étalée dans des détails choisis, à nos hobbies, nos repas photographiés, nos engagements, nos créations ? La multitude y répondra, elle réagira à la version exposée, reconstruite et embellie selon les modèles de storytelling en vigueur, ou volontairement provocatrice en convoquant l’intellect et la prise de position. Elle y répondra sans pour autant être dupe du procédé, mais en adéquation avec ce qui est attendu par l’émetteur. Sur Internet, nos vies sont mises en scène et les GAFAM en sont friands. Car lorsque notre intimité est rendue publique, elle est évidemment privatisée, et l’on devient sa propre fiction face à d’autres fictions, un film, un roman. Ou plus assurément : une publicité.
Une intimité mise en scène
Près de la moitié des personnes qui s’expriment sur leur intimité réinventent leur vie ou la falsifie afin d’afficher une vie personnelle réussie et enviable. Nous sommes ce que nous choisissons que les autres voient. De nombreux acteurs politiques et représentatifs de collectifs, voire de communautés, confondent messages politiques et parcours personnel où l’intime et le public s’entremêlent, comme si leur existence-même était forcément porteuse de symboles et des messages à l’adresse du plus grand nombre. Leur essentialisme a l’avantage des les absoudre de débat argumentatif car il efface de fait la contradiction.
Il y a bien sûr des exceptions (le parcours et la vie d’une sociologue emprisonnée et torturée par un pouvoir fasciste, se confondent inéluctablement avec ses engagements politiques), mais cela est très rare. Et il y a des cas particuliers, tels les créatifs qui partagent une œuvre dans laquelle ils se sont intimement investis, ces créations participent de l’extimité, mais elles sont codées et plutôt laissées à l’appréciation des sens.


La facilité avec laquelle l’extimité s’est développée sur Internet est notamment due à la sensation d’invisibilité de l’individu, qui favorise la désinhibition, et à la nouveauté d’entrée en contact par un procédé inédit dans l’histoire de l’humanité, dans une sphère où l’on peut se réinterpréter dans le but de séduire et nouer des relations (même désincarnées ou surcotées). Internet est un espace dans lequel on peut explorer des identités multiples, et la multiplicité de son identité.
Fixation narcissique
Ce désir de rendre visibles certains aspects de soi, réels ou fantasmés, n’est gratifié que si les internautes, anonymes ou définis, sont jugés susceptibles de les valider, c’est à dire de les comprendre et d’entériner le choix-même du dévoilement. La théorie de la « pénétration sociale », co-constuction de connaissances réciproques engageant à une intimité partagée, est largement dévoyée sur les réseaux sociaux où ce qui est posté est mis en scène et s’apparente plus à de la communication qu’à un reflet de la réalité. Une communication qui s’adresse à chaque personne en particulier autant qu’à la multitude. Et la présence d’un public (qu’elle soit réelle ou supposée) influence le mouvement d’auto-présentation dans le sens de ce qui est censément attendu (jugement positif, nombre de clics, simple maintient de contact avec des followers, ou avec la famille et les amis…). Ainsi, l’usage extime de Facebook correspond donc très peu à la recherche d’un capital social (sauf pour les représentants à visées électoralistes et les influenceurs divers), mais plutôt à la promotion de l’estime de soi.
Dans le diptyque Extimité/Intimité c’est également avec cette double dimension physique et psychique que joue la communication des cognacs Bourgoin. FB dépasse cependant l’idée d’une pure « expression » du ressenti, car il entre dans un processus d’enrichissement et de renforcement de l’intimité, rendu possible grâce aux échanges formés avec ses proches et son public sur les réseaux à la suite de partages. D’après Serge Tisseron, l’intimité et l’extimité sont ainsi inséparables de l’estime de soi qui se construit dans le dialogue entre désir d’intimité et désir d’extimité. Partage et pudeur, expression ou impression, sont ici dévoilés par le quotidien de FB dans le détail.
Car pour FB l’intention de communiquer ne nait pas seulement de sa main. Elle repose aussi en grande part dans le regard que lui porte l’internaute. Le besoin vital d’exister au travers de son cognac et quotidienneté; la réalité crue de notre existence professionnelle et sociale ne peut pourtant se contenter de sa dimension photogénique, photographique. Il ne tient qu’à un fil de la doter d’une âme et pour lui offrir un salut.
Sources : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/extimit%C3%A9/id1436679490
https://www.cairn.info/comprendre-la-culture-numerique–9782100795840-page-53.htm
https://www.persee.fr/doc/comm_0588-8018_2011_num_88_1_2588
RAP
[…] peut susciter autant de bad vibes. C’est simple, grosso modo, quand tu vends du bonheur, https://thefrenchspiritstyle.wordpress.com/2024/07/23/bourgoin-amour-gloire-et-cognac/ben c’est compliqué. Parce que personne ou si peu parviennent à se réjouir de tout ce qui […]
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[…] fais suite à l’article https://thefrenchspiritstyle.wordpress.com/2024/07/23/bourgoin-amour-gloire-et-cognac/, comme je le mentionnais précédemment les Bourgoin sont inconsidérés par certains. Là […]
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