Aesthesis et VIP/ Happy Few: expériences gustatives multi-sensorielles.

ÆSTHESIS (aísthêsis en grec ancien) signifie l’organe des sens, la faculté de perception autant intellectuelle que sensorielle. 

Les fêtes de fin d’année approchent, période festive pour certains et synonyme de chiffre d’affaires pour d’autres. À une époque où l’infidélité se banalise, les marques surenchérissent pour fidéliser les clients à haute contribution. D’où la montée en puissance des programmes VIP.

Connaissez-vous la loi de Vilfredo Pareto ? Dérivée des travaux de l’économiste italien sur les inégalités de revenus, elle implique que 20% des clients réalisent 80% du chiffre d’affaires. Prise au 1% près, cette loi est loin d’être universelle. Mais sa philosophie générale qui implique une concentration d’une part importante du chiffre d’affaires sur un noyau réduit d’acheteurs se vérifie dans tous les secteurs. Et plus ce groupe est réduit et l’effet de levier sur les ventes important, plus les marques  sont tentées de chouchouter ces clients à haute contribution.

Vilfredo Pareto

Ainsi au Club Med, les clients Platinum, le statut le plus élitiste du voyagiste, ne représentent que 0,2% des clients. « Mais ils pèsent  2% de notre chiffre d’affaires. Ce sont aussi nos meilleurs ambassadeurs : sur l’ancien programme de fidélité qui comportait déjà un volet parrainage, les Gold, le statut le plus élevé, nous recommandaient trois fois plus que les autres statuts » pointe Caroline Launois-Beaurain, en charge du pôle CRM et acquisition au Club Med, qui a refondu son programme (cf. encadré).

Si le luxe et le transport aérien ont joué un rôle pionnier, cette démarche s’étend aujourd’hui à la téléphonie (Orange), au tourisme (Club Med) à la distribution spécialisée (FNAC) et aux services financiers (Visa). Cet engouement des marques pour les programmes dédiés aux clients VIP se trouve renforcé par deux tendances. D’une part, les programmes standards de fidélisation se banalisent, plus de 80% des grandes marques en proposant selon une étude du cabinet en stratégie Vertone.

Cela oblige à accentuer la différence de traitement avec les acheteurs moins importants. D’autre part, la concurrence facilitée par internet rend vulnérables les marques les mieux établies, qui doivent surenchérir pour conserver leurs clients à haute contribution.


Leur utilité n’est plus à démontrer : « les clubs VIP sont créateurs de valeur ajoutée pour la marque. Ils permettent de renforcer la connaissance des meilleurs clients, de les fidéliser et de  générer de l’engagement en les valorisant et en leur donnant une expérience mémorable » détaille Laurent Olagnon, cofondateur de Leoo, spécialiste de la conception et de la gestion de programmes de fidélisation.

Les clubs VIP ajoutent souvent un étage aux programmes de fidélisation existants, qui touchent la grande masse des acheteurs.  L’avantage de ce système progressif ? Il incite les clients intermédiaires à dépenser toujours plus pour accéder au palier supérieur. Ainsi, le programme de fidélité de Sephora comporte 3 niveaux de statut (White, Black, Gold). Seuls les clients les plus assidus accèdent au statut Gold, qui donne droit à de nombreux avantages : 30 euros en bons d’achat pour l’anniversaire du client, – 10% de réduction dès quatre passages en caisse, invitations à des soirées dédiées, appel gratuit au service clients.

De son côté, Visa a créé, avec la Platinum, une troisième carte ultra-élitiste qui a conquis 70 000 clients quand l’Infinite en compte 200 000 et la Premier 6,2 millions.  En réglant leurs achats avec la Platinum, les acheteurs bénéficient d’une meilleure couverture assurantielle et d’une conciergerie privée. Largement inspirée de l’univers des palaces dont elle a repris tous les codes de savoir-faire et de savoir-être, la conciergerie privée est devenue un ingrédient essentiel des programmes VIP.

Fidélité et quantité
Pragmatiques, les marques qui s’engagent dans cette démarche élitiste tiennent à la fois compte de la  fréquence, du montant des achats et de l’ancienneté des clients. Un consommateur qui revient très souvent en boutique peut mériter ce traitement d’exception quand bien même il ne procède qu’à de petits  achats car il peut être un excellent ambassadeur. Mais quels que soient les critères de sélection, la réussite de ces programmes repose  sur des invariants. « Le club doit proposer des offres partenaires exclusives, miser sur l’événementiel et donner une grande visibilité à ces avantages. Il est également  recommandé de recourir à un outil de campagne capable de travailler le profilage en temps réel, de récompenser l’ancienneté et de ne pas favoriser uniquement les nouveaux venus. Et pour que ce succès s’inscrive dans la durée, le programme VIP doit s’améliorer en continu en suivant des indicateurs clés de performance » énumère Laurent Olagnon, cofondateur de Leoo.  

Laurent Olagnon

Certains clubs VIP émergent au point de devenir des marques à part entière. C’est le cas du Club Parnasse, créé en 2007 pour satisfaire les exigences des clients à haute contribution d’Orange, qui y adhèrent par invitation, cooptation ou sélection. Moyennant un droit d’entrée à vie de 1500 euros, une cotisation de 250 euros mensuels et d’un forfait mobile qui peut grimper avec internet jusqu’à 2000 euros par mois, ses 3000 membres bénéficient d’un service non-stop qui leur garantit une totale sérénité numérique. Outre des forfaits illimités à l’international, les membres disposent d’un coach qui les assiste pour la téléphonie, l’informatique et la domotique, l’accès à des événements dans le domaine de l’art de vivre et de la culture et en option d’un service de conciergerie. 

« Dans le cadre du plan stratégique Orange 2020, nous devons offrir une expérience incomparable à nos clients. Parnasse en est en quelque sorte la tête chercheuse pour tout ce qui concerne la monétisation de services à forte valeur ajoutée » précise Séverine Legrix de la Salle, directrice de Parnasse, qui a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros. Reste qu’Orange a dû attendre dix ans avant que Parnasse ne devienne rentable. Mais la satisfaction des VIP n’a pas de prix…  

PLATINUM : LE CLUB MED CHOUCHOUTE LES 0,2% DE SES MEILLEURS CLIENTS
En novembre dernier, le Club Med a fait évoluer son programme de fidélité « Great Members » lancé en 2009. L’accès aux avantages se fonde désormais sur un système de points prenant en compte le montant des séjours, mais aussi leur fréquence, les dépenses réalisées en village ou encore le nombre de parrainages auprès de leurs proches. Surtout, le Club crée un nouveau statut baptisé « Platinum » qui coiffe  les statuts existants – Turquoise, Silver et Gold. « Il s’agit de mieux récompenser  la crème de la crème de nos clients, à savoir ceux  qui effectuent au moins trois séjours par an pour des montants élevés » précise Caroline Launois-Beaurain en charge du pôle CRM et acquisition au Club Med.

Outre des transferts privés, les membres « Platinum » se voient offrir des services exclusifs (ligne de réservation dédiée, possibilité de choisir leur chambre, dîner privé dans des lieux d’exception, check-out tardif…). Le statut est on ne peut plus élitiste puisque les Platinum représentent 0,2% des clients au niveau mondial, soit entre 1000 et 2000 foyers.
En créant un statut qui permet de faire vivre aux Platinum une expérience unique, le voyagiste ne vise pas tant à augmenter une fréquence de venue déjà soutenue au Club qu’à renforcer encore le lien avec la marque et à donner envie aux Gold qui sont juste en-dessous de franchir la marche. S’il est encore trop tôt pour mesurer toutes les retombées de ce nouveau programme, Caroline Launois-Beaurain estime déjà encourageant le fait que le taux de satisfaction ait augmenté de 4 points depuis sa mise en place.
 
CLUB ONE : POUR LES HAPPY FEW DE LA FNAC
En France, la Fnac compte plus de 5 millions d’adhérents qui pèsent 63% de son CA en 2016 et sur lesquels l’enseigne a bâti un programme de fidélisation de plus en plus sophistiqué. Ainsi en 2009, un second étage est ajouté au programme de base, en l’occurrence la carte Club One qui permet de cibler les meilleurs adhérents : ceux qui, au cours des 12 derniers mois, ont effectué au moins 4 achats pour un montant cumulé de 2000 euros ou au moins 18 achats lors des 12 derniers mois. Moyennant ces conditions et une cotisation de 30 euros, les détenteurs de la Carte One ont accès à toutes sortes de privilèges : caisses prioritaires, livraison gratuite à domicile dès 15 euros d’achat, service client téléphonique et mail dédié, invitation à des ventes privées… « le meilleur de la Fnac pour nos meilleurs clients » résume Simon Ilardi, directeur fidélisation et animation client de l’enseigne.
 
Les 210 000 possesseurs n’ont beau représenter que moins de 5% du total des adhérents, leur contribution au chiffre d’affaires – une donnée confidentielle – est de toute évidence bien supérieure, compte tenu des conditions d’accès. À noter qu’avec ces nouvelles règles portées à la connaissance de tous, la Fnac a étendu l’éligibilité du programme Club One en valorisant autant la fréquence des achats (la fidélité) que leur montant. Ce faisant, « la carte One prend mieux en compte notre double positionnement axé sur les biens d’équipement technique et les produits culturels en récompensant nos meilleurs clients qui soit réalisent ponctuellement un gros achat  pour équiper leur foyer, soit viennent régulièrement pour acheter des livres, CD ou DVD » explique Simon Ilardi, directeur fidélisation et animation client à la FNAC.

Prenons l’exemple de Mumm Champagne dont le booking pour l’édition 2022 s’est réalisé au travers de https://parissecret.com/tastes-by-mumm-redecouvrez-le-champagne-au-coeur-dun-ecrin-immersif-installe-sur-un-rooftop-secret/ Paris Secret, dont la sélection d’évènements est exclusivement dédiée aux populations CSP+++

“Tastes” by Mumm : la cabine de dégustation immersive Mumm s’est installée sur un Rooftop confidentiel à Paris !

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Afin de faire redécouvrir les facettes gustatives et olfactives de sa cuvée iconique Mumm Cordon Rouge, la Maison Mumm propose une dégustation immersive des plus novatrices au cœur d’une cabine multi-sensorielle. À découvrir en exclusivité sur un Rooftop parisien secret… 

Évènement : La Maison Mumm innove avec une cabine de dégustation immersive

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Photo : Gabriel Lepousez, Docteur en neurosciences

Depuis sa création en 1827, la Maison Mumm ne cesse d’innover. Cet hiver, la célèbre Maison de champagne surprend une fois encore avec sa nouvelle expérience de dégustation baptisée « Tastes » by Mumm. L’essence de cette dégustation ? Redécouvrir les facettes olfactives et gustatives de la cuvée Mumm Cordon Rouge, au sein d’une cabine immersive multi-sensorielle imaginée par le Chef de Caves Laurent Fresnet et le Docteur en neurosciences Gabriel Lepousez. Au cœur de cette cabine immersive, les cinq sens seront ainsi éveillés par des écrans lumineux, créations sonores et autres éléments tactiles et olfactifs permettant de comprendre les facettes « fraîcheur » et « rondeur » de ce champagne. Une exploration sensorielle exclusive à découvrir dans un lieu parisien des plus confidentiels…

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Et à événement exclusif : lieu d’exception ! Pour l’occasion, une cabine de dégustation immersive de la Maison Mumm s’est ainsi installée au sein d’un splendide Rooftop parisien dont l’adresse sera tenue secrète jusqu’au jour de la dégustation. Suite à l’expérience, des bouchées seront proposées en accompagnement d’une coupe de Mumm Cordon Rouge, permettant de comprendre et d’apprécier toute la complexité de ce champagne.

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L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

En exclusivité à Paris, c’est au cœur d’un rooftop confidentiel qu’a eu lieu « Tastes » by Mumm.  Plusieurs jours durant, la Maison Mumm a ainsi dévoilé une cabine de dégustation immersive, dans le dessein de faire redécouvrir sa cuvée iconique Mumm Cordon Rouge. Si « Tastes » by Mumm a pris fin le 18 décembre, l’équipe de Paris Secret a eu la chance de se rendre sur place.  Voici notre retour sur expérience…  

Une cabine immersive et multisensorielle, installée sur un rooftop parisien secret…

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L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Après avoir pris notre billet, il nous faudra patienter encore un peu pour connaitre l’adresse où se tiendra « Tastes » by Mumm. Un suspense qui accentue d’autant plus l’aspect exclusif de cette dégustation de champagne novatrice, imaginée au cœur d’une cabine multisensorielle.  Quelques heures seulement avant l’évènement, nous prenons enfin connaissance du lieu. Sur place, c’est haut perchés sur un Rooftop parisien que nous découvrons la cabine immersive de Mumm, l’Arc de Triomphe en toile de fond.  

Sur ce rooftop drapé de lumières rouges, d’élégants voilages immaculés ont été installés, accueillant les dégustateurs autour d’une coupe de champagne Mumm Cordon Rouge et de savoureuses bouchées. Après quelques instants passés dans ces espaces élégants, notre tour est venu d’entrer dans la cabine. Ici, le Docteur en Neurosciences, Gabriel Lepousez, accompagné d’une ambassadrice de la Maison Mumm nous attend, prêts à nous révéler tous les secrets de « Tastes » by Mumm…

Quand l’environnement influe sur la perception du goût 

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L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Dans un premier temps, Gabriel Lepousez nous explique comment notre cerveau perçoit le monde des odeurs, plus particulièrement dans l’univers du vin. Quels sont les mécanismes par lesquels notre perception d’une odeur peut être influencée par notre environnement, par notre humeur, ou par d’autres facteurs sensoriels ? Nous allons enfin avoir nos réponses.  Avec engouement, le Neuroscientifique qui a pensé « Tastes » by Mumm avec le Chef de Caves, Laurent Fresnet, nous raconte ainsi comment la vue, le toucher, l’odorat et l’ouïe sont sollicités tout au long de cette dégustation.

« Tastes » by Mumm : Instructive, novatrice et exclusive

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L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Dans cette cabine immersive parée d’une technologie d’écrans souples transparents enveloppante, nous avons réellement la sensation que les notions de temps et d’espace disparaissent. Au fur et à mesure de la dégustation et grâce aux connaissances pointues de Gabriel Lepousez, nous comprenons vraiment à quel point notre environnement influe sur la perception de notre goût. 30 minutes durant, au gré d’environnements sonores et lumineux changeants, les deux notes de dégustation bien distinctes de la cuvée Mumm Cordon Rouge (sa fraîcheur et sa rondeur) se révèlent ainsi très clairement. Instructive, novatrice et exclusive : voici les 3 mots forts que nous retiendrons de « Tastes » by Mumm !

L’éponyme Mumm Champagne est connue pour son appétence aux partenariats, expériences innovantes (Cuvée Mumm Stella) en particulier au travers d’évènements sportifs à forte plus value techniques, scientifiques. Exemples: America’s Cup et Formula-E . Ces sports contrairement au golf ou bridge, escrime ne sont pas statiques.

Edition 2016 d’E-Formula

Mumm Stellar : le champagne des touristes de l’espace

Laurent Theillet

Grâce à un équipage de haute volée, fêter avec des bulles son odyssée en Zéro G, aux confins de la stratosphère, n’est plus du domaine de l’impossible. Le crâne collé au sol de la cabine, comme écrasé par la gravité double, on ne cligne pas un cil. Jean-François Clervoy, le spationaute et président de Novespace, a recommandé de ne pas bouger pour épargner le cervelet. Toaster en apesanteur, bref, «vivre l’expérience la plus dingue qui existe sur Terre», comme Octave de Gaulle

Octave de Gaulle

résume l’aventure, exige de l’audace et un cœur bien accroché. L’expérience Zéro G est rendue possible par les vols paraboliques au départ de Bordeaux organisés par Novespace, filiale du Cnes (prochain départ le 1er mars, 6000 euros). Après décollage, l’Airbus A310 Zéro G spécialement configuré monte quasiment à la verticale à 8000 mètres, les pilotes changent de cap et il redescend en simulant une chute libre. C’est l’apesanteur, 22 secondes inoubliables. Sans attaches, on flotte dans la cabine capitonnée, comme dans une photographie au ralenti. Le corps fait ce qu’il veut et peut.

A310 Zéro G

Octave, lui, a gardé ses sangles et tient fermement la bouteille de Mumm Stellar qui lui a coûté trois ans de travail. Il pousse le bouchon de liège, active quelque chose sous la bouteille. Une boule de mousse s’échappe, duveteuse, entraînant à sa suite des dizaines d’autres. Dans la cabine, elles recréent un curieux et éphémère système solaire. Avec un curieux ustensile en forme de tee de golf, Emilie Langleron attrape une sphère blanche et la met en bouche. Tout va très vite, et pourtant, il semble que le temps s’étire : c’est cela, trinquer dans l’espace. Revenue sur terre, la jeune œnologue de Mumm se délecte encore du feu d’artifices d’arômes en bouche : «Une explosion en 3D de fruits jaunes, d’abricot, de poire.» Son palais est éprouvé : elle goûte chaque automne près de 2.000 échantillons de vins clairs pour réaliser l’assemblage de la cuvée à venir. Mais jamais elle n’avait autant apprécié la vendange 2014 de ce Mumm Grand Cordon rouge de haute altitude.

Les 30 bouteilles sont équipées d’un piston et d’une gâchette. L’arceau retient le champagne qui se met en boule dans l’espace. Prix, verre compris : 25 000 euros. – ©SP Mumm

Cette odyssée de l’espace à visée pétillante résulte d’une rencontre bien terrestre. Celle d’un jeune homme – arrière-petit-neveu du général de Gaulle – spécialisé dans le design spatial et de son associé, Matthew Sindall, avec une marque, Mumm, qui a fait de l’exploration son mot d’ordre. Dans l’hôtel particulier de la rue du Champ-de-Mars à Reims, une photo de Jean-Baptiste Charcot buvant une coupe pendant son expédition dans l’Antarctique témoigne que la maison n’a pas froid aux yeux. «Mumm célèbre ceux qui s’aventurent hors des sentiers battus», explique Quentin Meurisse, directeur marketing. «Mais au-delà du marketing, assure-t-il, il y a un marché: le tourisme spatial, c’est demain. Les Japonais embarquant sur les vaisseaux SpaceX auront sans doute envie d’emporter une belle bouteille.» L’idée d’Octave résulte de ce constat : après soixante-dix ans de conquête spatiale, les prochains voyageurs civils ont d’autres besoins et désirs que les scientifiques ou l’armée. Et notamment la convivialité. Comme Jean-François Clervoy le suppute : « Quand on passera 600 jours sur Mars, on aura envie de moments de partage.»

Il a fallu près de trois ans de recherches pour mettre au point la bouteille de champagne Mumm Grand Cordon Stellar. «Oter la contrainte de la pesanteur en crée d’autres», remarque le physicien Gérard Liger-Belair, spécialiste des bulles dans les liquides effervescents à l’Université de Reims. Les contraintes sont physico-chimiques mais aussi – surtout ? – sociales : « Le design ne consiste pas seulement à résoudre des problèmes techniques, rappelle Octave de Gaulle. Il a fallu penser aux rituels accompagnant une dégustation.» Ainsi, en apesanteur, impossibilité de verser, puisque le liquide n’obéit plus à l’attraction terrestre.

Les astronautes peuvent aspirer et se désaltèrent à l’aide de pailles. Mais le nez ne participe pas à la dégustation, ce qui diminue le plaisir gustatif. Ensuite, on ne peut pas servir, donc partager. Le liquide peut s’extraire de son récipient par capillarité. Mais sans ce petit «pop» qui donne le signal des réjouissances. Or «le bouchon qui saute, c’est capital !»

Soufflée à la bouche, la bouteille abrite donc un piston qui libère l’ouverture du col lorsqu’on actionne une sorte de gâchette. Celle-ci est logée dans le culot de la bouteille («Car le culot, pour le service, c’est capital!»). De taille normale, elle contient seulement un demi-litre de champagne… pour respecter l’AOC ! En effet, selon les critères de l’appellation, la prise de mousse doit avoir lieu en cave: quinze mois pour l’AOC, trois ans chez Mumm, sauf pour les demi-formats.

Bref, il fallait pouvoir aller sur la Lune… tout en restant dans l’AOC ! Pour corser le tout, la cabine en apesanteur reste pressurisée: le liquide peut donc s’en échapper à la vitesse d’une fusée. «Cinq litres de dioxyde de carbone sont dissous dans une bouteille de champagne, rappelle Gérard Liger-Belair. Dès qu’on débouche, le gaz doit sortir.» En apesanteur, il se met en boule et s’enrobe de liquide comme un flocon de mousse blanche. L’arceau qui ferme le col de la bouteille de tous les défis «casse» les sphères qui flottent comme le whisky du capitaine Haddock dans les albums de Tintin. Pour les cueillir délicatement, grâce à la loi physique de la «tension superficielle», Octave a dessiné une sorte de flûte tronquée, en forme de tee de golf. Et maintenant, santé !

Boire du champagne en apesanteur était impossible, mais un jeune designer français a trouvé un moyen de « spatialiser » des bouteilles, que le géant Mumm va remplir.

Fêter l’arrivée à la Station spatiale internationale au champagne? Compliqué jusqu’à présent: en l’absence de gravité, le breuvage pétillant ne s’écoule pas en dehors de sa bouteille, même en la retournant. Le boire à la paille n’est plus la seule solution désormais: le jeune designer français Octave de Gaulle a conçu une bouteille spéciale pour permettre à ce breuvage festif de s’accommoder de l’apesanteur.

Fondateur de l’agence Spade, spécialisée dans le design d’objets spatiaux, Octave de Gaulle, arrière-petit-neveu du général, a travaillé près de trois ans sur sa bouteille. Elle est ainsi en verre transparent, composée de deux parties. La plus haute est remplie de champagne. La partie inférieure est dotée d’un mécanisme sur lequel il faut appuyer avec le doigt pour mettre la bouteille sous pression et libérer de petites quantités de champagne.

Une bulle de champagne à attraper

Mais il restait un défi à relever: comment boire le champagne une fois qu’il n’est plus dans la bouteille? Car en l’absence de gravité, un liquide flotte dans la cabine et se met en boule. « C’est exactement ce qui se passe dans l’album de Tintin ‘On a marché sur la Lune’ lorsque que le whisky du capitaine Haddock prend la forme d’une sphère », s’amuse le scientifique.

La bouteille comporte au niveau du goulot un anneau en aluminium qui capte la mousse de champagne. En pivotant la bouteille, la boule de mousse se libère. Les buveurs doivent alors approcher une petite coupe à la tige fuselée, spécialement dessinée, afin d’attraper au vol cette boule. Une fois dans la bouche, la mousse se transforme en liquide.

Jusqu’à aujourd’hui, à en croire l’astronaute de l’agence spatiale européenne Jean-François Clervoy, « boire du champagne en apesanteur, cela ne s’était jamais fait ». Il a ainsi été l’un des premiers à le faire, à bord de l’Airbus Zéro-G, ce laboratoire volant dont la cabine se retrouve quelques secondes d’affilée sans gravité lors de vols paraboliques. C’est à bord de cet appareil que des journalistes internationaux testaient aussi l’expérience ce mercredi.

Prohibition à l’ISS

En tout cas ce champagne pourrait bientôt agrémenter les voyages spatiaux touristiques. Des groupes comme Blue Origin, la société de Jeff Bezos, ou Virgin Galactic, fondée par Richard Branson, espèrent réaliser leurs premiers vols dans l’espace avec des clients en 2019. Une entreprise japonaise prévoit de son côté de construire un ascenseur vers l’espace qui emmènera des humains dans le cosmos en 2050.

La Maison Hennessy innove avec une expérience de réalité virtuelle

Ce n’est pas nouveau au milieu du XIXe siècle, des dîners dans l’obscurité sont déjà organisés par les associations de personnes non-voyantes pour sensibiliser les familles et leurs proches au handicap visuel. Aussi, les événements dans l’obscurité sont une une idée du professeur allemand Andreas Heinecke qui ont prit forme vers la fin des années 1980. En 2004  » le restaurant « Dans le noir » commence à proposer des dîners dans le noir absolu au cœur de Paris.

À Cognac, la marque de LVMH dévoile une expérience immersive en réalité virtuelle. Cette nouvelle installation visuelle, sonore et sensorielle marque une nouvelle étape dans la stratégie d’offre œnotouristique d’Hennessy.

Mobilis, une création visuelle, sonore et sensorielle qui utilise la réalité virtuelle - © Arnaud Koncina
Mobilis, une création visuelle, sonore et sensorielle qui utilise la réalité virtuelle – © Arnaud Koncina

Au cœur de la Charente à Cognac, la Maison Hennessy du groupe LVMH cultive ses savoir-faire ancestraux dans la perpétuation des cognacs depuis plus de deux siècles. Première marque de spiritueux premium au monde, la Maison Hennessy cultive son esprit d’ouverture en connexion avec les cultures du monde et de transmission d’un patrimoine exceptionnel qui s’enrichit au fil du temps fort d’un héritage, d’une expérience et d’une vision. Un esprit qui s’exprime dans une nouvelle proposition autour de la réalité virtuelle.

Une stratégie d’œnotourisme

Si la Maison ouvre chaque année les portes de son domaine (maison, vignes, chais…) lors des « Journées Particulières » organisées par le groupe LVMH en France et à l’international, elle a par ailleurs développé ces dernières années une offre œnotouristique. Cette offre est destinée à faire connaître et découvrir auprès du public son histoire, ses rituels, ses savoir-faire et sa quête d’excellence avec l’ambition « d’accroître le nombre de visiteurs annuels » (30 000 visiteurs par an en moyenne). Elle s’appuie sur des expériences multisensorielles qui mêlent lieux historiques et scénographie contemporaine. Et, la toute dernière expérience proposée au sein du circuit de visite est « Mobilis  ». Là, il n’est pas question de visite de chais, de distillerie ou de dégustation mais bien d’une expérience immersive inédite (durée de 19 minutes).

Une création artistique qui utilise la réalité virtuelle

De quoi s’agit-il ? Une création artistique visuelle, sonore, sensorielle intitulée Mobilis. Un nom qui n’est pas sans faire écho à la locution latine « Mobilis in Mobili » (mobile dans l’élément mobile), devise du Nautilus (Jules Vernes, Vingt mille lieues sous les mers). Car, l’invitation est bien celle à un voyage onirique et poétique grâce aux dernières technologies en matière de réalité virtuelle (Studio Backlight) avec effets (vents, vibrations du sol…) et casques de VR dernière génération.

Les artistes Florence Deygas et Olivier Kuntzel ont réalisé Mobilis en s’inspirant du patrimoine et de la nature charentaise - © Vincent Bousserez
Les artistes Florence Deygas et Olivier Kuntzel ont réalisé Mobilis en s’inspirant du patrimoine et de la nature charentaise – © Vincent Bousserez

Cette nouvelle installation immersive est l’œuvre d’Olivier Kuntzel et de Florence Deygas, qui se sont illustrés par leurs créations qui réinventent notamment le générique de cinéma ou la publicité pour ne citer que la campagne « La petite robe noire de Guerlain ». Ils ont été invités par Laurent Boillot, président de la Maison Hennessy : « Je considère qu’une marque d’exception se doit de rayonner à partir de son pays d’origine. Qui mieux que ces deux artistes que sont Kuntzel & Deygas, qui ont, comme nous, le souci de la création originale et de l’excellence, pour nous accompagner dans cette démarche ? Nous avons eu la volonté́ de créer une installation singulière à Cognac, pour Cognac ».

Un projet pluridisciplinaire qui a fait appel à 52 contributeurs

Le projet qui mêle approche artisanale et haute-technologie multidisciplinaire a abouti à la réalisation d’un portrait créatif et singulier de la Maison « qui nous fasse traverser l’histoire, les époques et les lieux », indiquent les plasticiens. « Nous avons été accompagnés et soutenus par des talents qui ont porté le projet à bien, comme toute l’équipe du studio BackLight pour la fabrication de la réalité virtuelle, mais également tous les intervenants qui ont participé à la scénographie physique : les tonneliers de la Maison Hennessy, les peintres, éclairagistes, bruiteurs, acousticiens, et le compositeur Jonathan Fitoussi, qui a abordé la musique à la manière d’un architecte, créant des espaces sonores  », explique Florence Deygas. Les artistes ont également porté leur regard sur l’interaction entre la nature et ses éléments et des savoir-humains. « Ce qui caractérise notre projet c’est l’écriture, et le mouvement qui en découle. Tout est parti d’une découverte dans les archives de la Maison Hennessy et croquis griffonnés par le fondateur Richard Hennessy en 1765, sur ses buvards. Il esquissait ses projets, des bateaux qu’il imaginait se destiner à l’exportation. On y trouve l’origine de ce qu’est la Maison Hennessy aujourd’hui », se remémore Olivier Kuntzel.

L’expérience sensorielle immersive lors du défilé Louis Vuitton à la Fashion Week de Paris

À la veille du dernier jour de la Fashion Week de Paris, Louis Vuitton a présenté sa collection automne/hiver 2023 au musée d’Orsay. Sous la direction artistique de Nicolas Ghesquière, la maison française a révélé une collection sobre, mais rehaussée de détails surprenants et par de grandes variations de coupes et de matières.

Louis Vuitton Automne/hiver 2023
Louis Vuitton

C’est au cœur du musée d’Orsay, dans un décor solennel, que les mannequins Louis Vuitton ont déambulé entre les chandeliers et devant un public conquis. Robes trapèzes, volumes gonflés et détails bijoux, leçon de style et rétrospective d’un show culte qui à confirmé la vision pointue de Nicolas Ghesquière.

Tweed, laine et cachermire

Célèbre pour sa vaste collection d’art impressionniste, le musée d’Orsay a été transformé, pour l’occasion, en un lieu de défilé de mode ce lundi 6 mars. En effet, Nicolas Ghesquière souhaitait faire fusionner le design contemporain et l’art classique. Pour cela, il a fait appel au grand artiste français Philippe Parreno afin de concevoir une expérience sensorielle mêlant son et lumière. Immersif.

Dans cet espace hors du temps, le défilé a débuté avec des tenues de jour plutôt dépouillées, présentant des pantalons amples, des vestes surdimensionnées et plissées ainsi que de larges plastrons et des découpes délicates.

Plus tard, les robes asymétriques se sont concentrées sur des matières douces et enveloppantes. Tweed de lurex, laine, mohair, cachemire, la femme Louis Vuitton s’emmitoufle et se love, mais toujours avec style rappelant la singularité du design et ses lignes de forces aux formes similaires de Nicolas Ghasquière.

Louis Vuitton Automne/hiver 2023
Louis Vuitton Automne/hiver 2023 © Louis Vuitton

Sources:

https://www.bfmtv.com/luxe/experience-sensorielle-immersive-lors-du-defile-louis-vuitton-a-la-fashion-week-de-paris_GN-202303060522.html

https://parissecret.com/tastes-by-mumm-redecouvrez-le-champagne-au-coeur-dun-ecrin-immersif-installe-sur-un-rooftop-secret/

https://parissecret.com/tastes-by-mumm-redecouvrez-le-champagne-au-coeur-dun-ecrin-immersif-installe-sur-un-rooftop-secret/

https://www.republik-retail.fr/solutions-techno/marketing/la-maison-hennessy-innove-avec-une-experience-de-realite-virtuelle.html

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