
On peut dire lecteur que je me suis bien mangé du Godet, car comme tu le sais je ne bois pas!
J’ai le long de mes investigations pu remarqué quelques éléments récurrents dans la frise » communicative » des Frères Godet. D’ailleurs, je tente de choisir avec beaucoup de mal le prochain ouvrage que je présenterai lors de mon prochain cercle littéraire! Mon choix se porte sur 2 ouvrages dont « Totem et Tabou » de Freud, qu’on ne présente plus! L’idée a donc germé…
Version officielle
Marchand d’origine hollandaise et navigateur au long cours, notre ancêtre Bonaventure Godet jette l’ancre à La Rochelle en 1550 pour exporter du sel et du vin. Il fera de la cité portuaire le berceau du cognac. La Rochelle lui offre une place stratégique, carrefour majeur du commerce maritime ouvert sur l’océan Atlantique et naturellement abrité par le pertuis d’Antioche, délimité par les îles de Ré et d’Oléron.
L’arrière-pays de l’Aunis est alors recouvert de vignobles, parmi les plus anciens de France. L’installation de ses chais au 34 quai Louis Durand, au bord du canal Maubec, permet à Bonaventure de tirer avantage de ces conditions favorables. Rapidement il exporte son vin par bateau en Hollande, en Flandre, en Angleterre, et dans toute l’Europe du Nord.
Version The Devil dies for French Spirits
Le totémisme est un concept anthropologique désignant un mode d’organisation social et religieux, clanique ou tribal, fondé sur le principe du totem. Anne Stamm, ethnologue membre du CTHS Comité des travaux historiques et scientifiques (Institut rattaché à l’École nationale des chartes) , qui écrivait : « un « totem » est un animal, un végétal, voire un objet fabriqué considéré non seulement comme le parrain du groupe ou de l’individu mais comme père, patron, frère : un clan se présente ainsi : parent de l’ours, de l’araignée ou de l’aigle ».
Dans le même esprit, les totems rendent hommage par leurs symboles. Les emblèmes sur un totem appartiennent à la famille et racontent son histoire. Le totem peut raconter un mythe, une légende ou la vie de la personne en l’honneur de qui il a été sculpté. Exemples : les emblèmes les plus couramment rencontrés chez les peuples du Nord-Ouest du Pacifique sont l’aigle, le corbeau, l’oiseau de tonnerre, l’ours, le castor, le loup, l’épaulard et la grenouille.



Le lien entre le groupe social, ou l’individu, et son totem n’est pas seulement fondé sur une analogie de nom ou sur une ressemblance quelconque (la ruse du renard et la ruse d’un individu) ,mais est un rapport spirituel qu’on a pu qualifier de mystique . Bien que le nom du totémisme provienne du mot « totem », lui-même emprunté à l’ojibwa (langue algonquienne) ototeman, le totémisme se retrouve dans d’autres cultures qu’en Amérique du Nord, par exemple en Amazonie, chez les Aborigènes d’Australie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en Afrique (chez les Dinka), etc…


La conception traditionnelle du totémisme par les anthropologues associe plusieurs éléments :
- Ancêtre : le totem est une espèce naturelle (un animal ou un végétal, parfois un phénomène naturel), présenté comme un ancêtre mythique ou un parent lointain de son groupe social (en général le clan, parfois la fratrie, la classe d’âge) ; cette espèce symbolique peut être représentée par un « totem », au sens d’objet rituel sculpté, peint, façonné. (15 générations)
- Éponyme : souvent cet « ancêtre » donne son nom au clan. Les quinze principaux totems des Godet sont leurs armoiries : animaux et godet
- Homologie ou classification : le totem est une façon d’établir des corrélations entre, d’un côté, les végétaux ou les animaux et, de l’autre, les groupes humains sociaux. Le terme « totem » sert parfois, chez les Ojibwé, à énoncer son appartenance clanique : makwa nindotem, « l’ours est mon clan ». Il s’agit en fait d’une formule abréviative qui recouvre la signification suivante : « Je suis apparenté avec celui qui appartient au clan dont l’éponyme est l’ours, donc j’appartiens à ce clan ».
- Religion : le totem est sacré, nous ne le consommons pas, nous le respectons, nous le craignons. Le totem est présenté comme le fondement des institutions, un modèle de comportement, une exigence d’organisation.
- Parenté, exogamie : le totem organise les alliances et les systèmes de parenté. La plupart du temps, obligation est faite de choisir son conjoint en dehors du clan qui a le même totem ; l’exogamie totémique exige que les épouses soient d’un clan (par exemple l’ours) et les époux forcément d’un autre (par exemple la martre).
Pour autant, ces éléments ne font pas bloc. Par exemple, nous pouvons exclure l’exogamie : il existe en effet des clans totémiques endogames. Le point le plus important est la définition du totem comme apparentement ou amitié entre une espèce naturelle et un groupe humain, simultanément la définition du totémisme comme organisation sociale du clan (groupe exogame dont les membres se réclament d’un ancêtre commun, en vertu d’un mode de filiation exclusif).
Le totémisme se distingue de la possession d’un esprit tutélaire. Traditionnellement, les totems servaient à raconter l’histoire des familles et des clans autochtones et à préserver le récit des événements historiques importants. Les Kwakwaka’wakws (« couak-wak-ya-wak »), les Haïdas (« ailleda »), les Tsimshians («sime-chi-ane »), les Nuxalts (« nou-halk »), les Salishs (sé-liche) du littoral et les Tlingits (« cligne-kit ») étaient les seules Premières nations à sculpter des totems avant l’arrivée des explorateurs européens.




Quel que soit le style utilisé, les peuples autochtones du Nord-Ouest du Pacifique sculptaient et érigeaient des totems pour les mêmes raisons, soit pour s’attribuer des emblèmes ou pour raconter les relations, les réalisations, les aventures, les droits et les histoires des familles et des clans. Les diverses sculptures évoquaient leurs ancêtres.
La plupart de ces totems étaient sculptés dans des cèdres rouges ou jaunes arrivés à maturité. Les peuples autochtones du Nord-Ouest du Pacifique utilisaient le cèdre depuis des milliers d’années pour fabriquer des abris, des vêtements et des outils. Ils savaient que ce conifère résistait mieux que tout autre arbre à la moisissure. C’était donc le choix tout indiqué pour la sculpture des totems, puisque chaque famille ou clan souhaitait préserver, pour les générations à venir, les récits de son origine ancestrale. De manière légion, il est possible de connaitre la provenance d’un totem selon la façon dont il est sculpté. De nos jours, les sculpteurs de totems utilisent encore le cèdre pour cette même raison.
Au cours du siècle dernier, la sculpture de totems est pratiquement disparue. Fort heureusement, les sculpteurs autochtones contemporains ont réussi à faire revivre cet art pour que les familles et les clans puissent continuer de transmettre leurs emblèmes et leurs histoires aux générations futures. Les Autochtones ne sont pas les seuls à s’être dotés d’emblèmes, au même titre que les nations qui se sont dotées d’armoiries. Comme le totem, elles identifient qui ce qu’ils sont et ce qu’ils représentent; elles sont le symbole de leur identité nationale.
Au regard du producteur de spi, nous pourrions affirmer que son totem, son fétiche s’incarne au travers de son fût ou plus largement : du bois. Quant aux consommateurs, certains tentent de vivre cette appartenance en se tatouant…











Embarcation onirique par excellence, le bateau navigue souvent sur les flots de nos rêves. En opposition avec la barque, le bateau est le véhicule des vivants, de leur vie et de leur histoire. Le bateau symbolise le déplacement temporel collectif. Il s’agit toujours d’une histoire vécue avec plusieurs personnes, histoire qui va s’inscrire dans une durée plus ou moins importante, le temps de la traversée. Celle-ci est d’autant plus importante que le bateau est gros. Mais ce voyage ne se fait pas dans le dépouillement.



Nous emportons notre culture et nos richesses dans cet espace collectif. Cependant, nous serons captifs de cette structure le temps du voyage. Par exemple, un couple qui s’unit et qui va engendrer se doit, logiquement, de rester à bord pour assumer les fonctions inhérentes à la vie maritale et parentale.
Lorsqu’il s’agit du départ d’un quai, le bateau symbolise un changement d’existence, une nouvelle histoire qui commence. L’importance de l’histoire est relative à la taille du bateau et à son apparence. Le paquebot est plus familier dans nos rêves que dans la réalité.
Evidemment on danse sur Triggerfinger – I Follow Rivers [Lykke Li]
Prendre un bateau, signifie de prendre un départ, un nouveau cap, mettre tout son espoir dans une direction de vie impliquant une collectivité, soit réduite (familiale), soit plus ou moins importante (professionnelle). Il est donc important de savoir dans quelle histoire nous nous embarquons et avec qui.
Si nous avons manqué le départ et si, sur le quai, nous regardons le bateau s’éloigner, c’est que nous avons conscience d’avoir laissé échapper une opportunité importante. Celle-ci pouvait être professionnelle, culturelle ou familiale.
Sur le plan négatif, monter un bateau, c’est vouloir embarquer quelqu’un dans une histoire douteuse, avec des intentions négatives ou malhonnêtes. Se faire mener en bateau, c’est être grugé, trompé, surtout si nous sommes trop naïf. » Tu me mènes en bateau ».
Le spi dans la peau : le tatouage et l’appartenance à un clan.



Sur les réseaux sociaux, ils sont aujourd’hui des milliers à arborer fièrement le tatouage d’une célèbre marque de champagne ou de spiritueux sur leur corps. Entre conformisme et subversion, décryptage d’un phénomène dans l’ère du temps. Pourquoi faire de son corps un message ? Est-ce une manière de s’en libérer ou au contraire de s’y soumettre. Le tatouage n’est pas qu’un effet de mode. C’est une marque ancestrale qui traduit l’angoisse principale de l’homme : sa propre disparition, et donc, son obsession à laisser des traces, y compris sur son propre corps. Aujourd’hui, il est un geste assumé de construction de soi, de distinction individuelle et de liberté par rapport aux conventions sociales. Comment comprendre cette double destination du tatouage ? Pourquoi donc faire de son corps un message ? Est-ce une manière de s’en libérer ou au contraire de s’y soumettre ?
Sur Instagram de la marque, des dizaines de photographies d’avant-bras, biceps, torses et mollets gravés à l’encre marine. Reproduction de logo, d’étiquette ou de la bouteille entière, des consommateurs arborent fièrement leur amour pour telle ou telle marques, comme un signe de ralliement à un «club» hédoniste qui se joue des frontières, des accointances politiques et des classes sociales. En poursuivant les recherches sur les réseaux sociaux, force est de constater que le phénomène concerne en réalité toutes les marques d’alcools de prestige ayant réussi à susciter auprès de ses consommateurs un fort sentiment d’appartenance.
Une dérive commerciale capitaliste ?
Au-delà du pur voyeurisme, voilà une pratique qui interroge, réceptacle de tout un ensemble de paradoxes. Selon Valentine Hervé, psychologue, clinicienne, psychanalyste dans le 6e arrondissement de Paris et spécialiste du sujet, se faire tatouer une marque sur le corps peut être interprété comme la quintessence du «corps sponsor, une espèce de dérive commerciale du capitalisme qui place le sujet souhaitant affirmer sa singularité par rapport au reste de la société dans une position double : ce qu’il décrie d’un côté, il l’inscrit de l’autre».

Pour le comprendre, il importe de remonter aux origines tribales du tatouage, qui avait initialement vocation à distinguer l’Homme du reste de la nature, à être un signe de reconnaissance renseignant sur l’appartenance à un clan.
Une absence de «marquage» était alors vécue comme une absence d’identité. Plus tard dans l’histoire, il deviendra le moyen d’expression des criminels ayant fait un passage par la case prison : nom de la première femme aimée, symbole de la Légion, il devient une sorte «d’autobiographie de ceux qui ne savent pas écrire», comme le souligne en 1881 les travaux du criminologue Alexandre Lacassagne dans son ouvrage intitulé Classification des dessins de tatouage.
Faire corps avec le liquide, une marque d’amour
Aujourd’hui largement répandu au sein de tous les milieux, revendiqué par la jeunesse, le tatouage n’est plus ni un synonyme de marginalité, ni un signe de ralliement, mais l’expression individuelle d’une singularité. C’est pourquoi l’inscription indélébile d’une marque de vin, de bière ou de spiritueux interpelle : «Symboliquement, ce n’est pas anodin, car cela traduit une marchandisation du corps, poursuit Valentine Hervé. Mais sur un plan plus intime, se tatouer une marque peut être interprété comme une marque d’amour, une façon de faire corps avec le liquide, avec la bouteille. C’est un mariage sans faute. Un lien éternel».
Un symbole puissant, donc, qui peut également révéler un manque d’estime de soi, ou du moins un malaise vis-à-vis de sa position dans l’échelle sociale. Ainsi, le prestige de la marque tatouée va permettre à l’individu de transmettre un double message : celui d’une volonté d’appartenir coûte que coûte à l’univers du luxe, mais aussi «J’ai les moyens de me faire tatouer cette marque que je ne peux pas forcément m’offrir au quotidien», souligne Valentine Hervé.
Schèmes anthropotopiques formés, transmis et dominants
Le concept d’ “anthropotopie” pour analyser les rapports humains à l’espace, à ses transformations et aux affects qui le traversent, que ces rapports soient individuels ou collectifs, imaginés ou pratiqués.e de manière temporaire et s’entend ici dans son acception de « principe général d’organisation .
Les rapports que les humains entretiennent avec les espaces qu’ils connaissent et/ou qu’ils fréquentent ont été étudiés dans de multiples dimensions et par des angles disciplinaires pluriels. Les mots, notions vernaculaires et concepts scientifiques pour désigner ces espaces et rapports sont innombrables et leur examen permet d’éclairer à chaque fois de manière plus fine notre compréhension des dynamiques à l’œuvre entre humains et espaces.
L’approche envisage ces processus en centrant l’attention sur la distinction des manières dont un même espace peut-être envisagé par des individus et des groupes d’individus, notamment pour saisir dans leur richesse et leur complexité les effets des transformations pouvant l’affecter.
Le concept d’anthropotopie a été introduit par Katiana Le Mentec le 16 Octobre 2019 lors de la séance inaugurale du séminaire « Territoires affectés : Explorations anthropologiques et ethnographiques ». Il fut affiné à l’occasion de la communication « Disruption of Anthropotopia. Proposal for a renewed anthropological approach on territorial events and upheavals » à l’Université de Catane (Italie) le 10 Décembre 2019 puis mobilisé en mai 2020 dans le podcast « Quand la pandémie affecte nos rapports à l’espace ».

La notion d’anthropotopie est un outil qui permet, entre autres, de distinguer les feuilletages de rapports distincts que des individus peuvent entretenir avec un espace, en envisageant l’ensemble des acteurs s’y sentent liés et, le cas échéant, affectés par un événement transformateur. Le néologisme “anthropotopie” (composé de racines grecques : anthropo – l’humain et topos – le lieu) constitue dans un concept scientifique, un outil d’analyse permettant d’identifier un espace relativement à un individu ou un groupe d’individus qui en a connaissance et avec lequel il entretient un ensemble de rapports spécifiques. Si on englobe les rapports intimes, il pourrait y avoir autant d’anthropotopies d’un espace qu’il y a d’individus ayant – a minima – connaissance de cet espace.
Au-delà d’un apport possible en anthropologie, par exemple pour considérer les effets avant un projet spécifique de transformation, ou pour mettre en lumière des acteurs affectés, l’approche par l’anthropotopie permet d’examiner par un prisme renouvelé les processus anthropologiques impliquant les espaces en général, et les transformations d’espaces en particulier.
Toutefois, l’étude des pratiques, ressentis, représentations, valeurs, imaginaires, etc. attachés à un espace permet d’identifier des anthropotopies partagées entre individus, lesquels n’en sont par ailleurs pas nécessairement conscient – une situation qui peut changer lorsque leur anthropotopie partagée est affectée, et qu’ils se mobilisent collectivement. L’examen des différences (de pratiques, de représentations, etc.) par lesquelles un même espace est envisagé permet alors d’identifier le feuilletage d’anthropotopie en présence.
Les anthropotopies peuplent nos vies
Bien que la notion d’anthropotopie serve dans cette approche à explorer les situations d’espaces affectés, elle n’en constitue pas moins une manière englobante d’envisager les rapports que notre espèce – Homo sapiens sapiens – entretient avec ses espaces, tels que de nombreux travaux ont permis de les identifier.
Nous avons tous dans nos vies une galaxie d’anthropotopies : de notre chambre d’enfance, à nos espaces de travail et d’habitation en passant par nos espaces de transit – ligne de bus /métro – et d’habitats éphémères : marché du dimanche… Nos anthropotopies ne sont pas seulement les espaces que nous pratiquons quotidiennement, régulièrement, ponctuellement ou que nous avons fréquentés par le passé et qui ont imprégné notre conscience.


Certaines de nos anthropotopies sont reliées les unes aux autres et un certain nombre d’entre elles s’emboîtent physiquement comme des poupées russes : planète, continent, pays, contrée ancestrale, ville natale, quartier, immeuble, appartement, chambre, coin bureau, table de travail, tiroir secret.
Les monuments (comme la cathédrale Notre Dame de Paris), les lieux chargés d’histoire tels que les châteaux, musées, les régions et territoires envisagés avec des frontières mais encore bien d’autres types d’espace peuvent constituer des anthropotopies.




Cette vision particulièrement englobante de la notion d’anthropotopie s’appuie sur la considération que tout espace faisant partie de nos vies et de notre conscience peut être a minima l’objet de représentations, peu importe son échelle et son éloignement.
Cartographie de nos anthropotopies quotidiennes
Réaliser le portrait sociologique d’une personne pourrait ainsi inclure une esquisse de cartographie de ses anthropotopies, incluant donc les rapports qu’elle entretient avec elles. Au fil de nos vies, nous prenons conscience et connaissance d’espaces qui viennent prendre place dans cette nébuleuse.
Pour la cartographier, il faut le faire à un instant T, car nos parcours de vie, nos expériences mais aussi les contraintes extérieures la font nécessairement évoluer.
Les plus éloignées seraient celles qui émergent de notre conscience et les plus proches seraient celles auxquelles nous accordons une certaine importance et avec lesquelles nous avons tissé les relations et conceptions les plus étendues et complexes : sentiment de légitimité voire de propriété à l’égard d’un espace (pour le marquer et le transformer, par exemple), pratiques prescrites et proscrites, transmission de récits étiologiques (de fondation/formation), sentiment d’appartenance, affects y étant attachés (topophilie, topophobie, ambivalence), différenciation des rapports à cet espace selon des temporalités (jour/nuit/dimanche/saison), sentiment de sécurité / risque dans cet espace, ou encore complexité des relations avec les entités physiques et immatérielles (autres humains, animaux, esprits, divinités, virus…) considérés comme présents dans cette anthropotopie.
Schémas anthropotopiques formés, transmission et dominants
Bien que les liens que nous tissons avec nos anthropotopies soient uniques et parfois très intimes (nos cachettes secrètes rien qu’à nous), nos manières d’entrer en relation avec elles sont influencées par des façons de pratiquer, de penser, de catégoriser les espaces, qui nous dépassent, des schèmes qui circulent dans nos environnements de vie et nous sont transmis – parfois imposés – par différents biais, et notamment la pratique.
Dans certaines régions du monde, cultures, sociétés, communautés et familles, nous apprenons en Asie à systématiquement enlever ses chaussures en entrant dans un logement, à enjamber le cadre en bois de la porte d’entrée d’un temple bouddhiste. Nous nous appliquons à enterrer une stèle propitiatoire ou à réaliser une cérémonie apaisant la divinité du territoire avant de construire un bâtiment.
Nous pouvons être formaté à exprimer une attitude respectueuse – ou de crainte – en traversant un cimetière, mais aussi à identifier ce qu’est un « paysage » digne d’être admiré, photographié et reproduit. Nos proches nous poussent à être attentif à l’environnement humain, d’un espace, à écouter, observer plantes et oiseaux. Ou à l’inverse : à l’ignorer. à porter un casque sur un chantier de construction, ou à mettre un masque et s’enduire les mains de gel hydroalcoolique en entrant dans un supermarché bondé.
Qu’il s’agisse d’habitats, de lieux saints, de lieux du politique, de sites patrimonialisés, d’espaces détruits, abandonnés, de travail, dédiés aux loisirs ou marqués par la mort, des schèmes spécifiques peuvent leur être associés. Nous pourrions qualifier ces schèmes d’anthropotopiques car ils ne dépendent pas des espaces en eux-mêmes mais des regards qui sont portés sur eux, plusieurs schèmes pouvant être projetés sur un même espace.
Ils constituent des configurations, plus ou moins souples, de manières de concevoir (incluant stigmatisation, valorisation, etc.) et de pratiquer certains types de lieux. Des schèmes anthropotopiques peuvent s’imposer au sein de certains groupes d’individus, dominer pour un temps, puis devenir minoritaires au gré d’un événement bouleversant des représentations ou au fil des époques.

Ah! Maxou! Décidément, tu ne fais rien comme tes frérots…Tu portes des chaussettes… Et un costume rayé (les autres ne sont pas fan de la rayure). Laisse-moi te confier un truc que tout le monde sait mais qui est passer sous silence.. Toi, tu dois être le rebelle, voir le « vilain petit canard » ( enfin cougar de 55 ans, des vilains canards comme lui, on sait que tu en redemandes) XXXOXOXOOXOXO Bisous Maxou!
C’est certain Maxou » les chaussettes sales » c’est le slow de l’été pour enlacer ta meuf.


Ils peuvent se former de manière plus ou moins formelle, concerner des catégories de personnes spécifiques (classe d’âge, genre, groupe racialisé…) ou n’être connus que d’un groupe d’initiés : le coin dit “des amoureux” dans certains collèges et lycées.
Lorsqu’une autorité a le pouvoir ou s’estime légitime sur un espace, elle peut tenter d’imposer un schème anthropotopique. Chef d’un domicile ou d’un village, professeur dans sa classe, autorité coutumière ou légale peuvent dicter des règles régissant les relations à un espace et manières de le concevoir – y compris par sa nomination ou son institutionnalisation. C’est le cas lorsqu’un lieu de culte populaire local millénaire est patrimonialisé par un producteur de Cognac ex: le projet architecturale des Godet. Des marges de dissidence et d’innovation face à des schèmes anthropotopiques dominants peuvent se former collectivement autant qu’individuellement.
Partage d’espace, feuilletage et frictions d’anthropotopies
En renversant la perspective, nous pourrions tout autant chercher à esquisser la nébuleuse d’individus et de groupes d’individus engagés dans une relation anthropotopique avec un espace particulier. Les schèmes dont ils sont porteurs et les rapports spécifiques qu’ils entretiennent avec cet espace ne s’entrecroisent pas nécessairement. Un même espace peut-être saisi dans un feuilletage d’anthropotopies.
Un lieu qui constitue pour vous un espace de risque ou de relégation. Les catacombes de Paris sont le domaine des cataphiles, qui pratiquent et marquent ce lieu depuis des décennies et y ont développé une culture propre. Ils transmettent l’étiologie de la salle du château en rapportant l’histoire d’un couple d’amoureux ayant façonné de glaise un petit château fort, au centre d’une des petites grottes. En la visitant, nous sommes invités à allumer la bougie qui l’éclaire.

Les catacombes de Paris
Tel quartier, une prison, un hôpital psychiatrique, ville au pied d’un volcan actif – peut constituer pour d’autres un lieu valorisé, sur lequel sont projetés des affects et attachements positifs. Vos non-lieux peuvent être, pour d’autres, des lieux de sociabilité.
D’innombrables études portant sur des contextes de transformation d’un espace (rénovation urbaine, construction d’infrastructure, devenir post-destruction, patrimonialisation de sites…) ont identifié des conflits révélant ces manières différentes de penser, de dire et de pratiquer un même espace.
Ces frictions d’anthropotopies s’observent également au quotidien, dans des micro-luttes d’imposition de schèmes à autrui : cette chambre peut-elle ou pas être légitimement parsemée de chaussettes sales ? Ce jardin individuel dans un lotissement doit-il ou pas être légitimement constamment tondu à raz?
Anthropotopies affectées par un événement transformatif
Nos anthropotopies peuvent être affectées, temporairement ou durablement dans leur dimension matérielle, pensons au Fung-Shui au travers d’ un temple chinois délocalisé et dont la nouvelle géomancie n’est pas considérée comme efficace (灵) sera affecté dans ces deux dimensions .



Une mutation matérielle et un marquage immatériel d’un espace n’impliquent pas nécessairement les mêmes vécus et ressentis, ainsi il serait plus juste de parler d’anthropotopie affectée que d’espace affecté, lorsque la transformation est ressentie comme produisant un effet pénible ou nocif.
La perception de changement d’un espace peut parfois être radicalement différente : une catastrophe (culturelle, sociale, environnementale), une œuvre civilisatrice formant un nouveau paysage admirable, une opportunité pour une meilleure circulation fluviale, la disparition d’un paysage iconique…







Le château est une bâtisse plus imposante qu’une simple maison, il incarne donc un symbole de puissance et de supériorité pour ses habitants. Souvent, au-dessus des autres, le château domine le reste de son royaume. Il est l’image physique du rayonnement de la famille qui l’habite.
Une protection physique et psychologique.
Le château a offre plusieurs intérêts. À l’origine cela remonte à l’antiquité, un moyen de se défendre, il est aussi un centre administratif et de pouvoir. Le château est une bâtisse plus imposante qu’un simple habitat, le château est donc un symbole de puissance et de supériorité pour ceux qui vivent dedans. Souvent, le château domine le reste de son royaume. Il est l’image physique du rayonnement de la famille qui l’habite.
La destruction du château symbolise la mise à mort l’aura du clan.
Plus tard dans l’histoire, les châteaux vont évoluer de manière fonctionnelle en étant plus dans les apparats. Il montre la puissance, le prestige et le fast des familles. Les châteaux vont aussi changer de formes et d’architecture puisque les fonctions défensives n’ayant plus lieu d’être.
Les châteaux construits dans les villes, elles-même défendues, servent alors à contrôler la région. Cependant sur le plan immatériel, symbolique notamment au travers de contes; il s’agit d’ une toute autre histoire.
Ces derniers sont bâtis sur les hauteurs ou dans des clairières de forêt. Il s’agit d’un bâtiment solide, bien gardé et difficile d’accès. La sécurité prime lorsqu’il s’agit de la construction d’un château. Ainsi il incarne un symbole de protection. Celle-ci exacerbée va provoquer un isolement. Le château est seul parmi les autres, seul au milieu de son environnement. Ce qu’il protège demeure isolé par les murs du château, séparé du reste du monde.
Nous pouvons y voir un symbole d’inaccessibilité, de désir, car ce qui est interdit ou inaccessible s’avère souvent désirable, de plus la comparaison tend vers les symboles de la prison nrdl Barbe Bleue. Remarquons, un certain conservatisme au travers de ce symbole. Le château fait référence à un temps ancien avec une organisation pyramidale de castes.
La transcendantalité symbolique du château
C’est donc un symbole de transcendance protégeant le mystérieux et le pouvoir insaisissable. Cela explique les raisons pour lesquelles ils apparaissent dans les paysages : forêts et montagnes, lieux hautement sacrés et symboliques.
La transcendance se traduit généralement littéralement dans les œuvres cinématographiques avec des châteaux volants dans les cieux. Cette hauteur qu’elle soit fantastique comme un château volant ou physique en le construisant sur une haute montagne, rend le voyage dur et difficile. Nous nous rappelons de cette notion : transcendance, car il faut vaincre les dangers, la difficulté, pour atteindre de telles bâtisses contenant des trésors cachés.
Nous entendons enfants, souvent les princesses se languir dans ces châteaux, attendant le prince charmant. Le château est donc un lieu dans lesquels les désirs se rencontrent. Nota Bene: le château en lui-même est une caverne où l’on vit dedans donc principe féminin mais protéger par des murs donc principe masculin.
Le château, comme d’autres symboles, incarne une représentation de notre psyché alors que dire de ces constructions gigantesques aux multiples couloirs ? Est-ce là la représentation d’un ego surdimensionné et surtout très tortueux ? Il n’est pas rare de voir des escaliers n’en finissant pas, au cinéma et dans l’univers jeu-vidéo.
Dans la nouvelle série Dracula sur Netflix, le conte lui-même dira de sa demeure qu’il n’existe pas de plan d’ensemble et que son château est un labyrinthe où les gens meurent de ne pas s’y retrouver. Ici, on voit clairement que la psyché tortueuse et mystérieuse de Dracula, qui déboussole ces invités, est représentée par le lieu dans lequel il vit.

Château et couleurs
Les châteaux n’ont pas tous la même couleur et cela va grandement influencer l’idée que l’on se fait d’eux. Le château blanc est bien entendu un symbole d’accomplissement, la destinée est remplie et on transcende notre spirituel.
Les châteaux noirs sont des lieux de perdition, on peut donc extrapoler en rejoignant les symboles entre eux en y voyant que les désirs sont perdus à jamais donc inassouvis. Certains y voient une sorte d’enfer d’où l’on ne peut pas revenir et qui est fixé à jamais.
Toutes les autres couleurs ne sont que des étapes dans la vie et dans la transcendance. Le dernier château serait un château sur la plus haute cime du monde, qui se confond avec le ciel et où réside Dieu. L’âme s’unira alors à celui-ci pour une plénitude infinie.
Le château hanté
Nous voyons le château noir comme un château hanté. Il est vrai que l’on imagine souvent le château hanté avec pleins d’âme errant sans but ou qu’il y ait une sombre menace dans ses murs. Il est souvent l’abri des créatures argentées telles des vampires aristocrates. Cela leur permet détenir une couverture sociale tout en présentant leur puissance.
Souvent, le cliché veut que ce genre de château ne soit que ténèbres, constamment entouré de pluie, de brume ou autres éclairs menaçants.
D’ailleurs certains tombeaux, si fastes, peuvent être vus comme des châteaux, de plusieurs milliers d’années, éternels. Ces tombeaux sont là pour parfaire la destinée surhumaine des êtres royaux qui y sont placé pour l’éternité, on les associe donc à des divinités. «
Cet exemple « Château » peut-être calqué à la famille Godet qui possède des armoiries ou des symboles évoquant leurs ancêtres.
Les armoiries des Godet?

L’érection d’un nouveau totem exemple des Godet avec l’acquisition du château de la Sauzaie, dans une collectivité est l’occasion rêvée pour organiser un grand rassemblement. Jadis, des centaines et même des milliers de personnes auraient été conviés à l’événement. La famille, le clan ou le village qui érigeait un totem offrait, pour l’événement, des cadeaux à chaque personne qui venait honorer la sculpture. Le mariage ou une autre célébration importante connaissent aussi ce sentiment d’appartenance spécial lorsque vous rendez hommage à la famille : en étant témoin du symbolisme traditionnel de l’échange des anneaux, du gâteau de noces et des cadeaux en fait partie.
Le long de mes enquêtes totémiques, j’ai remarqué un nombre important de producteurs affublés d’un chien…
Qu’est-ce qu’un animal totem ?
Depuis la nuit des temps, l’animal totem occupe une place importante sur Terre. À l’époque de la préhistoire déjà, les murs des grottes étaient couverts de peintures d’animaux et ils avaient tous des significations particulières.
Ces dessins étaient le reflet de la relation forte qui liait alors l’être humain à l’animal. L’animal totem est un concept dont les origines sont tirées des peuples anciens et de leurs croyances, en particulier des peuples amérindiens et africains.
Comme les numéros et les heures miroir, les animaux sont riches de symboles, de messages ainsi que d’interprétations qui accompagnent les hommes depuis toujours. Chaque animal totem possède ses propres significations et interprétations. Les plus courants sont le loup, la chouette, le corbeau, l’araignée, le serpent, le renard, l’abeille, le chat, le lion…


L’animal totem dans les cultures africaine, amérindienne
Sur le continent africain, l’animal totem a toujours été un emblème très fort. Ce symbole constitue une base importante des relations entre êtres humains. Si deux personnes ont le même animal totem, alors elles ne peuvent pas se marier. Les croyances des anciennes sociétés honorent certains de ces animaux après la mort. Aujourd’hui, les peuples africains conservent un lien très fort avec les animaux.
Pour les peuples amérindiens, chaque personne est liée à l’esprit d’un animal tout au long de sa vie. La notion du totem renvoie à un être-esprit dans cette culture. Pour chaque tribu, il est donc un symbole sacré. Certaines tribus pensent qu’un individu peut avoir plusieurs animaux totems, qui interviennent à différents stades de sa vie. D’autres estiment qu’on ne peut avoir qu’un seul animal totem.
L’animal spirituel du chien fait partie de la société humaine depuis des siècles. Tout au long de notre relation avec eux, nous les avons délibérément élevés pour répondre à nos propres besoins. Nous avons domestiqué les bêtes sauvages, nous les avons croisées. De même, nous les avons dressés pour qu’ils servent nos objectifs en tant que partenaires de chasse et meilleur ami de l’homme.
Ainsi, il existe plus d’un millier de races de chiens. Chaque race, sans aucun doute, a ses propres messages spéciaux et uniques. Mais certains symboles s’appliquent à toutes les races.
L’animal totem le chien a fourni aux humains des représentations symboliques. Parmi celles-ci figurent la fidélité, la loyauté, la protection et la déférence. Cela est particulièrement vrai dans les anciennes cultures égyptiennes, grecques, romaines et celtiques. Elles vénéraient les chiens comme de grands guides et protecteurs. De même, les chiens en tant que guides spirituels symbolisent la fidélité, la coopération, la communication et l’ingéniosité
Si tu observes bien lecteur, il y a toujours un chien fourré dans les photographies des producteurs. Tout comme John Wick : Nicolas Julhès, les Godet, Mathieu Sabbagh ont adopté la race canine…





Blue de la distillerie de Paris




Nécessairement, ils sont nombreux et leurs interprétations tout aussi particulières. Les animaux sont de véritables symboles, mascotte.




Pour clôturer la saga familiale Godet Frères Cognac, spéciale dédicace à moi-même The Devil dies for French Spirits! J-Edmc en bleu, blanc, rouge à l’effigie de la chartre graphique de ton blog.



Sources :
https://sweetberry.fr/projets/chateau-fort-de-conte-hante-les-symboles-du-chateau-au-cinema/
https://www.ngos1.com/XX/Unknown/102864688968893/Le-Totem