Florent Beuchet le pirate de Beaune/La Compagnie des Indes.

Cher lecteur fidèle, pour ta gouverne, cet article n’a pas été rédigé par mes soins. Les questions sont les miennes certes, cependant une grande partie de celles-ci a été imputées. En outre, les réponses que tu lis m’ont été imposées par l’équipe de la Compagnie des Indes.Toi qui est fidèle au poste, tu te rends bien compte qu’il ne s’agit nullement de ma patte ni verve habituelle…

Mais oui, toi lecteur, tu ne sais pas que j’habite derrière les bureaux de la Compagnie des Indes! J’en profite donc pour aller saluer le poto Florent mon voisin beaunois..

PS : Et surtout, toi lectrice qui a adoré l’article spécial beaux mecs dans lequel Florent pose fièrement avec sa chemin hawaïenne façon Magnum sans moustache! https://thedevildiesforfrenchspirit.wordpress.com/2021/12/29/special-gosses-beaux-pan-pan-les-mecs-2/ si tu as flashé sur Flo le Gosse Beau, je ne suis pas responsable de sa situation maritale , si au prochain RHUM FEST tu te pointes avec tes boules de pétanque sur son stand et que te prends un gadin en pleine poire ( NE VIENS PAS DÉPOSER UNE RECLAMATION LE BUREAU DES PLAINTES TE SERA FERMÉ) Je t’ai prévenue!

J’ai donc voulu en savoir un peu plus sur notre Magnun bourguignon sans Ferrari …

Comment êtes-vous tombé dans les spi?

La première fois que j’ai eu le déclic il s’agissait d’un wk avec mon père dans une petite distillerie de Pontarlier et là je monte au premier étage, je vois la salle disposée de plantes. Les odeurs, voir les macérations, l’incorporation de l’alcool au végétal c’était génial! Quand j’étais petit, j’adorais jouer à l’apprenti chimiste, la lave de volcan à base de coca, la mallette et ses tubes à essais, la partie créatrice.

Quelle bouteille de Rhum qui vous a fait tomber dans les spi?

Un vieil embouteilleur Hamilton qui a débuté avant Velier : Monsieur Ed Hamilton américain ( il n’est pas distribué en Europe), il a une gamme de rhums qui s’appelle Hamilton, des vieux Jamaïcains et de gros Demerara vieillissants en fûts, ils vendaient encore en direct et c’est l’une de mes premières claques.

Je découvre les spi c’est pour cela que dis que je suis tombé du côté obscure de la Force.

Là tu vois je suis heureux, il y a une palette différente de spi dans ce milieux et c’est ça qui me plait.

Vos parents sont-ils heureux pour vous?

Ma mère est très contente de venir avec ses copines et de dire: « ah c’est le bar de mon fils » car j’ai ouvert un bar à Dijon, Monsieur Moutarde. Mon père l’est tout autant.

http://www.monsieurmoutarde.com

Votre packaging on le reconnait à des centaines de mètres, racontez-moi l’histoire.

Je voulais faire quelque chose de différent niveau design. Je souhaitais une bouteille de rhum qui ressemblait, ou en tout cas fait penser, à du rhum. (Le signifiant et le signifié Barthes). Un peu de pirate des Caraïbes, de Jack Sparrow, les Caraïbes, les découvertes du XVII’s, les Indes….

L’idée était de créer une marque qui soit identifiable comme une bouteille de rhum. J’avais déjà un modèle que j’avais chez moi.

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Je voulais une étiquette exotique qui reflétait l’univers du rhum, du voyage de Colomb, les perroquets….Pour mettre en avant les bonnes choses de l’époque.

Allez Flo, viens chanter avec moi en coeur…Tiens on va demander à la Compagnie Créole de faire Brand Ambassadeur, tu vois leur marque de fabrique rassemble à l’imaginaire de la Compagnie des Indes…

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La compagnie des Indes le packaging?

Au moment où je créais le design, je lisais pas mal de livres sur l’époque et un nom revenait souvent : Compagnie des Indes, première société d’importation de rhum. Notamment les matelots de la British Navy, la West Indies Company partait en mer et revenait avec des fûts de rhum, car le WIC faisait du trading de matières premières ramenait des épices, des étoffes, des bons produits.

J’ai le souvenir avoir Paul Giraud Cognac et l’embouteillage de la source…Toulouse, que PG6 ne comprenait pas très bien de quoi il en résultait : l’embouteillage indépendant c’est pour les papys un peu incompréhensible. De votre côté comment l’ont vécu les producteurs?

Je proposais à ces distilleries de se faire connaitre sur des marchés sur lesquelles ils n’étaient pas implantés. Les consommateurs étaient rassurés de voir l’embouteillage sous la marque de Compagnie des Indes, gage de qualité de sélection pour ces derniers. Je mettais en avant ces arguments, ceux qui avaient une vision long terme comprenaient l’intérêt que la marque apportait afin de percer sur un marché sur lequel ils n’étaient pas présents.

Question basique de tous les journalistes, quelles sont les nouveautés?

J’essaie toujours d’innover, je suis toujours à l’affût des nouveautés de choses qu’on n’a pas encore vu ni bu. J’ai été le premier à faire découvrir des rhums d’Indonésie puis du Salvador.

Là, j’ai une nouveauté mi-septembre, les Great Whites (grands blancs), la mise en avant de rhums blancs exceptionnels. Un Jamaïcain, Great White de New Yarmouth qui est l’une des distilleries ingrédients phare d’Appleton. Il y aura également un rhum en provenance du Vietnam et un troisième du Ghana. Un 4ème sortira pour la fin de l’année, il s’agira d’un rhum d’équateur pot still pur jus.

Votre objet préféré?

Le coffre que j’ai dans mon bureau customisé et qui a été fabriqué par un menuisier.

Florent Beuchet # Compagnie des Indes #

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