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| le Portement de Croix Bosch |
| La femme qui pleure Picasso |
Itten, Pastoureau et le packaging, entre vide, plein , beau, laid, bon , pas bon, la brute, le bon et le truand ou bien encore les photographies de guerre d’HCB, Sálgàdo, Capa, Robert Frank, David Seymour aka Chim, dont les oeuvres traduisent les atrocités nos guerres et pourtant si esthétiques dans leur graphisme visuel.
Si le beau nous intéresse c’est qu’il représente une analogie du bien : tout le souci de ce dernier (relégué au second plan notre intérêt), le beau évoque dans un plaisir désintérêt distinct de l’agréable. Kant.
| Kant, Emmanuel |
Le spi peut à la fois être qualifié d’objet ordinaire ainsi que d’objet particulier en ce qu’il fait partie intégrante de notre quotidien tout en bénéficiant d’une place centrale dans la relation nature/culture par son statut porteur de médiations, à la croisée des liens qu’entretiennent l’homme et son environnement.
Depuis 5 500 ans avant notre ère, le spi est au cœur de la civilisation humaine. Il façonne nos paysages, entoure nos croyances, nos traditions, nos pratiques sociales et envahit nos imaginaires. Universel et à la fois pluriel, il traverse les frontières, les siècles et impose systématiquement sa marque matérielle et immatérielle. Depuis des siècles symbole d’accueil et de partage, il se réinvente sans cesse sous des formes nouvelles ainsi que dans divers usages.
Le spi et les pratiques qui l’entourent sont un terrain de recherche récent mais fécond pour les sémioticiens. Partant Roland Barthes,
| BARTHES, Roland |
pour qui « le vin [qu’il qualifie de « boisson-totem »] est senti par la nation française comme un bien qui lui est propre, au même titre que ses trois cent soixante espèces de fromages et sa culture» dans un article intitulé « Le lait et le vin », en passant par l’analyse des étiquettes[, du marketing ou encore des marques de vin jusqu’aux travaux de sémiotique culinaire et syncrétique.
L’objet spi à la fois usuel, dynamique et luxueux est au centre de nombreuses études mais aucun travail sémiotique embrasse tout le processus de signification en partant du monde naturel (territoire, terroir, paysage) jusqu’à la pratique de dégustation.L’espace sémiotique du spi se présente comme une intersection de divers ensembles signifiants et notre objet d’étude doit ici être appréhendé comme une « construction » reposant sur un assemblage de sens.
Pour la sémiotique, le sens résulte des interactions entre les systèmes de relations qui ne pourraient avoir lieu sans la relation ou plus précisément sans la réunion de deux plans que possède tout langage : le plan de l’expression (le signifiant, l’ensemble des formes de l’expression, la partie perceptible du signe, les interprétants) et le plan du contenu (le signifié, la partie intelligible du signe, le contenu sémantique associé au signifiant).
De plus, comprendre la valeur sémiotique de l’objet spi ne consiste pas en l’identification d’une présumée « signification objectale » mais implique une considération du mode de production du sens (la façon dont le spi provoque des significations et par conséquent des interprétations) et une mise en lumière des relations intersémiotiques c’est-à-dire des réseaux et des articulations internes et externes. Il semblerait que le passage d’une composante à l’autre s’articule principalement grâce à un concept médiateur appelé « terroir ». Le SPI : est un objet complexe et porteur d’hétérogénéité. Que se cache-t-il sous le concept d’ « objet-spi », funambule des représentations entre les pôles naturels et culturels ?
Ces bouteilles de cognac Godet ci-dessous au travers d’un reproduction dans un fac-similé typographique, par l’inscription, cherche à créer un effet de réel – au demeurant parfaitement paradoxal puisque la composition de l’étiquette est le fruit d’un système de contraintes particulièrement élaboré, évoquent le paysage viticole et le caractère naturel du cognac par le biais d’un terroir particulier. Nous pouvons, sur le plan de l’expression, observer la représentation d’un paysage typique d’une région d’un tableau ou d’une aquarelle. Dans ces exemples, l’étiquette désigne également le spi par l’intermédiaire du paysage (et donc d’une partie terroir) qui semble ainsi avoir un statut analogue au sein du couple nature/culture. La bouteille et l’étiquette forment ainsi un réel packaging à des fins commerciales orientant le produit vers des valeurs de typicité, terroiristes.
| Famille Godet |
L’homme est en recherche constante de systèmes définitoires qui lui permettent d’ordonner et de classer la multiplicité du réel. Au fil de nos lectures, nous avons plusieurs fois été confrontés au concept d’ « objet-spi » et il nous semble important de clarifier cette dénomination tant elle fait l’objet de questionnements et d’indéterminations lexico-sémantiques. Il semble hors de portée d’émettre une définition claire et précise de l’objet car, comme le souligne A. Zinna, il « […] échappe à toute définition parce que chaque définition est avant tout une spécificité de propriétés].»
Etymologiquement, objectum renvoie à l’idée de « chose possédant un caractère matériel et existant en dehors de nous-même ». Ce concept renferme une complexité définitoire mais nous pourrions, dans un premier temps, communément définir l’objet par son caractère tridimensionnel, solide, concret et indépendant, par sa dimension esthétique et par sa faculté à solliciter voire à affecter nos sens en ce qu’il est principalement perceptible par la vue et par le toucher.
« Les objets (…) sont des structures matérielles, dotées d’une morphologie, d’une fonctionnalité et d’une forme extérieure identifiable, dont l’ensemble est « destiné » à un usage ou une pratique plus ou moins spécialisés. »
C’est ce dernier point essentiel, qui différencie l’objet de la chose. Les objets peuvent être également envisagés comme une réponse matérielle et/ou technologique à un problème culturel d’ordre fonctionnel, esthétique, etc.
Disjoint du sujet mais fabriqué par l’homme (à l’échelle de ce dernier pour lui permettre une manipulation optimale tel un prolongement du geste) et à destination des êtres vivants, l’objet appartient à l’expérience quotidienne et relève de la perception extérieure tout en possédant une identité propre dans sa catégorisation et parfois même dans les strates internes de de cette dernière.
En effet, l’objet générique « spi » (que nous pouvons distinguer comme objet d’analyse et comme objet d’usage) est porteur de significations et de valeurs.
Les objets quotidiens, tel que le spi, sont entrés dans nos pratiques de vie ordinaires et semblent solidaires de notre environnement et des structures signifiantes de l’homme. Cependant, ce ne sont plus seulement les caractéristiques physiques et organoleptiques qui déterminent l’objet-spi mais également le fait qu’il soit associé à des pratiques culturelles telles que le parfum ou à des imaginaires cinématographiques.
“Les goûts et les couleurs…”, comme l’énonce ce proverbe. En effet, chacun d’entre nous a ses couleurs favorites, qui lui évoquent des émotions personnelles. Chacun a également sa perception des couleurs qui vont ensemble. Preuve en est notre façon de nous habiller au quotidien.
À plus grande échelle, la perception et la signification des couleurs diffèrent d’un pays à l’autre selon sa culture et ses traditions. Chaque couleur a ses significations, évoque des émotions qui vont refléter votre positionnement et les codes de votre audience, géographiques et sociologiques. La communication n’est-elle pas l’art de susciter des émotions pour déclencher un acte d’achat ? Les couleurs en communication sont donc les moteurs des émotions à véhiculer sur tous vos supports.
La psychologie des couleurs étudie en effet les couleurs en relation avec le comportement humain. Elle a pour but de déterminer la façon dont les couleurs nous influencent au quotidien et en particulier dans nos achats.
La couleur d’un manteau va-t-elle nous stimuler au point de nous faire sortir notre carte bleue ? Les couleurs d’un emballage peuvent-elles nous amener à choisir une marque plutôt qu’une autre dans un rayon de supermarché ? Les couleurs d’une icône sur un site e-commerce nous feront-elles cliquer dessus ? En théorie, la réponse est oui.
Mais dans le détail, le mécanisme est complexe. La signification des couleurs peut nous faire préférer une couleur à une autre. La même couleur peut aussi avoir différentes significations, en fonction de notre éducation, notre genre, notre pays, nos valeurs et une variété d’autres facteurs.
L’exemple de HSE Black Sheriff : couleurs/signifiant/signifié
| Rhum Extra Vieux HSE Black Sheriff |
| Rhum HSE Black Sheriff |
Le Black Sherif…Que représente-t-il dans sa définition?
Autre exemple: Klovis Calvados
| Black Panther ( Marvel) |
Les tigres ont fait sortir le lion du bois. Fin février 2022 , le prix Nobel de littérature (1986) Wole Soyinka a quitté son domaine d’Abokuta, au Nigeria pour apporter son prestigieux parrainage aux » Tigritudes », un cycle de cinéma panafricain mis sur pied par les réalisatruces Dyan Gaye et Valérie Osouf et présenté à Paris . Le nom du festival est une référence directe à l’un des saillies les plus connues de l’écrivain nigérian. » Le Tigre ne proclame pas sa tigritude, il bondit sur sa proie et la dévore » avait-il ironisé en1962, répondant à une question sur le concept de » négritude » , porté alors par Léopold Sédar Senghor, Léo-Gontran Damas et Aimé Césaire. Couverture de l’album Monster rock du groupe R.E.M .
Que ce soit Black Sherif ou Klovis Calvados, le message étant (ces propos n’engagent que moi qui sont mes interprétations propres, ils ne sont pas les propos de ces deux entreprises HSE ou Klovis Calvados), adressent un message aux consommateurs de la communauté noire. Soyez actif de votre consommation en véhiculant des messages au travers de fonctions héroïques : le Sherif représentant de la loi, garant des valeurs et de la sécurité. Ou en suggérant Black Panther des Marvel pour Klovis calvados, un geek des NTICS, lettré, sauveur de l’humanité.
Au regard des couleurs: bien qu’il ne soit pas une couleur à proprement parler, le noir véhicule une symbolique très forte. En marketing, le noir dégage une image haut-de-gamme et donne une impression d’élégance et de noblesse. C’est pourquoi il est très répandu dans le monde du luxe et des produits haut-de-gamme. Le noir s’associe idéalement avec la plupart des couleurs.
Dans la palette des couleurs utilisées dans le commerce, le noir est très populaire. Et dans la signification des couleurs en communication, le noir est synonyme de mystère, de puissance, d’élégance et de sophistication. Mais il est équivoque, il peut aussi évoquer le deuil, la tristesse et la colère. Beaucoup de marques de mode utilisent le noir dans leur logo et dans leur communication visuelle pour insuffler un positionnement haut de gamme.
Le noir est bien sûr aussi très utilisé pour la lisibilité des textes. Certaines marques choisissent d’utiliser des photos en noir et blanc pour des images de bannières stylées ou des icônes, créant ainsi une cohérence esthétique de sobriété et d’élégance sur leur site Internet ou leur photo couverture Facebook.
Le noir est la couleur de marques telles que Chanel ou Nike. Le logo de Chanel est noir et le site présente de nombreuses photos en noir et blanc pour maintenir le même style.
| Inouïe Mélodie Maison Benjamin Kuentz Oeuvres d’art CHEVALIER, Lin ( gauche et droite) |
| Mathieu Fisher sculpture marbre et liqueur Combier Kummel |
Le noir est utilisé jusqu’aux boutons de call to action, ce qui très fréquent sur les sites de mode, en raison du fort contraste provoqué avec le blanc du second plan.
Le site Internet de Nike affiche une palette de couleurs composé de noir, de gris et de blanc, autant de combinaisons de couleurs qui vont bien ensemble. Le logo, ainsi que la police de caractères sont noirs. Le site Internet est donc très lisible. Comme Chanel, Nike propose des call to action noir sur blanc.
Signification positive : élégance, simplicité, luxe, sobriété. Signification négative : deuil, mort, tristesse, obscurité, vide, austérité
L’orange : un dynamisme vitaminé!
En psychologie des couleurs, l’orange représente la créativité, l’aventure, l’enthousiasme, le succès et l’équilibre. La couleur orange donne une touche de fun à une image, un site internet ou un support marketing. Bien qu’il s’agisse d’une couleur attractive, elle n’est pas aussi incitative que le rouge. La signification des couleurs en communication de l’orange est néanmoins régulièrement utilisée pour attirer l’attention sur des call to action.
La signification de la couleur orange s’applique bien sur la communication visuelle de marques telles qu’Amazon ou Orange. Le logo Amazon arbore un sourire orange, ce qui multiplie par deux le message positif du géant de l’e-commerce.
Amazon rend la vie facile et s’immisce vraiment à tous les niveaux de notre quotidien, au point qu’il en devient presque indispensable. La marque de téléphonie Orange quant à elle, a pris le nom de la couleur elle-même, tandis que son branding s’appuie sur les notions de proximité, de chaleur et d’amitié.
Il faut savoir que les perceptions et les significations des couleurs peuvent être très différentes en fonction des pays et des continents. Si vous envisagez de communiquer à l’international ou que vous lancez un produit dans un pays étranger, prenez soin de vous renseigner sur la signification et le symbolisme des couleurs du pays ou du continent que vous ciblez.
Longtemps utilisée dans le marketing pour le packaging des produits dits « entrée de gamme», l’orange est aujourd’hui une couleur davantage tournée vers l’énergie, la vitalité, la force et l’endurance. Elle évoque notamment le soleil, la chaleur, le feu, la lumière et l’automne.
| Triple sec de Combier |
Stimulant, l’orange est une couleur qui permet aux marques de pousser les consommateurs à l’action. C’est pourquoi, graphiquement, cette couleur est utilisée sur le web pour les call-to-action de type boutons ou textes. L’orange véhicule des valeurs de communication, de créativité, et transmet de l’optimisme.
Exemple de secteurs utilisant l’orange : les nouvelles technologies de communication, la restauration rapide, l’alimentation.Signification couleur orange Couleur émotions : créativité, aventure, succès, enthousiasme, fun
Le cognac est une eau de vie de vin produite en France dans la région de Cognac et son histoire est liée à la distillation.
La création du cognac remonte au XVème siècle. Le vin de Charentes est alors distillé pour préserver sa qualité lors du transport à travers l’Europe vers les contrées nordiques. Cela donnera un vin brûlé apprécié par les hollandais qui lui donnent le nom brandewijn, qui deviendra brandy en territoire britannique. Au XVIIIème siècle, les producteurs charentais ajustent leur technique à une double distillation accompagnée d’un vieillissement de ce vin en fût de Chêne. Le cognac vient de naître.
Il est obtenu à partir de raisin provenant de cépages blancs tels que l’ugni blanc, la folle-blanche, le colombard et le folignan. Après récolte et pressage des grappes, le moût formé est mis à fermenter. Après sept jours de repos, le breuvage est distillé deux fois et vieilli en fûts de chêne pendant une durée minimale de deux ans.
En parfumerie, l’huile essentielle de cognac est utilisée, elle est extraite de la lie de vin de cognac par hydrodistillation. Le cognac apporte au parfum des notes suaves et sulfureuses. Il est dédié aux matières premières orientales car il se distingue par des notes vanillées. Il contient également des notes jasminées et fruits confits.
| Blanche de Godet |
| Nuxe |
| Whisky Maison Mounicq |
| Whisky Maison Mounicq |
| Coco Chanel |
| Whisky Maison Mounicq |
Aerodynamic de Daft Punk
| Périquet de Combier |
| Distillerie Manguin Spiritueux à base d’eau de vie de poire et de rhum |
Distillerie Manguin : l‘assemblage rhum/ eaux de vie de poire.
Le rhum est une eau de vie qui trouve ses origines en Amérique centrale. Des rhumeries auraient existé à la Barbade dès 1688. Le rhum est produit par distillation de la canne à sucre. Il va ensuite reposer, après ce sera trois étapes : fermentation, broyage et distillation. Enfin, le rhum peut-être mis en vieillissement pour en obtenir de différentes qualités.
Dans l’univers olfactif, le rhum est utilisé naturellement après extraction. Les extravagances de cette eau de vie sont exprimées dans certains parfums. Il est synonyme d’une olfaction gourmande. En effet, celui-ci possède des notes noisette, vanille, miel, gingembre, cannelle ou encore de cuir bruni qui subliment merveilleusement les fragrances orientales ou boisées.
| Distillerie Manguin |
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| Terre d’Hermès |
| Noces Royal un assemblage de cognac et de liqueur de poire La Spirithèque |
| L’esprit d’Edouard Absinthe |
Absinthe l‘esprit d’Edouard par Combier
Cette herbe entêtante, originaire d’Europe et de Russie, est pourvue d’un large rhizome et de feuilles vertes. Découverte par les égyptiens en 1600 av. J.-C., la culture de l’absinthe se pratique dans les régions montagneuses, sèches et ensoleillées. Après macération, distillation, coloration, blanchiment, collage et vieillissement, la liqueur d’absinthe est prête.
En parfumerie, l’huile essentielle d’absinthe est obtenue par hydrodistillation. L’absinthe fait partie de la famille olfactive aromatique. Elle dégage des notes fraîches, anisées, mentholées, amères et légèrement boisées. Cela donne au parfum un côté excentrique et dynamique, elle est bien évidemment débarrassée des molécules à l’origine des maux de tête.
Le spi un univers matériel, symbolique, de mythes, d’éléments artistiques.
Le philosophe allemand E. Cassirer, précurseur des sciences de la culture, affirme que l’homme ne vit pas dans « un univers purement matériel, mais dans un univers symbolique» constitué de textes, d’objets, de mythes, d’éléments artistiques, etc.
Bien que le spi soit un produit structurellement stable voué à disparaître lors de son utilisation principale (excepté lorsqu’il est envisagé comme un objet de collection), ce bien de consommation est un témoin historico-culturel privilégié porteur de marques signifiantes, symboliques et identitaires.
| Allard, Fred |
Il est également un sujet de patrimonialisation culturelle qui repose sur la construction sociale de l’identité à des fins de valorisation aujourd’hui principalement commerciales et touristiques. Le rôle du territoire dans la production de spiritueux repose essentiellement sur des caractéristiques naturelles mais l’effet de patrimonialisation reflète la « culturalisation » de notre objet.
Cependant, évoquer le spi comme d’un objet pose un problème terminologique. Il faut reconnaître et prendre en compte que l’expression « objet-spi » est un raccourci sémantico-cognitif courant et utile mais quelque peu sibyllin de par la multiplicité des figures inhérentes à notre objet.
Il semblerait ainsi plus approprié d’utiliser le terme d’ « univers des spiritueux ». En effet, dans ce contexte physique, historique et technique, l’objet-spi contient à la fois, explicitement et implicitement, toutes les pièces du scénario, tous les espaces signifiants, qui participent à la construction graduelle du spi et de ses motifs chargés de valeurs et de représentations.
De plus, la substance liquide « spi » est un savant mariage entre plusieurs éléments et acteurs qui le constituent : l’alcool, l’eau, la pomme, cannes à sucre la glycérine, le sucre, le polyphénol, le raisin, ou encore les céréales.
Néanmoins, l’objet nommé « spi » regroupe de surcroît des éléments bien plus hétérogènes, où le visible occupe une part essentielle, tels que la bouteille, l’étiquette, les pratiques qui l’entourent (pratiques de vinification, de dégustation et gustatives, etc.), ainsi que des composantes abstraites telles que les valeurs qui circulent au sein de la distillerie.
La sémiotique tente d’appréhender la « production de sens » c’est-à-dire de décrire et de comparer les manières dont les êtres individus articulent et assignent du sens à certaines instances de leur vécu. Que se passe-t-il sous et entre les signes ? D’où jaillissent le sens et les nuances qui l’accompagnent ?
Ces deux mots viennent du grec « semêion » qui signifie « signe ». Les deux grands précurseurs de la sémiotique moderne sont, pour l’Europe, le linguiste Suisse Ferdinand de Saussure et le scientifique américain Charles Sanders Peirce. Les deux termes, historiquement et épistémologiquement distincts et issus d’une opposition inter-atlantique, sont souvent confondus dans la tradition française mais ne sont pas pour autant synonymes.
Le premier terme, d’origine américaine, est le terme canonique qui désigne la sémiotique comme philosophie du langage et comme discipline s’intéressant à l’intention et à la convention du signe, ainsi qu’au rapport que celui-ci entretient avec l’objet qu’il cite.
Le signe est alors définit comme une relation triadique entre trois termes (représentamen, objet, interprétant). La sémiotique ne s’occupe pas seulement de l’analyse langagière et sociale mais s’intéresse à la manière de construire le sens. L’usage du second terme, sémiologie, d’origine européenne est à appréhender comme l’étude des langages particuliers ; le signe y est défini comme une relation binaire entre un signifiant et un signifié.
Nous pouvons donc comparé l’objet flacon de parfum aux spi tant dans la forme et le contenu. Ces deux produits sont prisés par la même clientèle.
Ces notes audacieuses sont apparues assez récemment dans la palette des parfumeurs. Et pour cause, il y a plusieurs décennies, il aurait été plutôt mal vu de créer des fragrances aux ingrédients sulfureux. En effet, au début de la démocratisation du parfum, les ingrédients de prédilection des nez sont plutôt frais et légers. Agrumes, fleurs et odeurs de propre ont le vent en poupe. Mais au fil des années, des changements sociaux et des découvertes olfactives, les envies évoluent. Les années 80 signent le retour des compositions fortes et affirmées. Et la vague gourmande des années 90 contribuera à son tour à pousser les notes alcoolisées sur le devant de la scène.
Mais c’est surtout l’avènement de la parfumerie de niche qui favorisera l’utilisation de ces ingrédients enivrants dès les années 2000. Les parfumeurs osent dévoiler des nuances liquoreuses, astringentes voire pétillantes. Comme on déguste un bon cru ou un verre de brandy, les parfums cherchent à nous mettre des arômes plein les narines. Les senteurs tourbées, la puissance des effluves maltés ou les arômes de fût de chêne deviennent alors de réelles sources d’inspiration pour les nez. Et on comprend aisément pourquoi quand on se rend compte de la richesse olfactive de ces nuances addictives.
Exemples :
Les whisky Maison Mounicq
Représentamen: 2 whisky français/ l’objet: deux flacons/ interprétant : la haute parfumerie=le whisky et le parfum (et non pas eau-de-parfum) sont identiques = réservées à un consommateur ou au consommatrice aisés esthètes, sensible au design, amateur de parfum.
| Whisky Maison Mounicq |
| Whisky Maison Mounicq Vodka Nadé |
La vodka Nadé :
L’étiquette et contre-étiquette ont été soigneusement étudiées et travaillées. Le logo de la vodka nous pas sans rappeler Bacchus. Le logo est de couleur dorée, au touché un certain relief ( création d’un moule chez un graveur). Tous les codes de la haute parfumerie ont été repris et déclinés. Les couleurs sont le bleu nuit et doré, voir dans la seconde partie la signification du bleu.
La vision de Cédrik Nadé https://www.facebook.com/VodkaNade/posts/1241045309705465/
Concernant le gin Avem Ajaja le père du fondateur Cédrik Nadé est ornithologue… Nous retrouvons dans l’ADN esthétique de la maison Mounicq une loyauté, une transmission, un héritage… Hommage aux racines bordelaises et ornithologiques.
En effet, des oiseaux sont observés dans l’estuaire de la Gironde et dans l’Aude, une espèce d’oiseaux de la famille des Threskiornithidae.
Exemples : Les éditions limitées de SAB’s
| Editions limitées marc et fine Alambic Bourguignon |
Nous sommes désormais loin de la position textualiste, inhérente au célèbre adage Greimassien « Hors du texte, point de salut ! », mais bien dans l’ère des sémiotiques-objets, c’est-à-dire des ensembles signifiants (possédant un plan du contenu et un plan de l’expression) et de leurs contextes telles que les pratiques individuelles, collectives ou encore rituelles.
Le contenu et discours des commentaires de dégustation.
Le monde naturel dont sont issus les spi est ainsi présent à différents niveaux de l’axe syntagmatique de l’univers du spi et sous différentes formes. A présent, voyons comment ce dernier est invoqué dans les commentaires de dégustation.
Nous retrouvons, au sein des commentaires de dégustation (présents à la fois dans les ouvrages et revues spécialisés et même parfois sur la contre-étiquette) de nombreuses figures de style, telles que des métaphores et des métonymies traditionnellement employées dans des discours poétiques, qui renvoient subtilement au domaine naturel et aux valeurs sous-jacentes et qui nous renvoient, tout comme les étiquettes, aux propriétés organoleptiques des spi.
La vue : l’examen visuel de la robe ne permet que rarement, contrairement au vin, de se faire une idée de l’âge ou de la qualité du spiritueux. Certains peuvent être très âgés mais pour autant de couleur claire car ils sont filtrés. Il s’agit surtout de repérer si il est trouble, si il y a des larmes… vous pouvez utiliser un nuancier pour apprécier la grande diversité des couleurs : incolore, brun, doré, ambré… ou alors plus original comme vert ou bleu pour les liqueurs.
Le nez : il faut veiller à ne pas faire tourner le verre car cela masquerait les arômes les plus légers : l’incliner suffira. On retrouvera généralement les arômes de la matière première utilisée (raisin, pomme, végétaux, céréales…). D’autres auront été créés grâce aux techniques de vieillissement utilisées. Par exemple, le vieillissement en fûts de chêne donne un arôme de noix de coco au Bourbon, et de vanille au Cognac). Enfin, certains arômes auront été ajoutés comme c’est le cas pour le gin (une vodka à laquelle on ajoute du genièvre, des agrumes et des épices). Plus les arômes seront nombreux, et plus on parlera d’un spiritueux complexe.
Le goût : les sensations en bouche permettront de confirmer ou non les arômes, mais aussi de constater la texture (mordant, rugueux, soyeux…) et la persistance aromatique (la longueur en bouche, synonyme de qualité). L’alcool est-il sucré, salé, acide ou bien amer ? Est-il plutôt sec ou gras ? Décèle t-on une grande catégorie (fruits, végétaux, épices…) ou même un arôme plus spécifique (fleur blanche, fruit sec…) ?
Exemple description gustative: Distillerie Générale pour leur rhum Havana.
D’environ 30 ans d’âge, ces fûts furent d’abord utilisés 5 ans pour élever du bourbon, puis 10 ans pour du whiskey irlandais et enfin 15 ans pour du rhum Havana Club. L’âge moyen de cet assemblage est de 25 ans. Non filtré à froid. Nez: tarte aux fruits jaunes, cake fruits confits arôme floral est combiné avec le parfum sec du thé.
Issu d’un batch unique, le cœur de ce rhum est constitué de la base Union 2014, développée spécialement pour se marier à la perfection avec un authentique cigare cubain. Élevé en fûts de chênes américains, l’assemblage définitif a ensuite fait l’objet d’un finish de 3 ans dans des fûts de chêne blancs américains spécialement sélectionnés.
La forme, le packaging exemple sur la forme
le cas du domaine Arton avec l’évolution des packagings, qui n’est pas sans rappeler chez moi, les différentes mises en scène scéniques d’oeuvres dites classiques (voir plus loin). Les nouveaux habillages laissent transparaître une touche moderne si ce n’est un zest de contemporain, une allusion à l’art moderne et contemporain…
Plus de symbole logoté façon royauté, aristocratie…Nous délaissons une police d’écriture classique italique accompagnée d’un panel traditionnel de couleurs rouge et noire au profit d’un packaging contemporain, international, épuré aux traits souples. Ce nouveau décorum nous renvoie ainsi aux oeuvres de Picasso et Cocteau des artistes universels.
Une ré-interprétation des grands chefs d’oeuvres, tout comme Karl L avec ses moult déclinaisons du tailleur Mademoiselle Gabrielle Chanel.
| Armagnac Arton Un esthétique Picassien et Cocteaussien |
| À gauche tailleur Chanel revisé par Karl.L Droite haut lamé Dior par Gianfranco Ferré couleur or, broderie Lesage |
Faust dirigé par VIOTTI, Lorenzo
Démons de Dostoïevski mise en scène de CASSIER, Guy |
Démons de Dostoïevski mise en scène de CASSIER, Guy |
Démons de Dostoïevski mise en scène de CASSIER, Guy |
Qui reconnait l’utilité de certains spi comme objet bull-shit? Hormis montrer à notre petit monde, notre arrogance, réussite sociale, pro et autosuffisance? Il est facile et tentant de moquer la profusion de ces bullshits spi aux contours mal définis.
Connus pour distiller une bonne dose d’ennui gustative, il serait encore plus tentant de s’en gargariser dans une ère de consumériste avec à chacun son 1/4 de gloire digitale. Impossible, pourtant, d’ignorer la progression de ce nouveau « mal gustatif façon vomi» de l’époque, qui gagne de plus en plus de consommateurs.
« Ah oui c’est intéressant »… Cyrille Lawson. Me disait-il. « Car, beaucoup sont bienveillants, inutile de descendre les produits…»
Oui, dans un sens, ce dernier a raison. Il est toujours opportun de comprendre, de déconstruire des spi qui ne sont pas à nôtre goût. Tenter d’appréhender ce qui nous est étranger me semble judicieux.
Ces « bull-shit spi », ce sont ces aimables spi qui deviennent soudain inintelligibles, sexy gustativement lorsque survient, au détour d’une conversation, la question : « Ah oui c’est qui le producteur ? » La réponse, des tentatives d’explications mâtinées d’anglicismes, eux-mêmes imbriqués dans un langage commercio-marketing, est généralement suivie d’un grand silence.
Cet autre, en soirée dégustation apparemment absurde, n’est pas juste amputé de sa capacité de vulgarisation. Il souffre d’un syndrome de plus en plus répandu dans le secteur des spi : il occupe une place dénuée de sens; un bull-shit spi pour ne pas mentir, ni produire de langue de bois.
Le « sens », comme je le décris au travers de ces lignes, montre singulièrement son absence dans la consommation des spi, ces RDV ou dégustations. Dès lors c’est l’apogée avec l’impression que les semblables produisent juste du bruit avec leur bouche ou ce goût pour les sigles incompréhensibles, comme pour installer une novlangue d’initiés… ».
Un vocabulaire qui devient l’objet d’un jeu comme celui développé par un commercial méconnaissant au plus haut point. Entre la logique de compétitivité consumériste nécessitant une évaluation permanente des produits entraînant une explosion des normes, nous assistons à l’extension productive pléthorique de bull-shit spi , et de son vocabulaire omnipotent.
Des « bullshit spi » a découlé un autre phénomène : « L’équivalent de la chaîne de montage dans la production de spi »
À ma décharge étayée, chaque période a connu ses bullshit spi, en particulier durant la révolution industrielle. Début du XIXe siècle, avec la révolution industrielle et l’exode rural, les ouvriers ont perdu leurs racines. Ils se retrouvent dans les bistrots tenus par leurs congénères auvergnats ou bretons, pour se soutenir et glaner des nouvelles du «pays». L’alcool est le véritable opium du peuple : il permet de supporter les conditions de travail.
Les conditions de consommation se transforment rapidement. C’est l’effet « révolution industrielle », une nouvelle économie de l’alimentation se développe avec l’industrialisation des secteurs de la fermentation et de la distillation. La révolution industrielle fait émerger deux classes fortement consommatrices : la bourgeoisie qui tient à affirmer son rang social jusque dans ses prises de verre et dans la détention de produits confidentiels opposée à la classe ouvrière, salariée, qui ne consomment que des boissons présentes sur le marché.
La France entre dans une nouvelle époque marquée pêle-mêle par l’industrialisation, la révolution des transports et de la réfrigération, l’amélioration de la conservation des boissons (appertisation, pasteurisation), l’accélération de la mise en relation des sociétés et des territoires entre eux (de la colonisation à la mondialisation actuelle), de multiples restructurations de la société (de la « fin des terroirs » à l’essor des consommateurs « bourgeois-bohème »), l’essor du tourisme gastronomique, les mutations de la science œnologique, le regard sur une identité gastronomique française dans une mondialisation à tendance uniformisatrice, une dynamique tant de démocratisation, y compris dans la sphère culturelle (accès à des boissons bon marché), que de distinction maintenue, et enfin la naissance de l’alcoolisme.
Cette mise sur le marché de produits nouveaux correspond à l’ordonnancement même du nouveau « repas à la française », qui s’impose au début du XIXe siècle avec les Brillat-Savarin et autres gastronomes. L’alcool devient le « monarque des liquides » selon l’auteur de la Physiologie du goût. Il est servi par une cour de plus en plus fournie et fastueuse.
Au fond cela n’a pas changé, aujourd’hui encore le seul horizon gustatif : notre caviste « l’open space » des alcools avec tout et n’importe quoi. Les bonnes quilles, les small batchs, sont réservées non plus à des monarques mais à ceux et celles qui ont accès à l’information avec un panier moyen de 150 euros min.
Plutôt que d’accepter les quilles grand public, les amateurs aujourd’hui déploient alors des trésors d’inventivité pour consommer vrai et donner un sens à l’objet spi qu’ils ne trouvent plus. Boire, consommer du vrai, de l’authentique.
Cette tendance entre en corrélation avec ce phénomène : l’exode urbain de nombreux cadres sup qui un jour décident de tout quitter, pour trouver un sens à leur vie. Quitte à réduire leurs émoluments….
Une profession reconnue socialement : être producteur.
Depuis quelques années, d’excellents CV diplômés en quête de sens, n’ont jamais été aussi nombreux à démissionner pour s’installer en province et exercer une activité manuelle et/ou artisanale.
L’exemple les Arton, Jean et Liliane parisiens, cadre supérieurs ont repris une propriété familiale produisant de l’armagnac.
| Les Montal |
C’est aussi le cas de Sabbagh, Mathieu, la quarantaine, barbe de trois jours et cotte de travail, bonne école de commerce, embauche dans de grands groupes industriels, tout allait bien. Puis, le ras-le-bol, une volonté, un souhait de trouver, donner un sens à sa vie pro. Ici son interview
https://thedevildiesforfrenchspirits.blogspot.com/search/label/Mathieu%20Sabbagh%20Bourgogne
| SABBAGH, Mathieu |
Idem
Exemple premier :
| HAMELLE, Jérôme |
Après un parcours professionnel passé dans l’économie et la finance, Jérôme Hamelle décide, en 2018, de tout quitter pour se lancer dans les spiritueux. Il y a 2 ans, a eu l’ambitieux projet de radicalement changer de vie professionnelle, afin de s’adonner pleinement à sa passion, les spiritueux. Issu d’un cabinet d’audit, il voulait autre chose que “marge, profit, actionnaire”. Il a donc divisé son salaire par deux, mais le sens et le bonheur n’a pas de prix.
| AINCE, Dimitri |
Second exemple : Dimitri Aince va rapporter le savoir appris à la distillerie de Barbonne-Fayel en GuadeloupeL’élève guadeloupéen a appris les techniques de la distillerie aux côtés de Loïc Charpy. Il veut pouvoir appliquer ces méthodes artisanales à son retour.
Troisième exemple:
| METROT, Arnold |
La crise sanitaire a accéléré le projet de distillerie artisanale d’Arnold Métrot, directeur artistique de La Moba et dirigeant du labal Patchwork. Le secteur culturel est quasiment à l’arrêt depuis mars. La salle de spectacle La Moba n’est pas épargnée à Bagnols-sur-Cèze. Alors Arnold Métrot, son directeur artistique et aussi dirigeant du label de musique Patchwork, a délaissé un peu la musique pour mettre les mains dans la terre en créant sa distillerie artisanale.
Il a suivi une formation cet été à la distillerie Baptiste avec Matthieu Frécon après avoir lu son livre « L’art de la distillation », déclic de sa reconversion. Arnold Métrot, découvre alors la distillation à l’ancienne en maniant un vieil alambic chauffé au bois mais aussi les bases de l’alchimie végétale et la spagyrie.
Souhaitant s’inscrire dans une démarche durable en proposant aux vignerons locaux d’amener leurs fruits un peu passés, impropres à la consommation ou ne rentrant pas dans le bon calibrage, pour les distiller, sans songer à abandonner pour autant ses activités dans la musique à l’avenir. Reliant ainsi la culture et la culture, la musique et la nature.
Quatrième exemple:
| HEROULT, Camille |
Ingénieur de formation, avec une spécialisation Matériaux et Mécaniques ainsi qu’un DESS chimie. J’ai également passé un Master en Gestion de Projets Internationaux.
Le monde des spiritueux lui était déjà connu, car son grand père qui était bouilleur de cru externalisait la fabrication du lambig avec son cidre auprès d’un distillateur ambulant.
Curieux, il approfondi les notions de fabrication afin d’obtenir les arômes et organoleptiques en se formant au CIDS (Centre International des Spiritueux) à Ségonzac proche de Cognac.
Cinquième exemple:
| HUE, Mathieu |
Après plusieurs années à exercer la profession de pharmacien pendant lesquelles il s’initie à l’élaboration du cidre sur son temps libre, Matthieu Huet mûrit le projet de s’installer comme cidrier. Il passe alors une année à se former et décide de créer sa cidrerie à Clohars-Carnoët commune dans laquelle il a grandi.
Le choix de Clohars-Carnoët n’est pas anodin puisque les productions de pommes et de cidre font parties du patrimoine historique de la commune. Elles ont représenté une activité économique importante, jouant un rôle déterminant dans le développement des fermes jusqu’au milieu du XXe siècle. Reconnu pour sa qualité, le cru de Clohars était un des plus réputés de la région, au même titre que celui de Fouesnant.
Aujourd’hui de nombreux acteurs de la food dans la mouvance premiumisation s’inspirent des processus et practices du secteur des spi…Regardons le teasing d’un « Amour bleu » dédié à l’ouverture d’un restaurant spécialisé dans les bao. La production repense à l’identique des codes cinématographiques filmiques des clip publicitaires Bleu de Chanel assemblés aux films de Wong Kar Wai.
| Wong Kar Wai |
Conclusion
Les trois parties relatives aux discours visuel, iconique et verbal mettent en avant des résultats identiques dans les représentations socio-culturelles du spi en France. Dans les trois types de discours, le spi est associé à un corps vivant. Il symbolise la vie.
Partie 1
Partie 2
ALP