Notation des sessions « French Touch Spirits ».
Mes notations se nommant The French Touch Spirits, conséquemmnt le titre de cette tribune a été librement inspiré du mouvement “ French touch” (« la patte française »), ou French house, courant musical né en France en 1990, reconnu internationalement comme la déclinaison française de la musique house.
Ses principaux représentants sont issus de la scène électronique parisienne des années 1990. Le nom apparaît pour la première fois à Paris en juin 1987, lorsque le photographe des nuits parisiennes Jean-Claude Lagrèze crée les soirées French touch au Palace, faisant découvrir la musique house et les DJ Laurent Garnier, Guillaume la Tortue et David Guetta. Daft Punk, Air, Kavinsky, Sebastian, ou encore Mr. Oizo. Alan Braxe, Benjamin Diamond, Bob Sinclar, Cassius, Etienne de Crécy, Laurent Garnier, Martin Solveig, Modjo, St Germain, The Supermen Lovers.
L’expression est ensuite reprise en 1991 au dos d’un blouson créé la même année par Eric Morand pour le label Fnac Music Dance Division et portant l’inscription «We Give a French Touch to House (« Nous donnons une touche française à la musique house ») françaises. Les journalistes britanniques popularisent le terme et contribuent à la diffusion du mouvement outre-Manche. À partir de 1996, des productions électroniques n’est plus synonyme de French House.
Si l’expression « French touch » a été popularisée par le succès de la musique électronique française dans le monde, elle est désormais appliquée à de nombreux secteurs, dont celui des nouvelles technologies. Changement des mentalités La « French touch » incarne la qualité, mais aussi – et surtout – l’originalité du talent français.
Si la notion a pu émerger puis s’exporter, c’est avant tout en raison d’un changement majeur des mentalités. Certes, l’Hexagone brille depuis longtemps par l’excellence de ses écoles d’ingénieurs – les matheux français, recherchés aussi bien dans le monde de la finance que de la science.
Les concepts français imités Pas question cependant de se contenter d’imiter ce qui se fait outre-Atlantique. Au contraire, ces nouveaux venus dans le monde de l’entrepreneuriat maintiennent cette originalité française, qui a donné naissance à des start-up comme Vente-privee.com, dont le concept de ventes événementielles a d’ailleurs été depuis copié aux Etats-Unis.
Le e-commerce, mais aussi la vidéo (Dailymotion), la musique (Deezer), sans oublier les modèles fondés sur les maths et le big data (Criteo, PriceMatch…) ni les innovations dans des domaines aussi pointus que les objets connectés (Sigfox), sont emblématiques de la fameuse « French touch ».
Je viens d’achever la lecture : Habiter le temps de Rasmus Lindberg,
| Rasmus Lindberg |
en voici un court topic: trois générations réunies au sein de la une maison familiale, trois histoires, situées à trois époques différentes (1913,1968, aujourd’hui) se noue, se déroule.
Nous assistons au tissage d’un récit intergénérationnel, ces trois couples dont les destins se font écho dialoguent à travers le temps sensoriellement, révélant leurs failles. Rasmus Lindberg interroge, le temps et la question existentielle, au cœur du processus d’écriture. La thématique simple et pourtant si cadenassée mise en exergue, est la suivante: quels facteurs déterminent et influencent un individu ?
Mon blog me permet d’appréhender la mécanique constitutionnelle, originelle de cette mémoire intergénérationnelle sensorielle inconsciente au fil d’Ariane.
Quelle part prend-elle dans l’édification de notre personnalité, nos orientations ? Au travers de ces œuvres précédemment citées et celles qui s’en suivent; mon blog tente d’entrer en résonance révélant chacun d’elles éloignés ou similaires.
Si tout a été déjà colporté sur les producteurs parfois décriés, les critiques comme Serge Valentin, Cyril Mald, Christine Lambert, Alexandre Vingtier, Martine Nouet il faut me semble-t-il, déconstruire, fragiliser le récit et non pas celle de la Doxa, pour renoncer aux effets narratifs acquis ou trop apparents.
| Nicolas Bourdais |
| Martine Nouet |
| Christine Lambert |
| Alexandre Vingtier |
| Serge Valentin |
| Cyril Mald |
Une façon de s’approprier, d’investir l’autre, son extension interpersonnelle: son produit. Ceci se traduit par des écritures textuelles onis de fables; le live est ma ligne éditoriale: phrases brutes dénudées d’un regard complaisant.
Tout l’opposé de la pensée Palo Alto dans son concept du Méta regard. Mes textes, n’incarnent pas de contes, récits, difficilement identifiables en tant que tels, les informations demeurant repérées, minces ou problématiques.
Ce n’est pas une réelle gageure; déshumaniser les acteurs de cet écosystème, j’emploierai le verbe désacraliser plus approprié. Wong Kar Wai,
| Wong Kar Wai |
tout comme Maiwen Le Besco couronnés, adoubés dépeignent sans filet sur les plateaux, aucun scénario si ce n’est des lignes de force, axes.
| Maiwen Le Besco |
Livrée très jeune à une solitude bienfaisante, allégorie d’une construction architecturale, fondations d’un imaginaire puissant, une sororité artistique: mes effractions professionnelles ont été formatrices, la confrontation face aux diversités humaines et sociales sont les résultantes de ce blog. Est-ce dû à mon environnement ou bien à une practice intellectuelle?
Je ne saurai dire. Bon nombre de consommateurs apprécient un produit sans le questionner sur ses origines, sa fabrication…
Derrida chantre du déconstructivisme m’a permis de m’approprier une matrice théorique, travaillant une nomenclature linéaire, l’univocité, les gages référentiels caractéristiques.
Cela apporte un sens constitutionnel aux garanties traditionnelles de la compréhension. La figure libre du mouvement disséminatoire du signifiant et du signifié, faisant voler en éclats la logique même du signe ici du produit.
Cet oxymore est lié à l’affirmation centrale selon laquelle il n’y a pas de « mauvais produit », c’est-à-dire de référent ou de garantie « objective »: S’il n’y a pas de médiocre spiritueux, cela implique, donc la transformation du concept, notion du bon et mauvais. Celui-ci ne demeure plus intra muros calfeutré d’une intériorité ou d’une identité propre à nous-même.
Le champ des possibles, une autre perspective d’effets d’ouverture et de fermeture sur le marché des consommateurs.
Raconter l’histoire (gerber ses connaissances sur la copie) demeure une des façons, scolaires ou non, de vérifier, l’apprentissage de l’enseignement. Dans les faits, établir le récit, ou mieux, la fabula d’Aristote ou brechtienne, termes techniques d’usage, est un exercice complexe, exigeant, puisqu’il réclame la saisie de la totalité des informations fournies au fil de l’écriture, posant ainsi la question du goût, au sujet d’alcools ne correspondant pas à mon ADN ni certaines stars du milieu des spi.
De mon point de vue, il ne s’agit pas de savoir si le produit est bon ou non, bien que la question soit au cœur du produit. L’enjeu s’achève donc au travers de cette question récurrente: qu’est-ce que cela raconte, ou bien qu’est-ce que cela m’évoque, souvent considérée comme interrogation posée à propos de tout, n’importe quoi.
La notation
La figure du premier de classe ne peut laisser aucun ancien élève indifférent, écrivait en 1990 Philippe Perrenoud.
| Philippe Perrenoud |
Nous avons tendance à accoler aux bons élèves des stéréotypes, paradoxalement des adjectifs peu flatteurs. Derrière ces clichés, pointe une once de jalousie, face à ces bêtes à concours, surtout ceux qui avec leurs airs de je n’en fous pas une. Ce sont des effets, des sensations négatives et surtout pas de bienveillance.
Dès lors, se dessinent les prémisses des bêtes à concours plus tard nommé élite de la nation au sein de prépa telles que HIV, LG, Ginette, en sous-jacent: la filiation amour-haine que le système entretient savamment. Étrangement en France, nous ne considérerons pas la réussite scolaire tel un péché vaniteux (contrairement à la réussite financière qui doit être souvent dissimulée).
En effet, autant faire partie des premiers: une sale note rime avec te-honte, un thon intellectuel quoi. Légion, les premiers de classe désaimés des camarades; demeurer dans le top 3, n’est jamais à titre gracieux.
Inévitablement, rançon des tensions inconscientes, l’omerta insidieux premiers versus majorité de la classe, la notation devenue synonyme d’un catwalk aux lauriers; féliciter publiquement les uns tout en humiliant les autres.
Conséquemment: pas de premiers sans-derniers.
L’excellence scolaire ici excellence gustative est perçue sous un angle social: le fait d’être rebuté par les intellos ( les producteurs talentueux, voir confidentiels) et les maux dont nous les accusons, est vécu tel un miroir, un rappel sanglant de l’échec scolaire, la symbolique des inégalités scolaires puis professionnelles, incluant in fact les inégalités sociales.
AP
The Devil dies or French Spirits.
Sources :
Extrait de protocole radio
Extrait de la BPI
