
Vocable
ATTENTION MES PROPOS REFLETENT MA PENSÉE ET MOI SEULE. CES ECRITS N’ENGAGENT QUE MOI.
Un jour le fondateur de Spiritissime relève, d’un ton ironique ma profonde impéritie des Armagnacs. Le problème n’étant pas de mon ressort, en dépit du véritable appétence pour les spiritueux français s’agissant de mon point de vue plus d’une question conjoncturelle relative au BNIA Bureau National Interpro de l’Armagnac qui ma foi est censé faire rayonner l’Armagnac sur la scène française et internationale.
J’adresse ici mes remerciements à Amanda Garnham à qui je dédie cette tribune.
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| Amanda Garnham |
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| Alexandre Vingtier |
Concernant Alexandre Vingtier, je m’étonne que celui-ci ne soit toujours pas adoubé Mousquetaire…Étant donné sa contribution au profit de notre communauté…
Nicolas Julhès…Forcément qu’est-ce que tu ne ferais pas pour une photo je te jure. T’es vraiment plus un épicier mais un homme d’affaires, d’ici peu on va appeler Agence ASK pour te pécho un agent artistique qui va te booker tes tournées, je te le dis moi! En plus c’est injuste je connais ta boutique! Tu n’as que 4 références de producteurs d’Armagnac!
Et après on me sort que c’est moi la TE B de service, ben oui c’est normal ! Si NJ n’affiche que 4 producteurs d’Armagnac normal que je n’en connaisse qu’une dizaine ben oui! Puisque j’arpente les épiceries gastronomiques de la capitale dépourvues d’une sélection d’Armagnac. T’étais pas au courant il y’a plus d’une centaine de producteurs d’Armagnac?
Attends dégaine your phone et call Alexandre Einstein le surdoué des spi pour lui demander le nombre de producteurs d’Armagnac existant en exercice.
Ce sont sept siècles d’histoire au cœur de son terroir – et néanmoins ouvert sur le monde – qui ont transmis à l’Armagnac les valeurs et l’identité forte de la région dont il est emblématique. Sous le soleil du Sud-Ouest de la France, des hommes et des femmes se transmettent depuis des siècles les secrets d’élaboration de cet alcool généreux à la couleur ambrée.
Dans leurs caves et leurs châteaux, l’Armagnac mûrit lentement et embaume l’atmosphère de la riche palette de ses plus fins arômes. Chaque famille y imprime son caractère, chaque producteur élabore avec passion un produit rare et unique, sa propre signature. Parmi toutes les signatures originales de l’Armagnac, chacun peut partir à la découverte de son propre goût, du meilleur des Armagnacs : le sien.
Le Bureau National Interprofessionnel de l’Armagnac (B.N.I.A.) regroupe l’ensemble des professionnels de la filière (Producteurs en Caves Particulières ou en Caves Coopératives, Négociants, Distillateurs, Courtiers…).
Il exerce ses missions dans le cadre de la loi sur les Interprofessions du 10 juillet 1975. Il est placé sous la tutelle des Ministères de l’Agriculture et des Finances. Certaines décisions prises au sein du BNIA par les deux familles (production et négoce) – les accords interprofessionnels – ont, après approbation et extension par les deux Ministères concernés, force de loi et s’appliquent donc à tous (Suivi Aval de la Qualité, Suivi des millésimes…).
Les missions du BNIA portent sur différents domaines :
-Apporter à tous ses professionnels, une assistance technique et pratique,
-Procéder à toutes les études et les recherches concernant la production et la commercialisation des Eaux-de-Vie d’Armagnac et plus largement, rassembler les données économiques, techniques et statistiques (suivi permanent du marché et de la production…), nécessaires à l’ensemble des Professionnels,
-Vérifier la qualité des Eaux-de-Vie produites et offertes à la vente et veiller à l’application des règles découlant de l’Appellation d’Origine Contrôlée,
-Assurer la promotion collective de l’Armagnac.
-Assurer les actions confiées par les Ministères de tutelle, notamment sur le plan de la réglementation.
Version The Devil dies for French Spirits
La preuve étant, ma pauvre culture dotée d’une dizaine de producteurs. Il me semble qu’un syndicat ou/ ou interprofession se doit d’effectuer un travail de fond: en terme de notoriété, action à mettre en place au nom du collectif ex: formation, salons de dégustations…Inscription à des évènements tels que France Quintessence…
Qu’on se le dise, les inter-pro représentent les producteurs en exécutant leurs missions qui leurs sont incombés, déterminés par leurs statuts. Accuser, vilipender les journalistes, critiques ou curateurs rime avec n’importe quoi. Mon droit de réponse prend acte dans cette anecdote…Enfin, j’ai tenté d’appréhender, les enjeux de cette remarque dans laquelle reconnaissosns – le, mon égo s’est un tant soit peu froissé.
Sur quels fondements, en tant que curatrice mon inculture des Armgnacs me fît faux bond? Une motivation, d’énergie, curiosité éculée? Je décidai donc d’organiser une visite terrain: 4 producteurs Château Arton, Château Saint-Aubin, Domaine de l’Espérance ainsi que le Domaine Boisnières en ce mois de juillet 2021. Nous avons au cours de ses rencontres, en one to one ou ensemble lors d’un déjeuner, longuement échanger sur le tout, le rien et le BNIA…
Cela pose dès lors, les jalons, questions suivants: comment expliquer la reconnaissance internationale du Cognac représenté par le BNIC au delà de l’investissement de grands groupes tels que LVMH, Kering et autres considérations topographiques, nombre de cols? Quelles sont les outils viables de l’IDAC dont la notoriété ne cesse de croire depuis ces quinze dernières années? L’Armagnac se positionne-t-il dans la culture culinaire et art de vivre à la française? Quels types d’actions le BNIA met-il en place, hormis des réunions informelles participatives?
Qu’est signifie s’engager au nom et au profit du collectif au sein d’un bureau inter -pro? Quelles en sont les réelles motivations, ce qui en découle? Une telle démarche relève-t-elle du don de soi ? Autant, d’interrogations, que de réponses. À la lecture de cet article dédié aux jeunes médecins syndialisés https://www.whatsupdoc-lemag.fr/gros-dossier/des-syndicats-et-des-hommes…J’ai pu y trouver un semblant de réponses.
Il y a quelques semaines, j’écoutais un extrait du colloque suivant « Quel avenir pour la démocratie participative européenne dans l’Union Européenne ». L’introduction du Professeur de droit de Paris I Panthéon-Sorbonne, Jean-Christophe Barbato https://mediatheque.univ-paris1.fr/video/2371-0415-quel-avenir-pour-la-democratie-participative-europeenne-m-barbato-villes-et-democratie-participative-dans-lunion-europeenne/ m’a en effet, éclairé en partie sur les bonnes ou mauvaises practices alimentant uses coutumes des inter-professionnels dédiés aux spiritueux français.
Attention prise de notes d’un colloque « oral » pas de retouche syntaxique :
« Sur l’idée de la démocratie assez commune qui serait celle de penser, considérer que les villes en sont les berceaux; aussi une forme d’apprentissage de cette dernière. Nous retrouvons cette idée notamment chez Tocqueville ( et ce n’est pas seulement valable pour l’Amérique).
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| Alexis de Tocqueville |
La proximité qu’implique la ville et ses habitants, la proximité avec les élus, favorise cela favorise, la discussion l’espace publique, il est vrai que les villes ont été des lieux d’émancipation politique. Si la ville est un lieu d’apprentissage de la démocratie en général, un lieu favorable à la démocratie participative…la démocratie participative est la prise de décision en elle-même prise pas les représentants élus.
La démocratie participative: se situe en dehors du circuit décisionnel, officiel, la consultation des personnes qui se trouvent à l’extérieur. Cela peut-être des citoyens à l’échelle du l’UE ou des autorités urbaines.
Qui se différencie de la démocratie directe sur la prise de décision directement prises par les citoyens qui cependant ne collaborent pas directement ni nécessairement à la proposition qui leur est soumise. À la différencee de la démocratie représentative dont les représentation vont décider sans pourtant faire appel aux concitoyens, enfin à la société civile. La décision prise dans le cadre du processus décisionnel officiel auquel nous peuvons faire appel par exemple le Conseil économique et environnemental en France.
La ville et la démocratie participative, la proximité avec les habitants/ élus est un lien favorable à la démocratie participative, nous ne comptons plus les réunions de quartier , les consultations pour telle ou telle zone de la ville, autres consultations..
Il y a donc une proximité avec la démocratie participative à l’échelle urbaine, suscitant un sentiment d’adhésion, un espace public, un accord de population ainsi qu’une capacité à mobiliser des corps intermédiaires. Autant d’éléments et de caractéristiques que l’Union Européenne cherche à recréer à son échelle.
Il est étrange lorsque observe le schéma décisionnel de l’UE qui n’ait pas d’implication des villes et pourtant cela parait évident. En effet, celles-ci représente 70% de la population de l’UE des zones les plus urbanisées du monde, constituée de foyers de la croissance, d’innovations et concentre un ensemble de problématique liées aux champs de compétences de l’UE par exemple dans le domaine environnemental.
Les villes sont principalement concernées par la législation EU, dont l’application locale d’ailleurs est loin d’être évidente. Enfin, elles sont les premières bénéficiaires des aides européennes.
Malgré cette importance des liens entre ville et UE, force est de constater ceci: lorsque l’on examine le droit primaire il y a une absence quasi totale des villes dans le schéma institutionnel. À cette absence de réponse un ensemble d’initiatives autonomes a été mis en place par des autorités urbaines, celles-ci ont permit la construction d’une démocratie participative incluant les villes… »Jean-Christophe Barbato.
« Ôde à la joie » de Beethoven: l’hymne européen
Rappelons que les aires de production de l’Armagnac Gers, Lot et Garonne, Landes son dépourvus d’ infrastructures ferroviaires pour autant vivre, circuler, construire dans la Cité ne peut se réduire à sa topologie, ni à son réseau de transports ou de logistique. Encercler une place publique de remparts, remplir celui-ci d’habitant, de bâtiments ne suffit pas à générer la cité, cet espace communautaire dynamique.
Aristote dans « La politique » décrit ainsi un certain nombre de » contre façons »couramment assimilés à des cités, mais qui ne trompent pas l’œil aiguisé de celui qui regarde de près ».
Les citoyens se regroupent dans un seul et même lieu , mais c’est un choix réfléchi le vivre ensemble , qui situe donc le lien social et définit la vraie cité, plus qu’une communauté, aucune communion. Les amis ne disparaisse pas avec le temps car la cité se souvient incessamment des glorieuses paroles du passé. L’immatériel devient l’éternel. La cité n’a pas de mémoire, elle incarne cette dernière.
La bienveillance une arme au nom du collectif dans l’acte décisionnaire?
Décider trouve son origine latine de « caedere » trancher. La vie est complexe, la décision porte sur des situations d’indétermination qui réclament parfois le recours à une méthode. Décider « en connaissance de cause » certes mais aussi en connaissance de soi.
Reste qu’au terme de la délibération il faut hors de la raison, décider c’est à dire trancher au nom du collectif. Est-ce bien moi qui décide lorsque j’en décide? Ne suis-je pas le pantin de forces ou perceptions, enjeux de pouvoir? Ces fameux tropismes dont parle Nathalie Sarraute, ces micro-mouvements imperceptibles?
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| Nathalie Sarraute |
N’existe-t-il pas comme le pressentait Leibnitz, des perceptions inaperçues de l’esprit ,capable de modeler nos jugements?
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| William G.Leibnitz |
La psychanalyse aurait tôt fait d’expliquer que ce n’est pas votre moi, mais votre surmoi qui décide ou bien chez Marx notre milieu , nos représentations, notre habitus.
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| Karl Marx |
L’engagement et responsabilité au sein du collectif
est une mise en gage tout du moins se porte garant de quelque chose ou d’une idée. En s’engageant, nous nous investissons dans notre action un bien précieux, ce peut-être: le collectif, le groupe, la liberté, la vie… C’est donc se vouloir responsable .
André Malraux s’engage aux côté de la République Espagnole, c’est dire qu’il s’est senti concerné par la guerre qui menace, et veut agir en acceptent ce tribun celui de risquer sa vie, sa fraîche notoriété (récipiendaire du Goncourt).
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| André Malraux |
L’engagement serait une manifestation de la volonté du sujet qui choisit « l’action politique ». Toutefois, cette volonté parait au fond bien involontaire, car de celui-ci nous ne pouvons nous y soustraire. En effet, Sartre l’analyse précisément dans le diable et le bon dieu, découvre que qu’il fasse, son action s’implique dans une lutte politique, nous ne pouvons échapper à la prise de position publique, ni finalement à l’action.
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| Jean-Paul Sartre |
« Un homme n’existe pas à la manière de l’arbre ou du caillou: il est engagé, il faut parier et l’abstention est un choix« . JP Sartre.
En juillet 1838 Charles Darwin âgé de 29 ans est célibataire. 2 ans plus tôt, il revient de son périple) bord du Beagle avec les notes qui lui serviront à rédiger son célèbre : Origine des espèces. Mais pour l’heure, un autre problème se pose de manière urgente qu’il faut impérativement solutionner: se trouver une épouse digne de ce nom et de son époque.
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| Charles Darwin |
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| Origine des espèces |
La première question qu’il se pose: comment conjuguer vie familiale et carrière scientifique…En épousant sa cousine Wedgwood, afin de prendre la meilleure décision relative à son dessein, il dresse deux listes…
Quant à Benjamin Franklin lui avait élaboré une technique plus complexe qu’il nommait algèbre prudentielle. Il affectait une valeur numérique à chaque élément de ses listings et procédait par élimination. Comment explique-t-on la décisione octroyée par Obama et ses conseillers lors du raid contre Oussama Ben Laden?
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| Benjamin Franklin par Greuze |
Depuis des siècles les philosophes tentent de comprendre les mécanismes décisionnel et par extension ce qui les rend viables. Il en résulte donc une » théorie de la décision » qui met en avant les rôles déterminants des valeurs. Confrontés à un choix nous nous demandons d’abord ce qui a le plus de valeurs à nos yeux puis cherchons à maximiser cette valeur.
En économie les actions qui nous semblent « de plus grande valeur attendue » (avec le meilleur rapport bénéfices/risques) devient cette valeur attendue, en conditionnant non seulement le choix de l’action (l’option A plutôt que l’option B), mais aussi notre degré d’investissement. Si je suis motivé(e )pour réussir mes examens, je vais décider de me mettre aux révisions après le petit déjeuner. Si je suis motivé pour me faire vacciner, je vais accepter de faire 10 kilomètres jusqu’au centre…
Vu sous cette angle, une décision est essentiellement un équation destinée à maximiser la valeur. La plupart des décision sont complexes mais la théorie de la décision postule qu’il existe toujours une équation qu’il s’agisse de lancer un raid contre les Talibans ou un nouveau produit spiritueux.
Dans son sens étroit la « théorie de la décision » désigne une branche de la statistique dont l’objet est de formuler, résoudre ce que les mathématiciens appellent le problème de la décision. Dans un environnement donné, il s’agit d’évaluer la portabilité des conséquences d’un acte en fonction de son utilité escomptée. L’origine de cette théorie remonte à Pascal relative à cette interrogation: à savoir si Dieu existe nous sommes dans l’incertitude. (Dieu est ou n’est pas).
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| Blaise Pascal |
Agnès Callard , https://philosophy.uchicago.edu/faculty/a-callard philosophe à l’université de Chicago ne croit pas à l’idée de transformation soudaine et/ ou de volonté de changement. Elle est convaincue que changer est une question de choix. Dans son livre » Aspiration » celle-ci tente de nous démontrer que la réalité semble rimer avec avec notre désir de changement en nous transformant au travers d’une mise en place des valeurs que nous espérons tous posséder. Aspirer est une activité banale juge t-elle exemple :enfant je souhaitais devenir pompier.
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| Agnès Callard |
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| Aspirations d’Agnès Callard |
Comment réagir ? La raison ne peut rien déterminer selon Pascal amalgamant l’exercice au pile ou face. La théorie de la décision a fait l’objet de raffinements de plus en plus sophistiqués. Sa complexité tient à celle des comportements humains. Nos préférence sont motivées par des croyances, comportements, qui ne laissent pas aisément appréhender par le raisonnement mathématique.
L’individualisme l’idéologie héritière de la Révolution française: un entre soi-même, nous et le groupe
Dans :De la démocratie en Amérique, Tocqueville définit ainsi ce qu’il identifie comme un mal nouveau né du triomphe des sociétés égalitaires.
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| Alexis de Tocqueville |
» L’individualisme est un sentiment réfléchi et paisible qui dispose chaque citoyen à s’isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l’écart avec sa famille et ses amis: de telle sorte qu’après s’être crée une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société elle-même.«
Tocqueville, De la démocratie en Amérique.
Lorsque l’individu devient le support théorique d’une pratique, nous obtenons l’individualisme, idéologie de la retraitée, du reflux ,du repli sur la sphère privée. Au nom de degré de l’identité, de la différence irréductible de deux individus dans l’ordre logique se transforme en conquête, en droit de revendiqué et proclamé.
La spécificité n’est plus un état inhérent à l’individualité mais un statut assumé et ont nous pouvons jouir en paix c’est à dire seul.
Dès lors tout ce qui ressemble ou s’assemble au collectif à la sphère publique devient une menace. C’est ce qui explique que le seul droit politique réclamé par l’individualisme soit justement de refuser le politique donc le collectif (groupe).
Il existait a lors une sphère des position personnelles et privée qui n’interférait aucunement avec des décisions relatives à l’Etat.
Un tel engagement des affaires de la Cité (comme c’est le cas lorsque les producteurs, négociants sont bénévoles au sein d’une inter syndicale professionnelle), ne peut que miner la dimension organique du lien social: ce sont désormais des atomes indépendants, disposant d’une farouche liberté qui composent l’Etat.
Tel est le mal moderne, violemment critiqué par les contre révolutionnaires du XIX’s, qui voyaient dans l’individualisme, l’apport monstrueux, sacralisant de la philosophie des Lumières. L’individualisme idéologie de la Révolution française, responsable de la société purement humaine qu’elle a produite, avant de se figer dans une forme d’égoïsme désenchanté, cette doctrine engageait une force politique radicalement nouvelle.
L’idéologie n’a pas toujours eu son sens actuel. C’est à l’origine un groupe de penseurs héritiers de Condillac, les idéologues à qui revient la paternité du terme. Elle était au sens propre des idées produites par l’esprit humain.
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| Etienne Bonnot de Condillac |
Napoléon, en dénonçant ces penseurs comme de dangereux contestataires, donne corps à la dimension péjoratives du mot ; l’idéologue commis aux basses œuvres, attisant politicien de fabriquer de la vision du monde.
Au sens moderne, l’idéologie est un discours qui tente d’universaliser les véritable causes d’une domination, si un pouvoir est universel, il requiert une cohésion de même nature. Discours de la quête légitimé forte, totale, l’idéologie essaye donc de combler l’irréductible consentement du citoyen et présentation de l’Etat à la fusion exaltée avec se membres.
« Là ou il y a du pouvoir , il y a une revendication de légitimité. Et là où il y a revendication de légitimité, il y a recours à la rhétorique du discours public dans un but de persuasion » Paul Ricoeur.
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| Paul Ricoeur |
L’idéologie évite donc la violence physique : son élément est symbolique et elle cherche plus à susciter une relation d’autorité , au sen premier, qu’à imposer l’adhésion par les armes. Celle-ci préféra ainsi la communion d’une date exemple 14 juillet 1789. Dès lors l’acte fondateur s’érige en absolu, il devient louable par les armes. Il permet ainsi de légitimer les pratiques de l’Etat ou d’un groupe. Mais il ne faudrait surtout pas croire que seuls les régimes, états totalitaires, explicites répressifs détiennent le monopole de l’idéologie.
Évoquer par exemple la chute du mur de Berlin et la disparition des régimes communiste en constitue la forme achevée invisible. Individualisme n’incarnant pas alors la solitude mais bien la réalisation de l’autonomie et la prise en charge par l’humanité de son propre destin.
Selon Foucault dans : « Le souci de soi », trois critères sont l’indice d’une société ou d’un groupe de pratique individualiste.
Dans le monde hellenistique, la société holiste, les aspirations personnelles s’éffacent devant les intérêts du collectif. En revanche, les sociétés individualistes privilégient l’individu caractérisées par une disparition des devoirs et une affirmation des droits individuels en omettant » pratiquement » les intérêts du groupe. (L’homme n’est vraiment l’homme que s’il il vit en société Aristote).
En reprenant les éléments de la méthode de Marcel Mauss, Louis Dumont dessine une anthropologie de l’homme moderne et démonte les mécanismes de l’idéologie individualiste.
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| Louis Dumont |
Il interroge le passage des sociétés holistes aux sociétés individualistes et rappelle dans « Essais sur individualisme » qu’il existe deux types de développement des sociétés humaines. Le modèle holiste le tout prévaut sur la partie ce qui signifie que la communauté se place au dessus de tous ceux qui la composent.
L’idéologie moderne se caractérise par la subordination de la réalité sociale à l’individu, considéré comme un être absolument indépendant et autonome. Cette idéologie distingue les sociétés occidentales des autres, qui, au contraire, subordonnent l’individu à la totalité sociale. C’est la genèse religieuse et politique de cet individualisme européen qui est ici étudiée, depuis ses origines chrétiennes jusqu’à ses développements les plus récents.
Les sociétés individualistes prévalent l’individu, au dessus de la collectivité. Cela se traduit concrètement par une disparition des devoirs et une affirmation des droits individuels. La société occidentale contemporaine l’incarne en totalité.
Le glissement du monde antique à la modernité s’effectue ainsi sous le mode d’un glissement du modèle holiste au modèle individualité. En revanche Si nous tentons d’appréhende le monde, l’environnement la culture indienne comme l’a tenté de le faire Louis Dumont en émettant l’hypothèse suivante : l’influence de la religion sur la prise de décision des individu.
En détachant l’homme du monde , les religions séparent l’homme de la Cité et d’un certaine façon brise la cohésion sociale. En outre, certains religions annoncent une égalité de nature valorisant le repli sur la sphère de la conscience.
Les mécanismes du choix soumis à l’obéissance, aux rôles à la conformité des émotions
S’introduire dans la « boite noire » de la prise de décision individuelles ou de groupe est difficile.
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| Gilles Barbier: la boîte noire 2015 Exposition Musée Soulages |
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| Gilles Barbier: la boîte noire 2015 Exposition Musée Soulages |
Notre perception du monde ce traduit par nos expériences, notre identité nos appartenances de nos systèmes de pensée, de notre exposition aux médias ou du contexte global dans lequel nous vivons, influence la manière dont nous vivons. Avant même que le processus de prise décision ne soit enclenché, celle-ci est déjà influencée en amont par de nombreux facteurs déterminants de la décision et le processus de prise en tant que tel.
Les catégories du choix (stratégique, tactique, politique) dépendent ainsi, non seulement du contexte social, mais également de la manière dont l’esprit humain traite son environnement. Il s’en suit qu’une meilleurs compréhension de ces mécanismes établit plus de clarté sur la prise de décision.
Dans l’immédiat après-guerre, Théodore Adorno adopte une autre approche freudienne afin de théoriser le même phénomène relativisant l’idée que toute personnalité se situe sur une échelle continue proportionnelle.
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| Théodore Adorno |
Les recherches contemporaines sur les émotions mettent en avant leur caractère inévitable et constant, voire structurant, les faisant ainsi passer du statut du problèmes dans la décision à celui de facteur nécessaire à la cognition. Non pas tant que les émotions n’influencent en rien la précise, mais plutôt que chaque individu est en permanence sujet à diverses émotions, la dichotomie rationalité/irrationalité perdant dès lors son sens.
Cette prise en compte du fait que l’état émotif d’une personne influence ses fonctions cognitives peut s’avérer utile pour comprendre une décision politique tant le « leadership » est un processus émotionnel, dans lequel les leaders fabriquent de l’émotion et essayent de communiquer celle-là à leurs membres.
L’égo rassasié, une colonne vertébrale indispensable dans le fonctionnement collectif
Le politique (car il s’agit toujours dans les bureaux inter professionnel d’individus et de pouvoir!!!!) constitue une arène de conflits et de compétition pour la puissance : quel intérêt collectif et politique de l’inter-pro ne peuvent être appréhendés en référence à ce facteur incarné par la puissance que la tentative depoursuivre une politique fondée seulement sur des idéaux marketing, commerciaux de l’appellation, aux occulte rapports de puissance, correspond à un dangereux mélange de nativité et de pharisaïsme.
Avec l’apogée de la pensée américaine, les Federalist Papers en particulier ceux qui traitent de la puissance , cette conception représente que la liberté ne puisse être préservée que par un équilibre entre intérêts d’une multitude de puissances indépendantes (Lang1985) Ces fédéralist papers et parmi eux les Wasington Farewell Address ainsi que l’avertissement de Jefferson contre les alliances empêtrantes, à laquelle, nous poumon s y adjoindre la doctrine Monroe, ont été longtemps étudiés.
L’absence d’un ou de leaders producteurs entraîne donc la prudence face aux AOC/AOP concurrent et l’impératif de se protéger d’eux. Pour ce faire, il faudrait accroître ses propres capacités, éviter de se rendre vulnérable en se liant à une coopération incluant d’autres producteurs, ne serait-ce que pour des raisons de compétitivité internationales régit par l’Organisme du commerce mondial. OMC.
Le grand mérite d’Aron est d’avoir démontré dans son « Paix et Guerres entre nation » en dernière analyse que les relations internationales ne sont pas seulement des relations intergouvernementales, qu’il y aura de quelques façons que ce soient des rapports de force entre États souverains , comprises à partir de modèles construits par l’analyse logique par déduction rationnelle.
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| Raymond Aron |
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| Paix et guerres entre les nations de Raymon Aron |
Nous l’aurons saisi, cette découverte d’Aron est aussi réplicable à l’échelle locale dans d’autres sphères notamment ici celui des rapports interagissant les liens au sein des producteurs, et entre négociants.
Ainsi que Hans J. Morgenthau voit en l’homme un sujet assoiffé de pouvoir, les théoriciens des RI ont préférée le recours à l’invulnérabilité humaine, les données structurelles or plus environnement est complexe et incertain plus la psychologie humaine, sa diversité du mécanismes contribuent à l’explication des changements actions, inertie.
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| Hans J.Morgenthau |
HJ.Morgenthau insiste sur le fait que les forces sociales sont le produits de la nature humaine en action. De ce point de vue le réalisme classique de celui ci, à la fois matérialiste et individualiste voit dans la nature humaine fondamentalement égoïste les fondations de la vie politique interne d’un syndicat de producteurs de spiritueux.
Robert Gilpin, https://lisd.princeton.edu/publications/robert-gilpin-and-international-relations-reflections aborde ses recherches en mettant en évidence la recherche du pouvoir affiché des membres des bureaux inter-pro des élus et poursuit en montrant les efforts pour façonner des règles .
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| Robert Gilpin |
Le règlement intérieur créer par les représentants du moment sont mis en échec devant l’existence d’un centre de pouvoir capable de faire respecter leurs règles de répartitions Ce qui entraine l’établissement d’un autre ensemble de regèles par une nouvelle puissance prédominante.
La psychologie sociale et cognitive apporte des réponses aux conditions de possibilités de développement et de maintient de la coopération et institutionnalisation en l’absence d’autorité central.
L’ intérêt de la psychologie et des neurosciences dans la prise de décisions
1) Présente de nombreux atouts, elle nous éclaire sur de nombreux champs d’applications branches du quotidien.
Par ses objets elle permet d’aborder la catégorisation, les stéréotypes, l’influence , la personnalité, les perceptions, les choix, les émotions etc…

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| Margaret Hermann |
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| Navette Challenger |
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| Etienne de La Boétie |
La Boétie n’a que 16 ans quand il rédige ce texte plein de sagesse, s’insurgeant contre le gouvernement d’un seul voir d’un petit groupe, proposant la première critique moderne du pouvoir politique absolu, que ce soit celui du monarque ou celui de l’Etat.
Pendant que Machiavel, Casanova exercent comme visiteurs du soir au près des puissants dans le but d’asseoir durablement leur puissance, la Boétie s’écrie, s’époumone pour réveiller les opprimés: vive la liberté!
Il pose à son jeune âge une question fondamentale, cruciale à l’origine des démocraties: comment la servitude peut-elle être volontaire? Comment peut-on avoir le désir de se soumettre? Autant vouloir ne plus vouloir, ou réclamer librement de porter des chaines aux pieds, telle est l’étrange et imparable leçon du « Discours de la servitude volontaire ».
Ce dernier un mode d’emploi pour ne pas être dupe du pouvoir, car ce n’est pas en luttant contre la tyrannie qu’on parvient à l’abattre, mais en comprenant ses mécanismes qu’on parvient à ne pas la subir, ni la désirer.
La Boétie s’attache à démontrer que de petites acceptations en compromis et complaisances, la soumission en vient à s’imposer à soi tel un choix volontaire fait dès les premiers instants.
La question avec laquelle il interpelle ses lecteurs touche à l’essence même de la politique: » Pourquoi obéit-on ? ». Il s’agit de la mise en exergue des mécanismes, l’instauration des pouvoirs, de ce fait, il interroge la notion d’obéissance. Il en vient à observer qu’un homme ne peut asservir un peuple si ce dernier ne s’asservit pas d’abord lui-même par une imbrication pyramidale.
Pour La Boétie la domination ne se comprend que par le volontariat des peuples: » La seule liberté, les hommes ne la désirent point, pour une raison….S’ils la désiraient, ils en auraient prit possession, refuser ce bel acquit seulement par qu’il est trop aisé.
La servitude n’est plus le fait du Prince mais celui du peuple. Il faut comprendre ce que cette découverte a de potentialités révolutionnaires: les peuples sont les seuls maîtres du jeu. (Ce qui signifie dans notre cas de figure: seuls les adhérents sont maîtres).
Si la domination leur devient trop insupportable, ils doivent savoir qu’ils ont les moyens de la réduire à néant. Nous pourrions objecter cela: les suiveurs ou soumis obéissent à la contrainte, refuser de se soumettre à la volonté d’un groupe, c’est tout bonnement s’exposer à un rejet du groupe notamment l’inter professionnel.
Faux, rétorquerait La Boétie. Rien ne peut contrarier la loi du nombre qui se révèle être ici le droit du plus fort .
Les dirigeants, les membres de bureaux ne manqueront jamais d’être submergé sous la masse. Qui parmi eux est parvenu , une seule fois à imposer sa volonté à celle de ses représentants déterminé à lui refuser son pouvoir?
L’histoire offre évidemment peu d’exemples d’insurrection du peuple (ici les adhérents) contre ceux qui l’oppriment (ceux qui ne font pas leur job à savoir ;leur possible pour que leur AOC AOP brillent sur la scène internationale).
Il me semble, qu’il faille instiguer du côté de la double dénaturation. D’un côté, les gouvernés, de l’autre les gouvernants ont subi un lent processus de corruptions. Les premiers ont cédé à la coutume, les autres ont laissé leurs appétits personnels l’emporter sur le sens du bien commun.
La Boétie débute ainsi en incriminant les habitudes. Il y a selon lui une force d’inertie logée au plus intime de la nature humaine incitant les hommes à inscrire leur action dans la répétition de l’identique, à rechercher aux mœurs passés ainsi que les comportements communs.
Le gros poupulas comme le désigne avec un certain mépris la Boétie à l’instinct grégaire demeure sensible à l’autorité de la tradition. « Le naturel de l’homme est bien d’être franc libre et de vouloir être mais aussi sa nature est telle que naturellement , il tient le pli que la nourriture lui donne ».
Faculté confort d’une situation hérité et dont les dirigeants tirent évidemment avantage. La nature profonde de l’homme est antinomique, dualiste, éprise de liberté et de l’autre tenant le pli que la nourriture lui procure. Ainsi celle-ci apparaît minée par une contradiction interne. Elle veut la liberté, cependant conduit les individus à la servitude.
Producteurs français mécontents de vos inter-pro!? Levez-vous, saisissez les armes, battez-vous!
The Devil dies for French Spirits.













































