Visuels extraits du site internet de Paul Giraud Cognac ou du Facebook Paul Giraud Cognac.
Suite de l’article consacré à Paul Giraud partie 2
Vous êtes titulaire du master droit économique de Sciences-po affilié à l’école de droit aujourd’hui créée en 2010, en// de votre licence droit.
J’ai effectué ma scolarité secondaire en Charente. Les diners familiaux étaient ponctués de tranches de vie dans lesquelles le notaire était dépeint tel un « Superman » un homme dont la profession enfant, me faisait rêver que l’on peut associer au médecin de famille, avec tout ce que cela englobe : dimension psychologique, les interrogations fiscales, juridiques. Il est un garant des traditions. Du haut de mon jeune âge 10 ans, cela à forger temporairement cette vocation. Les notaires étaient souvent associés à l’image des dynasties c’est en tout cas ainsi que je me l’imaginais. En effet les Études auparavant se transmettaient de père en fils. Cela me passionnait : me sentir utile, aider en somme toute. Par delà de cela, l’humour dans cette famille était très présent, le soir j’entendais, minot ma grand-mère Josette faisant état des boutades échangées avec ce fameux notaire…
Cela m’a profondément marqué. Je lisais en terminale comme bon nombre d’étudiant la revue star de nos jeunes années qui venait d’éditer un spécial professions juridiques, hors-série Sciences-Po, je tombe donc en pamoison en lisant ce numéro. Durant huit années, je me destinais donc au notariat, je découvre les fonctions de Préfet (qui est le seul haut fonctionnaire dont le rôle soit défini par la constitution du 4 octobre 1958. Celle-ci précise en effet dans son article 72 que « dans les départements et les territoires, le délégué du gouvernement a la charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois » ; ainsi que les perspectives qu’offre le MAE en termes de trajectoire professionnelles : le service public au cœur de la diplomatie française.
Le temps que je me décide, je manque l’inscription de l’examen bac+0, c’est à ce moment que je prends mon envol direction Nancy, l’autre bout de la France. L’université nancéenne proposait un programme double comprenant une préparation à l’examen de l’IEP, bac+1 jumelée à la première année de la licence de droit, il n’y avait pas d’autres alternatives en France que cet établissement à cette époque. Le programme était pensé pour que toutes les matières communes soient renforcées particulièrement pour les juristes. Lundi, mardi, mercredi prépa et jeudi vendredi, samedi matin droit. J’obtiens donc mon master de droit à Sciences-po Paris promotion 2008 puis mon CAPA ».
Rendons les amis à Paul ce qui est Paul : ton aptitude à lire des kilomètres de textes sans tressaillir. Et je ne cause pas du journal de Mickey ou de l’hoooooooorrrrrible ennuyeux, chiant, intello Télérama. Non, non je sous-entends : doctrines imbitables sur des points de droit extrêmement ténus, ce que l’on appelle la jurisprudence ! Alors les modes d’emploi IKEA, DARTY, notices médicamenteuses, ou même cette tribune à rallonge (pas fan des marronniers) c’est de la gnognotte.
D’ailleurs, la déformation professionnelle veut que tu aies tendance à lire tout et n’importe quoi ce qui en soi est un gage de curiosité ou de « je n’ai rien à faire d’autres dans ma life pour le commun des mortels » (mais ça on sait que t’es débordé)… Sans compter ce précieux atout : une mémoire d’éléphant qui peut te faire débiner tes dernières trouvailles. Enjoying autour des diners de famille !
Le mieux disant à cela : grâce à Dieu et merci lors du repas dominical after messe, comme tout juriste t’es diplomate Paul le beau gosse, tu es pondéré c’est toi-même qui me l’a redit, tu sais argumenter et nourrir le débat.
Gageons que tu n’utilises déjà pas ton talent oratoire, tes facilités aux joutes avec mauvaise foi (hein quand tu ne veux pas te faire chambrer), quand t’as le péquenot du coin avec ta logique, tes raisonnements abreuvés de cas pratiques d’antan : «…Monsieur Moutarde et Madame Mayonnaise ont un litige, en effet…» Tu sais que la solution se trouve dans la sauce américaine: mayo, ketchup et cognac!
Un début de carrière professionnelle au sein d’un milieu réputé difficile.
Durant l’année qui a suivi l’obtention de mon CAPA (Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat), j’ai pu exercer comme juriste chez White and Case (cabinet anglo-saxon classé dans le top 15 mondial) pour financer ma thèse au département contentieux arbitrage. J’y étais profondément heureux, au milieu de juristes, en dépit des nocturnes, pression…
Je me suis profondément épanoui dans le droit, tout comme je l’ai été à la Cour d’Appel de Paris lors d’un stage, puis en portant « la robe ». Munis de mon CAPA, j’étais heureux qu’un cabinet veuille bien m’accepter au travers de ma convention industrielle CIFRE. J’ai par le jeu des équivalences validé mon CAPA simultanément, j’ai pu effectuer mon stage en 3 ans au lieu de 4 au sein du département Contentieux et arbitrage dans lequel j’ai été profondément heureux. J’ai y exercé comme avocat, car inscrit au barreau…»
Beaucoup tueraient pour y exercer même en tant que stagiaire mais Paul le beau gosse on sait que tu es un killer ! Giraud, Paul vous savez, la nostalgie devrait être heureuse à mon sens, orientée vers le désir, les passions, infiniment puissante.
D’ailleurs j’ai ressorti un vieux dossier Monsieur Paul, Giraud du temps de White & Case
L’arrêt qui suscité votre vocation ?
ARRET DU 3 AOUT 1915, CLEMENT-BAYARD
[Cet arrêt Clément-Bayard m’a profondément marqué, en effet j’étais en première année éloigné de ma famille, j’entends mon professeur évoquer cet arrêt et je ne peux m’empêcher de penser à Bouteville, ses habitants, ses chiquenaudes, reflet d’une France encore actuelle. Je suis dans la pâte humaine. Vous n’avez pas le droit de propriété droit est sacré, le propriétaire du terrain mentionne cela: « je suis chez, moi le droit de propriété est un droit sacré depuis la déclaration de 1789, vous n’avez pas le droit de me dire quoi que ce soit ou émettre quelconques critiques car je suis chez moi. Si je veux y poser des pieux acérés et bien je le fais. »
La cour de Cassation lui donne raison en lui rétorquant ceci : « Vous êtes chez vous très bien, le droit de propriété est en effet un droit sacré néanmoins je crée une notion d’abus de droit. Ce qui signifie ceci : vous ne devez pas abuser du droit de propriété. »
Là-dessus je revêts ma toque de professeur, ce droit inaliénable peut vous emmener à l’utiliser de manière abusive, si la finalité n’est pas en lien direct avec le droit commun. Il existe donc oui, des finalités excessives, c’est donc cela qui tend à être limitée.
Certes si l’existence, la présence des pieux n’ont qu’un seul but celui de nuire au voisin: interdiction. Indépendamment de la solution qui en plus belle pour le droit, sur le principe : nous sommes tous titulaires d’un droit, dans ce cas de figure d’utiliser un ballon dirigeable à des fins personnelles, par conséquent nous sommes en « droit » d’en jouir de manière illimitée. Cependant la théorie de l’abus de droit rencontre ses limites, dans cet arrêt contenu de la volonté émanant de la Cour de cassation d’encadrer ce droit.
Aujourd’hui, cette dernière, dirait volontiers qu’il n’est pas nécessaire d’abuser d’un droit pour en user et qu’il y a dans l’abus, par essence excessif, une disproportion intrinsèque…l’idée était déjà présente en 1915. Enfin, nous sortons d’un confinement qui s’est révélé être difficile pour certains de nos concitoyens mécontents, qui d’ailleurs se sont exprimés en estant le gouvernement à la vue de certaines directives surnommées liberticides. Cet arrêt à la lumière de l’actualité pose question, éclaire encore en 2020 la notion d’abus de droit.
Méritocratie, ascensceur républicain
Les seuls cursus scolaires publics vous permettant de vous élever socialement puis à terme financièrement sont médecine, droit, pharmacie dans lesquels la valeur travail est mise en avant. J’encourage quiconque souhaitant avancer d’y croire, en étudiant : ces filières offrent un quota de places dédiées aux boursiers. Faire bouger, un petit peu les lignes » me tient à cœur, mon choix professionnel s’est orienté vers l’éducation, la profession d’enseignant l’incarnant parfaitement. Associons-le à un engagement politique si vous le voulez, vilipender à tort l’ascenseur social républicain de ne plus fonctionner n’est pas cohérent.
Les visuels présents ont été photographiés par moi l’autrice de ce blog via mon téléphone portable.
Pour plus de renseignements RDV sur le site de l’artiste
« À l’avenir, j’aimerai que personne ne soit réduit, à son origine sociale, économique ou familiale. Le dépassement est toujours possible. Il faut tout faire pour rendre possible. Moi chaque fois, que l’on m’a dit non, sous prétexte de je ne sais quelle idée reçue, ça m’a boostée ». Gohr Doctorante en droit public Montpellier
« La vie de quartier et la décadence de la commune qui se déploient des Trois Tours à Lyon m’ont beaucoup inspiré. Tout comme les valeurs de solidarité et de travail incarnées par des figures courageuses : mes grands-parents, mes parents, mes voisins. Avant, j’assimilais la réussite à l’argent : une maison à mes parents. Désormais, j’aspire à devenir un homme de bien ». ADIL doctorant en droit public Lyon.
«Je pensais devenir électricien, car on peut toujours trouver un emploi. Ma prof d’espagnol a organisé 5 rendez-vous pour me convaincre de poursuivre des études en cursus général. J’ai accepté, pensant que je pourrais toujours retourner en filière pro, si cela ne marchait pas. Quand je vois mon parcours, j’ai fait le bon choix . Aladji double cursus ENS sciences sociales, droit public Sciences-Po Paris.
Photographie prise du magazine Closer rubrique : « c’est ma vie »
« Du jour où je me suis occupé des affaires publiques, j’ai compris que l’égalité était absolument essentielle dans les rapports entre les peuples comme entre les hommes. » Jean Monnet.
Paul le beau gosse, ben faudra rédiger, participer activement ici :
Think Thank créé par les sœurs Cagé .
L’agrégation de droit privé et sciences criminelles: une solidarité à toute épreuve.
Espace de travail de PG7
L’agrégation en question se déroule sur une année, composée de 4 épreuves dont la 3ème d’une durée de 24h nécessitant un travail d’équipe. Ceux qui vous prêtent « main forte » font preuve de générosité, un don de 24 heures, il m’incombait de créer la bonne ambiance, j’ai donc veillé aux victuailles en portant une attention particulière à la qualité et quantité, étant issu d’une famille de bons vivants… Truffes de Charente, le Grillon charentais, le Manslois fromage, la galette traditionnelle charentaise, la Cornuelle biscuit triangulaire en pâte sablée, la pichotte, la marguerite, le Kroumir, baume de Bouteville…
Non, Paul le beau gosse, je n’imagine pas j’en ai marre des allusions sur la mort entre les ados héritiers qui se défénestrent, les adultes qui se goinffrent, … Allons, buvons du cognac Paul Giraud ! Jusqu’à plus soif !
Mais oui Polo l’épagneul charentais et toc dans le mille !… Je pense aux quilles que t’as dégainées, des trucs que je ne pourrai jamais déguster shit ! Mais moi j’ai ma fine et mon marc avec Harry Potter et M. Apéritifs français dans mon escarcelle ! Toi Paul le beau gosse t’as quoi ?? Le voisin le Domaine Ladeveze à la sauce gersoise Racine et des Ailes !?
Extrait du film : « Le souper » 1992. Leçon « Comment boire son Cognac »
Ce côté cooptation au sens positif du terme et non pas XIXe, est agréable d’ailleurs nous retrouvons cet esprit au sein des étudiants préparant leur DPLG en écoles d’architecture voilà les 1re et 2e année descendent en province ou inversement,apporter de l’aide aux dernières années lorsqu’ils sont Charrette.
Une belle expérience humaine, je ne suis pas dans l’admiration de moi-même, je suis plus dans la nostalgie, je rends grâce à cette journée de solidarité qui m’a été dédiée, j’ai pu effectuer « l’inventaire capital sympathie » des personnes du monde estudiantin et/ou du corps professoral au même titre que les bénévoles que je ne connaissais pas qui m’ont gentiment apporté aide, dans cette 3ème épreuve qui a duré 24h dont une nuit qui compte double.
La beauté humaine se révèle, ce geste est un véritable don. Je vous l’apprends probablement : à partir du moment où vous êtes devenu agrégé, vous ne pouvez plus faire partie d’une équipe de 24h. Vous aidez quelqu’un dont au fond vous espérez qu’il ne vous rendra pas la pareille Imaginez cette ambiance, qu’il se dégageait durant l’entre 2 guerres, cette solidarité, je l’ai ressentie en tout cas imaginée, j’adore cette épreuve humainement.
La composition du jury : un défi humain intellectuel
Le jury de chaque concours d’agrégation comprend le président, un doyen d’université (en alternance parisien/provincial avec le respect parité homme/femme), affecté par le ministre chargé de l’enseignement supérieur et six autres membres appelés par le ledit ministre sur proposition du président du jury ; quatre de ces membres sont des professeurs de la discipline concernée. Les deux autres membres du jury sont déclarés parmi les professeurs d’une autre discipline ou parmi les personnalités du secteur public/ secteur privé reconnues pour leurs champs de compétences dans leurs spécialités.
Le Président du jury dispose d’un mois pour « caster des moutons à cinq pattes » maîtrisant plusieurs matières (il ou elle se dit tous les jours : je ne m’en sortirai pas !) et respecter la parité homme/femme ainsi que les origines géographiques de chacun ». « En terme d’organisation, nous étions mon équipe et moi-même situés aux alentours du Panthéon, situées à proximité des Bibliothèques Sainte-Geneviève, Cujas, pratique pour les sherpas au regard des recherches dantesques. Ils m’avaient alloué une salle du rez-de-chaussée : bâtiment du Panthéon-Assas celle notamment de droit civil disposant d’un fond documentaire. Le lieu mentionné ferme en fin de journée, trouver un lieu « nocturne » demeurait impérieux.
Casting façon cinéma 1 an entre 230-240 candidats dont les thèses sont lues par les membres du jury heureusement celles-ci sont réparties ! Appelons l’agence ASK !
Il a fallu prévoir aussi les sacs de couchages… L’agrégation, pique-nique et nuit à la belle étoile ensevelie de manuels. Une épreuve de 24h pour une leçon de 45 mn !
Imaginez les petits loups ! Des tentes Décathlon !
Notez, qu’il faudrait que l’agrégation de droit se fasse sponsoriser par cette marque : au moins les parquets des BU seront en capacité d‘accueillir l’équipe !!! Mais oui un remake de Koh-Lanta !
Allô ? Bonjour Décathlon. Bonjour, Monsieur, Devil dies for French Spirits, passez-moi s’il vous plaît M. Aballea… C’est au sujet du mécénat de votre entreprise et de l’agréation de droit, merci. Ne quittez pas Madame, je vous transfère au Président du groupe…
Téléphone : Lady Gaga/ Beyoncé
Par la suite, nous avions pris nos quartiers au sein du laboratoire d’économie du droit de Paris II. Connaissant spartiatement le directeur de cet UFR, nous nous croisions entre 2 couloirs, je peux vous assurer que la confiance était de mise pour confier son « labo » à un autre enseignant d’une autre section » Le déroulement des épreuves.L’agrégation de droit privé en sciences criminelles a lieu tous les deux ans, en alternance avec celle de droit public. Il est surtout question du nombre de postes à pourvoir qui est infime…
Cela est de l’ordre d’une petite vingtaine de places. Les 4 épreuves se déroulent sur une année, autant dire une course de fond un marathon façon écrémage. Pour l’ensemble des matières, les épreuves de l’agrégation comportent, une discussion des travaux des candidats et au plus trois leçons. L’épreuve d’admissibilité est une présentation de vos travaux, articles, thèse.
Il s’agit d’un échange oral, l’admissibilité étant prononcée de suite après la discussion. La seconde épreuve d’une durée 30 minutes sur un thème de votre spécialité, « vous jouez à domicile ». La troisième épreuve s’avère être la fameuse nuit de 24h pour 45 minutes d’une leçon magistrale. La dernière épreuve de 30 minutes comporte un commentaire de texte dont le thème se caractérise par la transversalité itinérante à votre leçon de 24h. Il s’agit d’un sujet que j’aurais pu soumettre à mes étudiants, c’est en cela que c’est drôlesse, non pas sur le moment, je le reconnais ».
C’est un peu le casse-tête chinois. En tant que membre du jury, il faut afficher évidemment sa spécialité plus quelques mineures bien maîtrisées 4 spécialités ou 3 gros blocs tels que le droit des sociétés qui a lui seul représente un véritable dressing à faire pâlir Paris Hilton.
Le déroulement des épreuves autant dire : l’agrégé de droit est avant tout un marathonien.
[L’agrégation de droit privé en sciences criminelles a lieu tous les deux ans, en alternance avec celle de droit public. Il est surtout question du nombre de postes à pourvoir qui est infime… Cela est de l’ordre d’une petite vingtaine de places. Les 4 épreuves se déroulent sur une année, autant dire une course de fond un marathon façon écrémage.
Pour l’ensemble des matières, les épreuves de l’agrégation comportent, une discussion des travaux des candidats et au plus trois leçons. L’épreuve d’admissibilité est une présentation de vos travaux, articles, thèse. Il s’agit d’un échange oral, l’admissibilité étant prononcée de suite après la discussion.
La seconde épreuve d’une durée 30 minutes sur un thème de votre spécialité, « vous jouez à domicile ». La troisième épreuve s’avère être la fameuse nuit de 24h pour 45 minutes d’une leçon magistrale. La dernière épreuve de 30 minutes comporte un commentaire de texte dont le thème se caractérise par la transversalité itinérante à votre leçon de 24h. Il s’agit d’un sujet que j’aurais pu soumettre à mes étudiants, c’est en cela que c’est drôlesse, non pas sur le moment, je le reconnais].
Le coup de gueule de Paul le beau gosse : l’humaniste catholique.
Il s’agit d’une véritable injustice cette épreuve, entre provinciaux versus Parisiens, j’étais à l’époque Maitre de conférences à Paris II, dès lors la constitution de mon équipe était exclusivement parisienne exceptée : mon historienne du droit. Je disposais allégrement dans mon entourage d’une entraide en cas de besoin exemple : un spécialiste à Paris et ce même si je ne le connaissais pas directement, un ami étant en capacité de me rassurer : « ne t’inquiète on va trouver, je connais untel qui pourrait… ».
En effet les parisiens sont plus « armés » ne se souciant guère des contingences financières (hormis le buffet !), transports TGV des membres de l’équipe ni de se soucier du logis… À l’inverse les provinciaux doivent se constituer une équipe, se familiariser avec les recoins de Sainte-Géneviève ou Cujas…
Cette agrégation demeure très parisienne. Beaucoup de voix se sont élevées afin de poindre ces dysfonctionnements. Il est question à l’avenir que le jury se déplace, statue dans de grandes agglomérations afin que les « locaux » puissent y participer et cela de façon équitable.
Le président du jury a clairement mis les pieds dans le plat, nous sondant au regard l’épreuve des 24h; doit-on la maintenir ou devrait-elle péricliter? Un feedback comme vous l’appelez a été diligenté afin que le Président du Jury puisse quant à lui rédiger sa note.
L’épreuve pourrait à l’avenir demeurer itinérante comme aux États-Unis, s’organiser dans de grandes agglomérations, par exemple des sessions à Bordeaux, Lille, Strasbourg, Marseille, Nantes c’est beaucoup plus équitable humainement, vous trouverez toujours « un ami d’un ami » qui vous épaulera ; c’est cela l’égalité. Il y a aussi derrière cette notion d’égalité usitée, ma volonté de tenter « de faire bouger les lignes » au regard de l’ascenseur social républicain (qui soi-disant au passage ne fonctionnerait pas) auquel je suis attaché car je suis fils de viticulteur.
Réclame publicitaire longue, souvent prise de tête.
Finalement, il y a bien un fil conducteur entre le BDSM et cette épreuve de droit dont la durée est d’une année ! Passer cette agrégation relève en effet du masochisme, ou d’un truc célébrité posthume ou de gloire. Ce ne sont pas Deleuze et Foucault qui m’ôteront ces mots de la bouche.
G. Deleuze, 1967, « Mystique et masochisme », propos recueillis par Madeleine Chapsal, La Quinzaine :
« …Le pacte unit le masochiste à son bourreau : « L’erreur serait de penser que le dominé dirige réellement le jeu : il n’est dominateur qu’en apparence. La séance repose sur un pacte ». »
«Le second caractère du masochisme, est le goût du contrat, l’extraordinaire appétit contractuel». Le masochisme ne peut pas se séparer du contrat, « Il n’y a pas de masochisme sans contrat ou sans quasi contrat dans l’esprit masochiste » Gilles Deleuze.
« On peut dire que le S/M est l’érotisation du pouvoir, l’érotisation de rapports stratégiques. […] Mais je ne dirais pas qu’il constitue une reproduction, à l’intérieur de la relation érotique, de la structure du pouvoir. C’est une mise en scène des structures du pouvoir par un jeu stratégique capable de procurer un plaisir sexuel ou physique. » Michel Foucault, une interview : sexe, pouvoir et la politique de l’identité; entretien avec B. Gallagher et A. Wilson, Toronto, juin 1982.
Quel est votre objet préféré Paul Giraud?
Purée, après Paul le beau Gosse ne vient pas me dire qu’il n’y pas de lien entre le droit et le bondage, voire les pratiques BDSM? Lis ce que tu m’a écrit! Regardes le côté fouet et l’objet phallique!!!!
Il ne manque plus que les menottes d’ailleurs on saura comment les enjoindre vu ton visuel…
« Mon choix s’est porté sur la « topette » familiale, ustensile dont nous nous servons à la source (dans le fût ou barrique) pour extraire un échantillon.
Cet objet demeure symbolique d’une part ne serait-ce que par son ancienneté, le côté chargé d’histoire et de vécu. Ayant appartenu à au moins 3 générations de « Paul Giraud » avant moi (au moins mon grand-père GP5 et mon père GP6). Enfin, il est le médium entre la barrique / l’humain, un moment mystérieux.
Le cognac est encore méconnu (nous ne connaissons pas encore ses arômes), c’est d’ailleurs à l’aide de celui-ci que nous sourçons quelques centilitres et mesurons gustativement l’évolution de celui-ci. J’associe donc cet objet à la surprise de la dégustation. D’autre part, je le trouve assez esthétique avec ses lignes épurées cette transparence, limpidité tout comme la droiture, limpidité du droit ».
T’as raison Polo l’épagneul charentais, la topette c’est du Paola Palmero tout sculpté.
C’est aussi du Hélène Durdilly tout peint hein.
Emmanuel Boos tout en céramique
« On » m’en avait toujours parlé comme quelque chose de mythique de cette 3ème épreuve de 24h, c’est une nuit spéciale. « On » vous annonce cela : « vous allez rencontrer une femme extraordinaire, une femme qui va bouleverser votre vie, vous n’avez qu’une nuit pour tout lui donner, vous devez tout mettre sur la table, vos tripes, votre vie comme au casino une partie de poker ou de roulette russe ». C’est de l’adrénaline pure : vous avez 24h pour faire vos preuves vis à vis de cette femme ou de cette matière, à la limite du transcendantal.
Un lien : pour ceux et celles qui veulent comprendre les composantes de Thémis.
Tout l’intérêt de cette épreuve réside donc au firmament des plaisirs, sensations intellectuelles, inaccessibles en temps normal. Un challenge avec soi, au delà de nos limites procurant un plaisir certain…Celui de se sentir tout puissant quelques heures au creux des bras, reins de Thémis, To be The King Of The World ! King Kong ne bouge pas, Paul le beau gosse débarque pour te mettre la raclée de ta vie.
Monsieur le Professeur Giraud, Paul évoque avec nous la possible réforme de l’agrégation de droit privé et sciences criminelles, à votre place, je ressusciterais Stanley Kubrick pour un remake d’Eyes Wide Shut
pour mieux » tirer la grosse » ! Qu’importe vous n’êtes pas habilité à le faire, vous n’êtes pas greffier mais agrégé ce serait violer la loi !
Paul le beau gosse est-ce un message subliminal ? Dieu du Ciel ! L’épreuve des 24h, voir l’agrégation de droit privé serait-elle une allégorie du bondage !???
Wonder Woman membre de la ligue des justiciers d’Amérique
Extrait du site 2dgalleries spécialisé dans la BD
« Rien n’illustre mieux ce « bondage progressiste » que l’île de la réhabilitation (« reform island ») située juste à côté de l’île du Paradis (« paradise island ») dirigée par la mère de Wonder Woman. À la différence de Batman et de Superman, punissant de manière expéditive les super-vilains pour leurs mauvaises actions, Wonder Woman, plus évoluée, leur propose de modifier leur comportement violent afin de les réintégrer plus tard dans la société.
Pour cela, elle les emmène sur l’île de la réhabilitation comme c’est le cas pour Paula von Gunther. Ancienne espionne au service des nazis, rééduquée par les amazones avant de devenir (dans Wonder Woman #4 novembre 1942) l’une d’entre elles et de travailler pour le bien commun. Pour William Moulton Marston (psychologue de formation), la domination à une force bienveillante pavait la voie de l’utopie matriarcale du futur ».
La vision de Michel Foucaul complètera aisément celle de Marston: les prémicesses d’une politique carcérale préventive
« L’art de punir […] met en œuvre cinq opérations bien distinctes : référer les actes, les performances, les conduites singulières à un ensemble qui est à la fois champ de comparaison, espace de différenciation et principe d’une règle à suivre. Différencier les individus les uns par rapport aux autres et en fonction de cette règle d’ensemble. Mesurer en termes quantitatifs et hiérarchiser en termes de valeur les capacités, le niveau, la “nature” des individus. » Michel Foucault.
Mon attention s’est donc autant portée sur la toile « La Reproduction interdite » de Magritte (voir partie I mon interprétation) que sur cette fiction qu’est « L’anneau de Gygès » ; je considère en effet ce dernier comme l’un des mythes fondateurs relatifs au tandem justice/injustice, allégorie que nous retrouvons au début du second livre de la République (Platon) y conte Gygès berger qui hasardeusement trouve un anneau, lui confère cette aptitude : celle de se rendre invisible de tous.
Pour notre gouverne, jamais celui-ci n’a auparavant agi sans vertu. Une fois ce pouvoir apprivoisé, il se met en tête de séduire la reine tout en complotant, et finit par exécuter le roi dans le seul dessein : l’acquisition du pouvoir. Il pratique donc l’injustice au profit de la justice.
Ces deux œuvres entrent en résonnance avec la typicité de Giraud, Paul : « …Je ne peux même pas me construire un prénom, je ne peux pas exister par moi-même Paul Giraud ce n’est pas moi ».
À ses propres yeux, il demeure invisible de par son prénom et patronyme.
Dès lors, à l’esprit me viennent : le mythe, la légende, le conte. Quelque chose d’immortel, imprégnant l’inconscient collectif. Mon intellect convoque irrémédiablement, l’immortalité, le nectar du mythe, le privilège des Dieux, la Fontaine de Jouvence.
Paul Giraud immortel devenu au fil du temps une légende.
GP7 parvient-il à investir, habiter, ce, son corps en totale complétude ?
Consultons le « Littré » oui, le Littré paru en 1852 aussi suranné que les trisaïeux de GP7 !
« Tradition : histoires ou récits transmis oralement, non par écrit ni par documents authentiques. Le mythe : récit composé d’éléments purement divins, sans fond historique, au moins pour le principal. La légende : récit populaire reposant sur un fond historique plus ou moins altéré, ou du moins prétendu historique. Conte : nul fond historique. Cependant il y a des légendes, en grand nombre, où le fond est purement imaginaire ; mais on le croit historique et on le donne comme tel ».
D’abondant, « l’anneau de Gygès » questionne l’individu sur sa capacité à préserver son acuité afin de pourfendre le bien ? Outre cela, l’homme juste n’est-il pas en premier lieu : trop naïf pour respecter les lois, la morale ?
La moralité résulterait-elle seulement d’une convention sociale arbitraire voir de la bienséance (poussée à son paroxysme) ou bien d’une morale fantasmée dénommée tout bonnement Stabat Mater dolorosa invectivant la justice aux hommes ? « L’état n’a pas de plus haut devoir que de se maintenir lui-même » Hegel (Principes de la philosophie du droit )
Cela affirmerait-il, cette justice à 2 vitesses dont les justiciables fourvoient d’admonestations populistes celle-ci ?
La justice représente un pouvoir d’un type particulier :davantage que n’importe quel autre, elle exprime le pouvoir du Droit plus explicitement celui de la loi qui se résume à désigner la capacité d’obliger, de contraindre et de punir. Ce qui explique le statut spécial dont jouit la Justice au sein de nos sociétés.
Premièrement: l’existence civile se déroule au sein d’un cadre formé et nourri par le droit, même si les lois ne déterminent le quotidien; la Justice fait apparaitre le caractère juridique de la société civile. Car en cas de saisine, elle est dans l’obligation répatratrice en cause l’accroc fait collectif. Elle rappelle aux individus les règles, le cadre sociétal pour statuer sur leurs affaires.
Secondement: la Justice ne relève pas explicitement du politique (au sens de l’exécutif) pour s’incarner par elle seule, il importe qu’elle soit indépendante à ce titre. Ce qui explique la séparation nette des 3 pouvoirs aux Etats-Unis inspirée par doctrine tocquevillienne. Le respect de la Justice dans un pays sanctionne la politique de ce dernier: un Etat refusant de se soumettre lui-même aux décisions de Justice le remettant en question, devrait s’autocritiquer idéalement ou tout du moins accepter des préconisations aux fins mélioratives.
Enfin, il n’en reste pas moins ce flagrant constat contradictoire entre les impératifs moraux d’obéissance aux principes du droit naturel et de l’autre l’obligation de suivres les règles de la » realpolitik » de nos quotidiens rappelée chez Max Weber entre éthique de la conviction / éthique de la responsabilité, remuant la conscience de chacun.
Les fables de la Fontaine : « L’huitre et les plaideurs/le loup, le renard et le singe/le chat, la belette et le petit lapin » en sont les illustrations cyniques.
Au-delà de cela, il s’agit de notre capacité interprétative ici remise en cause ; la compréhension de nos mécanismes et de ceux qu’autrui projette sur nous. L’interprétation et la justice est intrinsèquement lié à l’empathie, cette qualité à éprouver son prochain, c’est aussi la fonction première des mythes et contes.
De mon point de vie : la justice est la conséquence directe d’une indigence, incurie analytique didactique de soi-même. J’ai pour illustrer mes propos sélectionné les interventions radiophoniques de Madame le Professeur : Bricout, Bernadette spécialiste de littérature dite orale: apportant un éclairage complémentaire aux interprétations psychanalytiques légion.
Le Petit Poucet:
Cendrillon
Barbe Bleue
Tu m’en diras tant Paul le beau gosse ; la justice Thémis revêtue de son drapé que l’on nomme droit avec qui tu as passé cette nuit !!! Tu n’es pas greffier, tu ne tires donc pas la grosse je te le répète c’est interdit par la loi ! Bis.
Je pense à cette allégorie celle de la justice : Justicia/Lusticia en latin ainsi qu’à la chanson du groupe TRUST : Antisocial…
« Tu voudrais donner des yeux à la justice, impossible de violer cette femme pleine de vices ».
Antisocial TER !
Fin de la partie II.
AP
# PAUL GIRAUD COGNAC


























