Pour décrypter les étiquettes, le jargon entre XO, VSOP, VO…
C’est ici :
https://thedevildiesforfrenchspirits.blogspot.com/search/label/D%C3%A9crypter%20une%20%C3%A9tiquette%20tous%20spiritueux%20fran%C3%A7ais%20confondus
Fine de Bourgogne 42°: Michel-Guillemot 2014
Gautier Roussille, co-gérant du domaine Michel-Guillemot fera l’objet d’un portrait…en cours de rédaction.
Couleur jaune pale, tirant vers le doré. Longueur en bouche, amertume, fruits coques, torréfiés, grillés, amertume délicate, constante. 1ère approche: complexe fin, au milieu une touche de gras, amertume gourmande qui s’adoucit en fin de bouche sur une couche de gras très agréable. Fin complexe, élégant une certaine distinction, et non pas discrétion. Se consomme seul ou avec des mignardises.
Techniquement ultra-bien: fine parfaitement, bien plus que maîtrisée. Gautier est technicien haute-volée, normal: ingénieur agro avec DNO, au palais bien flagrant. Tout est maîtrisé, bien au delà de l’exercice scolaire. Précisons que le domaine Michel Guillemot a été l’un des pionniers en biodynamie, étant une fan de cette pratique, Gautier est défenseur inscrit dans la verve intégrité, intégralité biodynamie…la matière première est superbe, donc sa fine…
De nature calme et posée, sa fine se fait douce, discrète, goûteuse avec une très belle amertume complexe: tout lui. À consommer avec une pâtisserie Polonaise à 16 h ou en accompagnement dessert exemple petits flans figue et amande de Marie Lafôret voir lien recette.
Excellent produit permettant d’une part de casser l’image des spi. Ce produit sera apprécié des pointures comme des novices. Cependant, le revers de la médaille, une fois goûté par un «débutant», ce dernier aura probablement des difficultés par la suite à se cantonner au milieu de gamme.Le piège: démarrer son apprentissage gustatif avec des quilles ou productions chiadées, c’est en connaissance de cause que j’évoque cela…j’ai la souvenance d’avoir été très dure dans la notation, lors des pré-sélections du Rhum’Fest 2014 ou 2015, mes coéquipiers avaient été il me semble choqué.
Gautier c’est le Harry Potter (vu son selfie…) du marc et fine, il est là sur son ballet à faire des trucs potions magiques que tu kiffes grave ta race…si tu goûtes cher lecteur ses quilles viniques…laisse moi te dire que tu restes pantois, ouech styli façon Jean-Claude Rateau. Dans mon pays: t’as Harry Potter, t’as Monsieur apéritifs français (qui va se transformer en prince charmant épousant les endormies à coup de lifting naturel sans chimie), et puis tu as Anne la bonne fée des papilles.
Moi-même ayant débuté avec une quille Couvreur travaillée par Michel en personne…idem pour le Rhum: Caroni 20 ans, puis Foursquare, Port Mourant, Last Ward, Forsyths,Vale Royal, Cambridge, Clairin…des embouteilleurs tels que : «l’Esprit» Tristan Prudhomme en France, ou pour les whisky « la Part des Anges, Signatory Vintage, Berry and…SMWS» .
Vous vous retrouvez au Fumoir à Paris ou au Marly en terrasse avec vos samples (en loose D) et votre cigare.
Fine de Bourgogne: Alambic Bourguignon 5 ans wine barrels, cognac, cask finish
1ère approche: nez gourmand cacao, moka, café en fin de nez: vanillé, bourbon.En bouche cacao direct, une attaque telle un crochet sur un ring.C’est bien le reflet de sa personnalité …
2ème mise « gorgée» : cacao, moka, tiramisu, définitivement gourmand, généreux, plein de pep’s. Pétillant en bouche, explosion c’est pushy. Vivace. Longueur puissante, à consommer seul ou avec un cigare, voir une pâtisserie: tiramisu, nous rappelant un côté armagnac/cognac (Dartigalongue, Aurensan, Léberon). Comme le mentionne Alain d’Esprit 50 cl, un bon alcool c’est celui qui a hérité d’un bon cognac…(la messe est dite mon mec nrdl Christophe Grémeaux !) normal finishing cognac! Bien vu Monsieur apéritifs français! À consommer avec des nonettes
ou roulés à la cannelle!
T’as bien eu raison Sieur de passer au shaker les endormies, c’est certain avec toi, c’est le botox, voir le lifting assuré, elles n’ont pas pris un coup de vieux mais un coup de jeune. Purée, on va t’appeller maintenant : « Le prince charmant » qui embrasse non pas la belle au bois dormant, mais celui qui a épousé les 2 demoiselles de Bourgogne et pas d’Avignon. C’est pas ton grand-père peintre qui fera la moue à Picasso et ses demoiselles d’Avignon.
Poire: Alambic Bourguignon SAB’s
Nez fruité, pomme, poire, coing, belle attaque puissante puschy (le style SAB’s) directe (et non pas exponentielle) touche de pomme, amertume puissante grasse noix de cajou, généreuse. Belle longueur , amertume avec une finale mentholée, réglisse végétale, «mousse verte». Des « fruits » très présents, gourmands. Et franchement pour des débuts prometteurs.
Pomme / poire 42°: Michel-Guillemot
(Domfrontais?) Nez très fruité, ouvrez c’est l’éclosion, puschy sur la fin olfactivement, couleur incolore, moi-même je suis étonnée, je n’y retrouve pas « de fruit » mais une amertume sucrée de type betterave.
2 ème gorgée: poire, puis la pomme en bouche, l’amertume est complexe structurée, qui va crescendo fine, légère, longue pas ou peu prégnante. Amertume feutrée, orientée fruits secs, pommes, poires. Une réelle maîtrise technique de la distillation, une approche scientifique claire, conséquemment une lecture limpide de son ADN.
L’esthétique du goût ici demeure maîtrisée, celle d’un ingénieur agro-DNO. On aura beau dire, mais la technicité s’empreint d’une part dans la distillation puis dans le produit finalisé. Qui plus est dans ce cas de figure : la matière première est issue des vignes traitées en biodynamie, l‘alambic concentre les défauts, la qualité de votre matière première. Selon moi, plusieurs facteurs entrent en compte dans la fabrication d’un bon produit (tout est relatif, personnel): la passion du producteur, la qualité de la matière première, l’alambic approprié, le talent du distillateur, la qualité des fûts.
La grammaire syntaxique de Gautier Roussille est similaire à la délicatesse des produits provenant de la distillerie du Petit Grain Laurent Gaspard (dans les tablettes, working in progress), partageant tous les deux une approche certes rigoriste, intègre du végétal. Humainement aussi discret l’un que l’autre: humilité est leur crédo. Un style épuré, designé telles des lignes mobilier nordique voir Galerie Maria Wettergren ou Dansk galerie.
Gourmandise associée : pâte de coing
Poire: Anne Méan distillerie
Nez: flagrant, effluves pomme d’abord puis poire, parfumé à souhait, féminin, et je ne suis pas étonnée contenu du résultat…la poire se fait belle tant olfactivement début (dans la mise en bouche prolongation non pas de football) jusqu’ en fin de bouche, gourmand, l’alcool est présent mais très discret voir effacé, c’est tout l’art de la distillation!
Milieu de bouche: pistache, amandes, grillées, belle finesse, constante en terme de puissance, bis le fruit est présent durant toute de la dégustation et après avoir «recraché». 20 ans de distillation, ( rectification 36 ans! Je viens de l’avoir au téléphone) «se prévalent définitivement». Longueur en bouche, plus étonnant avec une finesse, complexité tout en conservant la saveur du fruit qui n’est pas substituée par une autre matière ou senteur. Excellente maîtrise de la technique: 36 ans. On aura beau dire sur le talent inné, mais l’expérience s’inscrit dans la distillation et sur le produit commercialisé. Un style tout aussi épuré que Michel Guillemot, mais plus féminin, plus dans l’olfactif, fleuri, parfumé.
«La goutte, la goutte, la goutte Maman». Tu m’étonnes Anne que t’es tombée dans le chaudron vocation distillation…
Marc: Alambic Bourguignon SAB’s
Nez: cacao, café moka, décidément nous retrouvons l’ADN Alambic Bouguignon SAB’S. Attaque en bouche : pêchu, l’Uppercut Sabbagh.Végétal,concombre frais, herbacé, bourgeon. Secondement, l’amertume se positionne clairement sur de la noisette, noix de macadamia très présentes, c’est le style Sabbagh, noix, moka, cacao, vif direct. Généreux puissant, je reste persuadée que les produits en tout cas leurs structures demeurent le reflet, les traits de personnalité (humain) du producteur. À consommer avec un bon cigare de préférence module de type short robusto, je pense à un Vegafina (République Dominicaine).
Cake Halloween au sésame noir Marie Lafôret voir lien recette.
Longueur excellente aussi fine complexe, fleuri, goût de noisettes grillées, café torréfié, bourgeons verts, amande amère, pistaches grillées, la longueur est prégnante, l’amertume de plus en plus grasse, s’oriente délicatement sur des touches de noix et c’est aux grands bonheurs des papilles, une amertume longue, fine, ciselée et riche. Une finale: végétale puissante, côté terreux (cuirassé).
À déguster seul, voir avec un fromage sec sinon oui à l’apéro avec des olives natures, fruits coques le produit est si fin c’est le marc pour un apéro ça le fait…oui un marc à l’apéro et pas en digestif! Le marc a la réputation d’être soi-disant rustique, je ne suis pas d’accord la preuve: finesse, complexité la technique ici est plus que maîtrisée 36 ans de distillation…
Marc champenois Moutard 60° fût Albane 2004
Robe ambrée, nez gourmand, vanillé bourbon, coco, praliné (c’est le style Moutard). Bouche: puissante énergie exponentielle, raisins secs, pruneaux confits, coings cuits. Très gourmand, amertume débutant pas la pistache, fruits noirs confits, amertume passant par la betterave, puis par des fruits noires compotés. Perso moi, j’apprécie le produit à 60°, fort en bouche, fruits noirs, betterave bis en fin, limite très bon rhum…Pairing avec un quelques carrés de cacao 100% ( Papouasie) et ou un cigare ou un bon café d’un excellent cru (exemple Jamaica Blue Mountain).
Pour les gourmands un banana-bread-vegan
Fine champenoise 70° 2007
1ère impression vanille en bouche, tonique (à 70% c’est bien normal), coco, gourmand, chocolat, praliné, fruits secs grillés, caramel, une amertume (j’adore comme vous le constatez tous l’amertume), longue très longue vu que j’ai chopé le sample au pied de l’alambic…touche finale, un déshabillé miel acacia, et miel noir, une finale peu grasse. Longueur prégnante, finale: végétale, fraîche, rafraîchissante, pas d’extinction sur une touche gourmande mais herbacée. À consommer seul ou cigare en digestif, je dirai autant avec un bon carré de cacao 100% ou un café un vrai cru, d’Afrique quoi un vrai! Et pas du Nespresso.
En alternative: bûche glacée vanille poire de Marie Lafôret voir lien recette.
Typicité des Moutard: collaboration avec 5 brasseries locales qui elles-même brassent différemment…
Rye Moutard 60° 75% de seigle et 25% d’orge, brasserie du Der fût ratafia.
Couleur dorée claire. Nez: riz soufflé caramel, gourmand (c’est encore le style ADN Moutard) longueur olfactive sèche, agréable. Bouche : raisin, fruits, compotés, abricot, coing, pomme, poire. Un rye vêtu d’une jolie robe piquante, tonique aux saveurs toastées, (à 60° c’est certain), coco, boisé. Longueur sans surprise en bouche vu le degré.
Amertume « sèche » tout en gardant l’esprit Moutard, avec du foie de lotte entre autre, texture grasse définitivement qui se mariera avec cette belle longueur pas trop épaisse ni trop sèche. Celle-ci est propre, tranchée en fin de lecture (gustative), le seigle y est pour beaucoup avec une amertume poussée, comme le sarrasin.
Jumelé avec un pain d’épice recouvert d’une crème anglaise de Marie Lafôret voir lien recette.
Si vous êtes un bec salé un épigramme d’agneau au barbecue!
Je n’ai pas eu l’occasion de déguster énormément de rye clairement. Produit prometteur sur le marché entre 3 et 5 ans.
Tu vois Alex Moutard, ben si tu m’entends bien hein entre les lignes j’t’ai déjà dit que mon truc c’est Herbal Drinkers Club mais surtout le Sobacha au coucher… donc, quand tu me feras un truc façon Sobacha sarrasin, tu me calles! Allô!? Quoi?! Parce que moi j’aime bien ce truc. Et puis tes amertumes, je les kiffe ve-gra façon maté brésilien (pas argentin, pas celui que tu trouves à la Grande Épicerie hein).
Famille Moutard c’est comme le magimix polyvalent, multifonctions, t’es certain qu’à chaque fois qu’ils sortent un truc lié à la distillation : t’as leur ADN gourmand, et un produit quali.
Les « whisky » sont récents avec au compteur quelques mois…mes commentaires sont courts, car les produits sont loin d’être finalisés. J’ai comme je le mentionnais précédemment chopé les samples au pied de l’alambic limite.
Single Malt de la brasserie la Roof 65% orge champenois fût d’Albane
Végétal, fraîcheur, amertume timide et constante, plutôt sèche, fleurie, côté mentholé, réglisse, très jeune mis en fût l’année dernière 2019. Du gras en bouche se positionne au milieu de la dégustation, dirons-nous de l’allégresse. L’Albane apporte à mon sens ce côté végétal, menthe fraîche. L’amertume est gourmande et généreuse.
Tarte frangipane rhubarbe et fleurs de sureau
Produit commercial prometteur sur le marché entre 3 et 5 ans.
Single Malt brasserie Bulle de Paradis en fût ratafia champenois
Nez gourmand, vanille, sucre de canne, caramel. Gras, rond gourmand, goût sarrasin torréfié, réglisse, riz soufflé, pain toasté, le fût de ratafia apporte ce côté gourmand, rond.
Produit prometteur commercialisation dans 3 et 5 ans BIS
Single Malt Brasserie Madame 65, 6% Fût Chablis Grand Crus 2019
Nez: beurre, coco, toast, généreux gourmand, en bouche fraîche, léger, végétale, florale tout en gardant une belle longueur, pas trop sèche ni trop grasse, amertume terreuse, encore une fois dans un fût de Chablis pas étonnant: des notes « vertes » le long de la dégustation avec cette touch’ chablisienne (je ne parle pas de finishing pour les produits Moutard), il y a bien une différence entre le vieillissement et le finishing !
Tarte aux poires!























